bellegardesur-valserine - Conseil municipal Un parking pour connecter les Pertes de la Valserine Ă  la ville Par Le ProgrĂšs - 14 dĂ©c. 2017 Ă  05:00 - Temps de lecture : Pertesde la Valserine -> Parking Temps effectuĂ©: 20 minutes DĂ©nivellation: + 40 mĂštres environ : Il n'est plus possible de longer la berge, alors je remonte un ruisseau Ă  sec jusqu'au sentier de retour. Et c'est le sentier du retour. Mon point de vue: Si vous avez l'occasion de passer Ă  Bellegarde il faut effectuer cette visite. Sur site il faut prendre le temps de se promener hors du Cettebalade longe les berges de la Valserine du centre-ville jusqu’aux Pertes oĂč les eaux de la riviĂšre se perdent en canyons. Des panneaux d’interprĂ©tation vous permettront Ă©galement d’en savoir plus sur l’histoire de la vallĂ©e. Site naturel ayant contribuĂ© au dĂ©veloppement industriel et commercial de Bellegarde, la Valserine fut aussi frontiĂšre Ă  de multiples reprises Pertesde la Valserine - l'avis du Guide Vert Michelin Retrouvez toutes les informations sur Pertes de la Valserine - : l'avis du Guide Vert Michelin et toutes les infos pratiques Pertes de la Valserine . Calculez votre trajet depuis et vers Pertes de la Valserine, trouvez votre restaurant ou votre hĂŽtel et consultez la carte sur ViaMichelin. Cespertes de la Valserine sont trĂšs faciles d'accĂšs : parking (avec panneaux explicatifs) sur le bord de la route, chemin piĂ©ton y descendant AprĂšs une carte localisant les pertes du RhĂŽne et celle de la Valserine, nous vous montrons 10 autres photographies de ces pertes presque rescapĂ©es des amĂ©nagements hydrauliques. Puis aprĂšs avoir rappelĂ© le yvesducourtioux propose sa collection de cartes postales et produits souvenirs sur la ville de VALS 09 Ariege, sur votre dĂ©partement, sur votre rĂ©gion et sur toute la France qx8zR. SĂ©lĂ©ction d'hĂŽtels prĂšs de Pertes de la Valserine, ValserhĂŽneKYRIAD BELLEGARDE - GenĂšveZAC des Musinens, Avenue du Marechal Leclerc, ValserhĂŽne, Ain, 1200Le prix est de 66 € par nuit du 28 aoĂ»t au 29 dans cet hĂŽtel 3 Ă©toiles trĂšs pratique pour les voyages d'affaires Ă  ValserhĂŽne. Cet Ă©tablissement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit et ...3,3/5 180 avis"Pas de climatisation a Ă©viter lors de fortes tempĂ©ratures. Escaliers bouts de bĂ©ton dĂ©collĂ©s. ce qui relĂšve la note l'amabilitĂ©, la disponibilitĂ© et le sourire du personnel. Bravo Mesdames"Avis laissĂ© le 10 juin 2022KYRIAD BELLEGARDE - GenĂšve7 Avenue Du Marechal De Lattre, De Tassigny, ValserhĂŽne, AIN, 01200SĂ©journez dans cet hĂŽtel Ă  ValserhĂŽne. Cet Ă©tablissement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit et le petit-dĂ©jeuner. Des attractions populaires, comme ...3,6/5 Good! 148 avis"SimplicitĂ©, nature autour, chambre agrĂ©able, service accueil au tĂ©lĂ©phone trĂšs agrĂ©able et Ă  l Ă©coute."Avis laissĂ© le 23 mai 2022HĂŽtel Pierre Blanche50, route de la Pesse, Giron, 01130Le prix est de 73 € par nuit du 28 aoĂ»t au 29 dans cet hĂŽtel sur un domaine skiable Ă  Giron. Cet Ă©tablissement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit et le petit-dĂ©jeuner. Des attractions ...4,7/5 Exceptional! 28 avis"SĂ©jour apaisant"Avis laissĂ© le 25 juin 2022Le Relais NordiquePrix le plus bas trouvĂ© au cours des 24 derniĂšres heures sur la base d’un sĂ©jour d’une nuit pour 2 adultes. Les prix et la disponibilitĂ© sont susceptibles de changer. D’autres conditions peuvent s’ populaires Ă  visiterLac d'AnnecyNagez dans ce lac Ă  la puretĂ© inĂ©galĂ©e dans la vallĂ©e pittoresque de la rĂ©gion d'AnnecyCERNCERN n'est que le premier d'une longue liste de lieux Ă  voir lors de votre passage Ă  Meyrin. Pourquoi ne pas poursuivre vos explorations une fois sur place ? DĂ©couvrez les restaurants de cet endroit idĂ©al pour les promenades ou profitez de votre sĂ©jour pour faire un dĂ©tour par ses boutiques. CERNJet d'eauDe jour ou de nuit, la visite de cette attraction emblĂ©matique de GenĂšve projetant de l'eau Ă  140 mĂštres de haut est d'eauOffice des Nations Unies Ă  GenĂšveVisitez le siĂšge de l'une des organisations les plus importantes du monde et dĂ©couvrez ses salles, les Ɠuvres qu'il abrite et les monuments du parc des Nations Unies Ă  GenĂšveChĂąteau d'AnnecyEn plus d’abriter un musĂ©e fascinant, cet ancien chĂąteau offre une vue splendide sur le lac d' d'AnnecyCentre Commercial CourierCe vaste centre commercial Ă  l’architecture remarquable est bien situĂ© au cƓur de la ville et idĂ©al pour passer quelques heures Ă  faire des Commercial Courier Un sentier amĂ©nagĂ© mĂšne aux Pertes de la Valserine, oĂč les eaux de la riviĂšre disparaissent dans un gouffre sans fond, pour rĂ©apparaĂźtre au-delĂ  d’un labyrinthe de canyons calcaires. La Valserine est la 1Ăšre riviĂšre française a avoir reçu le label "RiviĂšres Sauvages". Elle offre la garantie de sa grande puretĂ© et a donnĂ© son nom Ă  notre destination. Les truites y frayent leur passage et des rĂ©serves les protĂšgent Ă  certains endroits pĂȘche sans tuer, protection des gĂ©niteurs ou interdiction totale. Si vous dĂ©butez le sentier au centre-ville, depuis le viaduc SNCF rue Louis Dumont 1. Descendez par un sentier bien indiquĂ© GR, balisage rouge et blanc au bord de la riviĂšre. 2. Vous arriverez Ă  une ancienne guĂ©rite de douanier en pierre, poursuivez le chemin sur votre gauche. il est possible de descendre prĂšs de la guĂ©rite et de de faire quelques mĂštres sur le chemin Ă  droite qui mĂšne Ă  l'ancienne biscuiterie en aller-retour. 3. Continuez Ă  remonter la riviĂšre jusqu'au pont Convert oĂč vous traversez celle-ci. 4. Longez maintenant la rive gauche de la riviĂšre jusqu'au barrage de MĂ©tral. 5. De MĂ©tral, continuez votre chemin jusqu'aux Pertes de la Valserine oĂč vous traversez Ă  nouveau de l'autre cotĂ© de la riviĂšre par le pont des Oulles pour admirer les Pertes. La riviĂšre Valserine a Ă©tĂ© labellisĂ© "ENS" par le DĂ©partement de l'Ain en 2014. VĂ©ritables joyaux naturels et paysagers du DĂ©partement de l'Ain, les sites bĂ©nĂ©ficiant du label ENS Espaces naturels sensibles » sont gĂ©rĂ©s de maniĂšre Ă  prĂ©server la biodiversitĂ© qu’ils accueillent et amĂ©nagĂ©s pour l’ouverture au public sauf exception due la fragilitĂ© des milieux. A proximitĂ© de Giron Les MarmitesLes Marmites de Saint-Germain-de-Joux Au dĂ©part du parking de la place de l'Eglise, descendez Ă  pied en direction du carrefour vers Bellegarde. Avant l'accĂšs Ă  la salle des fĂȘtes, prenez Ă  gauche le sentier d'interprĂ©tation qui conduit au Pont Romain, Ă  l'ancienne scierie avec sa roue Ă  aubes de 7,5 mĂštres de diamĂštre et aux Marmites de GĂ©ant. La riviĂšre la Semine et son affluent le Combet ont créé, par Ă©rosion, de gigantesques creux cylindriques appelĂ©s Marmites. Elles sont profondes de 2 Ă  5 mĂštres, reliĂ©es par quelques cascades successives, oĂč les truites se sentent vraiment Ă  l'aise ! Ouvrez l’Ɠil, vous pouvez Ă©galement y dĂ©couvrir une espĂšce rare le sonneur Ă  ventre jaune, une espĂšce de crapaud trĂšs rare. From the church car park, walk down in the direction of the road junction leading to Bellegarde. Before the entry to the Salle des FĂȘtes, turn left onto the information trail that leads to the Roman Bridge, to the old sawmill with its diameter vanes, and then to the Marmites de GĂ©ant. Here, the Semine river and its affluent, the Combet, have formed, by erosion, the gigantic, cylindrical hollows known as “cauldrons” from 2 to 5m deep. They are connected by successive waterfalls where trout feel completely at home. If you look carefully, you might also see the very rare yellow-bellied toad. Sentier thĂ©matique d'Orvaz Au dĂ©part du parking juste aprĂšs le pont d'Orvaz sur la route de Belleydoux 5 minutes en voiture, le sentier d'interprĂ©tation entre Roches d'Orvaz et cirque de la Roche FauconniĂšre offre une multitude d'activitĂ©s et de jeux sur 5 kilomĂštres de balade. Le sentier dĂ©marre de l'autre cĂŽtĂ© de pont, cĂŽtĂ© Giron. Tenir les jeunes enfants par la main sur les quelques passages un peu escarpĂ©s du dĂ©but. Un dĂ©pliant-jeu peut ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ© sur la page de l'office de tourisme du Haut-Bugey. PĂȘche dans la Semine Les eaux pures de la Semine abritent de belles truites. Pour pratiquer la pĂȘche sur les riviĂšres de la Valserine, la Semine et sur le fleuve le RhĂŽne, il faut avoir un permis annuel en cours de validitĂ©. Les cartes de pĂȘche sont en vente dans les commerces du Pays Bellegardien. Beautiful trout live in the unpolluted Semine river. Fishing, with a valid permit, is possible in this river, as well as in the Valserine and the Rhone. Maps of fishing areas are available in shops in the Bellegarde area. Dinoplagne Dinoplagne A vingt minutes de Giron, au-dessus du petit village de Plagne, se trouve la plus longue piste du plus gros dinosaure du monde. Le site est en cours de valorisation touristique, donc fermĂ© pour l'instant... Twenty minutes drive from Giron, near the little village of Plagne, lies the longest trail of footprints of the biggest dinosaur in the world. The site, currently being safeguarded and enhanced, will soon be open to tourists
 Arboretum d'Ardon Le sentier botanique d'Ardon Balade d'une heure et demie sur 2,6 km Ă  la dĂ©couverte des essences forestiĂšres d'ici et d'ailleurs. Le dĂ©part se trouve au-dessus du bourg de ChĂątillon-en-Michaille, sur la route du plateau de Retord. A one and a half hour walk covering reveals forest plant species from around the area and elsewhere. The trail starts from Ardon, above ChĂątillon-en-Michaille, on the road towards the Retord plateau. La Voie du Tram ItinĂ©raire de 19 kilomĂštres Ă  parcourir Ă  pied ou en vĂ©lo tout terrain entre Lancrans et ChĂ©zery-Forens, en grande partie sur le tracĂ© de l'ancienne voie de chemin de fer. A 19km itinerary that can be completed on foot or by mountain-bike between Lancrans and ChĂ©zery-Forens, almost entirely along the route of the old railway track. Les Pertes de la Valserine Sous Bellegarde, les eaux de la riviĂšre disparaissent dans un gouffre sans fond, pour rĂ©apparaĂźtre au-delĂ  d'un labyrinthe de canyons calcaires. Le sentier d'accĂšs direct est Ă  vingt minutes de Giron, au dĂ©part du parking sur la D1084 entre le rond-point des centres commerciaux et la gare. Au dĂ©part de Bellegarde-sur-Valserine, un sentier amĂ©nagĂ© permet de longer les berges de cette premiĂšre "riviĂšre sauvage" française jusqu'aux pertes. Near Bellegarde, the Valserine river disappears into a deep ravine, then reappears after passing through a labyrinth of limestone canyons. From Giron, twenty minutes away, the nearest access point is the parking area on the D1084 between the Pierre Blanche shopping centre roundabout and Bellegarde railway-station. If you start from Bellegarde itself, a landscaped footpath goes alongside the banks of this designated “wild river” the first in France as far as the “Pertes”, where the river disappears. d'immersion Ă©ducatif et ludique A Bellegarde, embarquement pour deux heures d'un voyage inhabituel dans le monde peu connu de nos ordures mĂ©nagĂšres. Il y en a pour tous les goĂ»ts et pour tous les Ăąges dans ces 600 mÂČ d'infrastructures. A travers un dĂ©tonnant mĂ©lange de son, de lumiĂšre et d'interactivitĂ©, une expĂ©rience inĂ©dite et entiĂšrement gratuite, mais sur rĂ©servation. In Bellegarde, an unusual two-hour journey into the little-known world of household rubbish. There’s plenty to experience in this 600 sqm centre through an explosive mix of sound, light and hands-on activity. This is a completely new, totally free experience. By reservation only. GĂ©nissiat, salle des alternateursGĂ©nissiat Cet ouvrage industriel exceptionnel se distingue par son caractĂšre monumental et son rĂŽle dans l'histoire Ă©nergĂ©tique française de l'aprĂšs-guerre. La Compagnie Nationale du RhĂŽne propose une visite guidĂ©e, interactive et pĂ©dagogique, oĂč se mĂȘlent l'art, l'histoire et la technologie hydraulique. Des films, maquettes et objets permettent de dĂ©couvrir la grande aventure du fleuve RhĂŽne et les Ă©nergies tirĂ©es de l'eau, du vent et du soleil. Les visites, du printemps Ă  l'automne, se font uniquement sur rĂ©servation. This exceptional construction is notable for its enormous size and for its significance in the history of post-war French energy production. The CNR offers an interactive and instructional guided tour, combining art, history and the technology of hydraulics. Films, models and objects enable you to discover the great story of the River Rhone and the various ways in which energy has been drawn from water, wind and sun. Visits from spring to autumn, by reservation only. GlaciĂšres de SylansLes glaciĂšres de Sylans A vingt minutes de Giron, le site est amĂ©nagĂ© pour la visite libre et gratuite les glaciĂšres sont accessibles 24/24 h et 7/7 j. Le lac de Sylans, avec une eau d’une grande puretĂ©, a vu se dĂ©velopper sur ses berges, Ă  la fin du 19Ăšme siĂšcle, l’entreprise des glaciĂšres. Retournez 140 ans en arriĂšre, sur l’un des plus gros sites d’exploitation de la glace naturelle et laissez-vous conter l’histoire d’un Ă©tonnant patrimoine industriel ! Revivez un temps oĂč frigos et congĂ©lateurs n’existaient pas
 Guide au format pdf. Twenty minutes from Giron, the site has been made safe to allow for free access at any time, day and night. The Sylans Lake, with its extremely pure water, was the location of an enormous ice factory at the end of the 19th century. Go back 140 years and appreciate that this was one of the biggest sites in France for the industrial extraction of natural ice. Re-live the age when fridges and freezers didn’t exist
 MusĂ©e de la RĂ©sistance et de la DĂ©portation Au cƓur d’un territoire imprĂ©gnĂ© d’histoire, dans l'ancienne prison de la ville de Nantua, Ă  une petite demie heure de Giron, le musĂ©e de la RĂ©sistance propose un parcours vivant et accessible sur la Seconde Guerre mondiale dans l'Ain et en France. Les diffĂ©rentes thĂ©matiques sont illustrĂ©es par une exceptionnelle collection rassemblĂ©e Ă  l'origine par des protagonistes de l'Ă©poque. Affiches, objets du quotidien, uniformes, tĂ©moignages... perpĂ©tuent le travail de mĂ©moire. At the heart of a region soaked in history, less than half an hour from Giron, in Nantua’s old town prison, lies the Museum of the Resistance. It provides a lively, accessible history of the Second World War both in the Ain department and France generally. Various themes are presented via an exceptional collection, originally assembled by wartime participants and witnesses. Posters, objects in daily use, uniforms, personal testimonies
 all perpetuate memories and are an aid to understanding. La fromagerie de l'Abbaye ChĂ©zery-Forens est un village nichĂ© sur les rives de la Valserine, Ă  vingt minutes de Giron. Il y avait autrefois une importante abbaye. L'Ă©glise a Ă©tĂ© reconstruite en 1645 et abrite diffĂ©rents mobiliers. On peut la visiter avec Ă  la mairie de ChĂ©zery un guide explicatif sur l'histoire de l'ancienne abbaye. Le magasin de produits locaux de la fromagerie est ouvert chaque jour le matin de Ă  et le soir de Ă  La galerie de visite permet de voir la fabrication du Bleu de Gex et du ComtĂ©, avec des panneaux explicatifs et un film, le matin de Ă  ChĂ©zery-Forens is a tiny village on the banks of the Valserine, only 20 minutes from Giron. An important abbey once stood there, before the existing church was built in 1645. It now contains several important items of religious furniture. The church can be visited and an explanatory guide can be obtained from the ChĂ©zery mairie. Local cheese products can be obtained from the cheese-shop every morning from until and every evening from until The viewing gallery enables visitors to see the production of Bleu de Gex and ComtĂ© cheese, also with explanatory boards and a film, in the mornings from until Borne au Lion et crĂȘt de ChalamLa Borne au Lion Entre crĂȘt de Chalam et crĂȘt au Merle, ce site d'une grande beautĂ© naturelle raconte une histoire mouvementĂ©e. En Ă©tĂ©, on peut le joindre Ă  pied, Ă  vĂ©lo, Ă  cheval ou en voiture. En hiver, il est seulement accessible en raquettes ou Ă  ski. Between the CrĂȘt de Chalam and the CrĂȘt au Merle, this lovely, natural site reveals a turbulent past. In summer it can be reached on foot, by bicycle, on horseback or by car. In winter it is only accessible on snowshoes or skis. Lac GeninLac Genin A vingt minutes en voiture de Giron, ce petit lac de montagne situĂ© dans une clairiĂšre entourĂ©e de sapins Ă  830 m d'altitude est surnommĂ© "le Petit Canada du Haut-Bugey". Destination familiale pour les loisirs d'Ă©tĂ© et la baignade, on y pratique le patinage sur glace et la plongĂ©e sous glace en hiver. Un sentier d'interprĂ©tation permet d'en savoir plus sur le lac et les petit lac de montagne situĂ© dans une clairiĂšre entourĂ©e de sapins Ă  Twenty minutes from Giron by car, this little mountain lake, situated in a forest clearing at an altitude of 830 metres, is nicknamed “The Little Canada of the Upper-Bugey”. An ideal destination for family outings and swimming in the summer, the frozen lake is used by skaters and under-the-ice divers in winter. A trail with explanatory notice-boards helps visitors to learn more about the lake and the surrounding marshland. BaptĂȘmes de parapente Le site de vol utilisĂ© en prioritĂ© par Didier Marinet est celui du Sorgia, au dessus de Bellegarde sur Valserine. Il bĂ©nĂ©ficie d'un dĂ©nivelĂ© de 800 m et d'une route d'accĂšs goudronnĂ©e de 12 km entre le dĂ©collage de la Charmante et l'atterrissage Ă  Confort. The Sorgia mountain, above Bellegarde, is the preferred local site for paragliding, at 800m altitude and with a 12km metalled access road between the take-off site and the landing-site at Confort. Marche nordique ActivitĂ© de loisir, de santĂ© et de bien ĂȘtre. GrĂące Ă  l'utilisation appropriĂ©e de bĂątons spĂ©cifiques, la marche nordique permet le renforcement musculaire, l'amĂ©lioration de l'endurance, de soulager les articulations et d'augmenter la dĂ©pense sĂ©ances de deux heures se dĂ©roulent en pleine nature, offrant ainsi des lieux de pratique aux paysages variĂ©s. An activity for leisure, health and well-being. With appropriate use of special sticks, Nordic walking helps to strengthen muscles, improve endurance, ease joint movement and increase energy use. The two-hour sessions can be enjoyed in open countryside, over a variety of terrains. Bellegarde-sur-Valserine est situĂ©e au pied de la partie jurassienne du dĂ©partement de l'Ain, au fond d'une vallĂ©e dĂ©limitĂ©e par le plateau du Retord Ă  l'ouest et par le massif du Grand CrĂȘt d'Eau et le Vuache Ă  l'est. Le dĂ©filĂ© de Fort-l'Ecluse, passage creusĂ© par le RhĂŽne entre ces deux montagnes est la principale voie d'accĂšs en France au pays de Gex, au pays genevois et donc au sud du lac LĂ©man. À Bellegarde, le RhĂŽne vient buter sur le Massif du Jura et oblique alors vers le sud en direction de Seyssel, Culoz et le Lac du Bourget. Enfin, Bellegarde-sur-Valserine est au dĂ©bouchĂ© est de la cluse de Nantua, principal axe de franchissement du Jura sud. Cette situation au sein d'un carrefour de voies naturelles en Y explique la genĂšse et le dĂ©veloppement de la commune. A voir Ă  Bellegarde-sur-Valserine Aire de Vent - Parapente Parapente, raquettes Ă  neige, nordic walking ou randonnĂ©e pĂ©destre des sorties ludiques et insolites en toutes saisons en compagnie d'un professionnel. BaptĂȘmes et vols sur des sites de 300 Ă  800 mĂštres de dĂ©nivelĂ©. Au fil de la Valserine En vĂ©lo Ă©lectrique, muni du livret d'accompagnement, partez Ă  la dĂ©couverte des paysages et du patrimoine de la vallĂ©e de la Valserine de maniĂšre ludique, et sans effort Ă  travers routes et chemins. TantĂŽt riviĂšre paisible, tantĂŽt torrent impĂ©tueux, la Valserine coule au coeur des plus hauts sommets du Jura. Le Parc naturel rĂ©gional du Haut-Jura et un rĂ©seau de loueurs de vĂ©lo se sont associĂ©s pour vous proposer une dĂ©couverte facile de la vallĂ©e. Quelques infos sur cet itinĂ©raire long de 60 km, peut se pratiquer Ă  VTC vĂ©lo tout chemin ou vĂ©lo Ă©lectrique, mais il peut aussi ĂȘtre suivi, pour la plupart des Ă©tapes, en voiture ; il peut ĂȘtre effectuĂ© au dĂ©part de Bellegarde ou au dĂ©part de Mijoux quelques bus relient les deux communes , selon votre envie, il se laissera parcourir intĂ©gralement ou partiellement ; Ă  vĂ©lo, deux jours minimum sont Ă  prĂ©voir pour le dĂ©couvrir en entier ; il est balisĂ© et ponctuĂ© de bornes d'interprĂ©tations numĂ©rotĂ©es qui renvoient aux pages du livret ; chacune des 21 stations marque une Ă©tape qui permet de dĂ©couvrir un aspect de la vallĂ©e, de son histoire et de sa gĂ©ographie. Ouverture toute l’annĂ©e. Tarifs 2 jours consĂ©cutifs 35 €, 3 jours consĂ©cutifs 53 € - Ă  partir de 14 ans. Barrage de GĂ©nissiat A Injoux-GĂ©nissiat. Construit en 1948 sur le RhĂŽne, il est le plus grand barrage de ce type en Europe occidentale au moment de sa construction. CrĂ©ant une retenue de 23 kilomĂštres, il a fait disparaĂźtre le plus beau site de Bellegarde les Pertes du RhĂŽne. C'est un amĂ©nagement de type "poids", c'est-Ă -dire constituĂ© d'une masse de bĂ©ton stable par son propre poids, et l'usine hydroĂ©lectrique est situĂ©e au pied du barrage. Il est gĂ©rĂ© par la Compagnie Nationale du RhĂŽne. A voir l'Ă©vacuateur de crues de surface, situĂ© rive droite long canal se terminant en saut de ski » spectaculaire. PrĂ©sentation de la Compagnie Nationale du RhĂŽne. Film sur la construction du barrage. Borne frontiĂšre Ă  trois fleurs de lys et couronne royale de 1695 vers le pont de la MaladiĂšre ; Vanchy marquant la frontiĂšre entre la France et la Savoie. Borne kilomĂ©trique de 1858 vers le pont de Coupy. Chapelle Notre-Dame d'Accout Chapelle situĂ©e Ă  Arlod, datant dans son ensemble du XVe siĂšcle mais probablement plus ancienne, construite Ă  proximitĂ© d'un site gallo-romain du martinet ». ChĂąteau d'Arlod Le chĂąteau d'Arlod est un ancien chĂąteau fort, du XIIIe siĂšcle, centre de la seigneurie d'Arlos, qui se dressait sur le territoire de l'ancienne commune d'Arlod, au sud, dans le cours du RhĂŽne. Aujourd'hui, ses ruines, recouvertes de moules, englouties depuis 1948 par la retenue créée, ne sont visibles que lors de la vidange du barrage de GĂ©nissiat. ChĂąteau de Vanchy AntĂ©rieur au XVIe siĂšcle, a appartenu en 1568 Ă  Pierre Perrucard, barbier du Duc de Savoie. ChĂąteau des CrĂȘts Pour mĂ©moire, quelques amas de pierre visible peut-ĂȘtre d'origine gallo-romaine ou motte fĂ©odale. Cascade du Pain de Sucre Voir Surjoux. Rocher calcaire, imposant, Ă  la pointe arrondie par l’eau de la VĂ©zeronce qui l’arrose sans cesse depuis des siĂšcles. Bassin naturel d’eau claire. ChĂąteau de Mussel XIIe – XIXe siĂšcle. Peut-ĂȘtre premiĂšre construction sous Pierre II de Savoie, relĂšve du mandement de ChĂątillon-de-Michaille Ă  la fin du XIIIe siĂšcle. PrivĂ© ne se visite pas. ChĂąteau de Musinens, le jardin de Guichard et Matel Le chĂąteau de Musinens XIII° siĂšcle Ă©tait un poste fortifiĂ© qui percevait les pĂ©ages routiers. PropriĂ©tĂ© des Musinens puis des ChĂątillon, il passa Ă  la famille des Bouvent en 1578, la famille Baudin de Nantua en fit l'acquisition, le dernier propriĂ©taire fut maire de Bellegarde. Il appartient Ă  la ville de Bellegarde depuis 1970. TĂ©moignage irremplaçable de l'histoire de Bellegarde, il forme un ensemble solidement travaillĂ© en maçonnerie de pierres appareillĂ©es. Quatre bĂątiments et des bases de fortification dĂ©limitent une cour rectangulaire. Le chĂąteau n'est actuellement visitable que par les groupes constituĂ©s. Il ouvre nĂ©anmoins ses portes au grand public Ă  diverses occasions expositions, confĂ©rences... Le jardin mĂ©diĂ©val reconstituĂ© est ouvert au public gratuit. Nulle prĂ©tention botanique, ni conservation des espĂšces, mais une Ă©vocation, animĂ©e par les plantes, des coutumes, croyances et art de vivre du sieur Guichard de Musinens et de sa dame Matel, fondateurs » de la maison forte. CIEL Sidefage – Usine d’incinĂ©ration d’ordures mĂ©nagĂšres Le Centre d'Immersion Educatif et Ludique CIEL vous fera vivre une expĂ©rience inĂ©dite en Europe Ă  travers un dĂ©tonnant mĂ©lange de sons, de lumiĂšres et d'interactivitĂ©, vous partirez dans un monde peu connu... Vivez une expĂ©rience gratuite et inĂ©dite au cƓur de la valorisation de vos dĂ©chets mĂ©nagers. Que vous soyez grands ou petits, le CIEL a Ă©tĂ© pensĂ© et conçu pour rĂ©unir toute la famille ! À travers un dĂ©tonnant mĂ©lange de sons, de lumiĂšres et d’interactivitĂ©, vous partez, durant 1 heure 45, pour une conquĂȘte inhabituelle dans le monde peu connu de vos dĂ©chets mĂ©nagers. Dans plus de 600 m2 d’infrastructures, vous dĂ©couvrirez la vie de l’usine, ses mĂ©tiers, et expĂ©rimenterez, grandeur nature, le circuit de transformation qui fabrique de l’énergie grĂące Ă  vos ordures mĂ©nagĂšres ! Vous plongerez dans l’univers de notre artiste invitĂ© du moment au travers d’une exposition, et enfin rĂ©viserez en vous amusant les gestes de tri et de prĂ©vention des dĂ©chets ! RĂ©servation obligatoire sur ou par tĂ©lĂ©phone au 04 50 56 81 99. Le ouvre ses portes du lundi au vendredi de 9h Ă  18h dernier dĂ©part Ă  16h ainsi qu'au minimum trois samedis dans l'annĂ©e. La durĂ©e complĂšte de la visite est d'environ deux heures. Elle est accessible aux personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite. Divers Yves Amoureux est nĂ© Ă  Bellegarde en 1951. Auteur et rĂ©alisateur de cinĂ©ma et de tĂ©lĂ©vision ; principaux films Le Beauf avec GĂ©rard Jugnot, Le Double de ma MoitiĂ© avec Bernard Giraudeau. Histoires de frontiĂšres Cinq itinĂ©raires thĂ©matiques liĂ©s Ă  la frontiĂšre sont identifiĂ©s et mis Ă  disposition du public les frontiĂšres dĂ©fendues, les frontiĂšres oubliĂ©es, les frontiĂšres partagĂ©es, les frontiĂšres religieuses et les frontiĂšres culturelles. "Les frontiĂšres dĂ©fendues" avec des sites emblĂ©matiques comme Fort l’Écluse mais aussi des lieux plus discrets. "Les frontiĂšres oubliĂ©es" avec la ligne de dĂ©marcation durant la seconde guerre mondiale et la limite entre la zone libre et la zone occupĂ©e. "Les frontiĂšres partagĂ©es" avec les multiples bornes frontiĂšres de plus de 500 ans pour certaines. "Les frontiĂšres religieuses" Ă©voquant les luttes entre les catholiques et les protestants. Enfin "les frontiĂšres culturelles" montrant l'intĂ©rĂȘt de grands peintres et de prestigieux Ă©crivains pour cette rĂ©gion. Cette signalĂ©tique et ces itinĂ©raires autour de la frontiĂšre contribueront Ă  la crĂ©ation d'un sentiment d'appartenance Ă  cette rĂ©gion franco-valdo-genevoise, future grande rĂ©gion sans frontiĂšre. DĂ©pliant Ă  l’office du tourisme 13 rue de la RĂ©publique 01200 Bellegarde-sur-Valserine. HĂŽtel de ville Au cƓur de l’artĂšre principale de la ville siĂšge le bĂątiment qui abrite l’hĂŽtel de ville. Cet Ă©difice de style Art DĂ©co mĂ©rite qu’un Ɠil curieux s’y attarde. Le bĂątiment de l’hĂŽtel de ville a Ă©tĂ© inaugurĂ© en 1932. Cette architecture est typique des annĂ©es trente colonnes sur balcon, corniches en Ă©quilibre soulignĂ©es par une frise Ă  modillons, couronnement de 6 mĂštres de haut. La porte monumentale est en fer forgĂ© et les façades sont en pierre de taille crĂ©pies, les marches et le perron sont en pierre d’Hauteville. Des inscriptions HĂŽtel de ville », Salles des sociĂ©tĂ©s » et justice de paix » sont gravĂ©es sur plaques de marbre sur les trois façades visibles de la rue. La mairie a fait l’objet d’un ravalement en 2006. La teinte orange rosĂ©e et les embrasements blancs choisis permettent de mettre en relief les dĂ©tails de l’architecture. À l’intĂ©rieur, les boiseries de la salle des mariages, ancienne salle du conseil municipal, en contreplaquĂ© ronce de noyer recouvrent les murs jusqu’à 2,70 mĂštres. Huit colonnes, traitĂ©es dans le mĂȘme esprit, dĂ©corĂ©es de filets d’essences diffĂ©rentes cernent la piĂšce. Sur la partie supĂ©rieure de la porte principale, un motif sculptĂ© en noyer de 1,85m x 1,80m symbolise la force motrice du RhĂŽne et de la Valserine voir article sur l’histoire de Bellegarde. Le bĂątiment est mis en valeur, une fois la nuit tombĂ©e, par un jeu de luminaires discrets mais performants qui soulignent Ă  leur tour l’architecture caractĂ©ristique de la bĂątisse. La vallĂ©e de la Valserine Cette randonnĂ©e vous permettra de dĂ©couvrir des sites exceptionnels le long des berges de la Valserine comme les Pertes et le Pont des Pierres puis vous dĂ©couvrirez l'histoire du tramway en revenant par l'emblĂ©matique Voie du Tram Balisage en cours. Une variante permet de raccourcir la randonnĂ©e 13 km soit 4h30. DĂ©part Bellegarde-sur-Valserine - Gare ou Parking du viaduc rue Louis Dumont. Distance 17km ou 13 km par la variante. DurĂ©e 5h30 ou 4h30 par la variante. DĂ©nivelĂ© 196m. Altitude minimum 360m. Altitude maximum 556m. Boucle - Jaune + Rouge et Blanc. DĂ©pliant. Le Plateau de Retord L'hiver est rude et rigoureux sur le plateau. Mais dĂšs que le printemps arrive, de magnifiques paysages de moyenne-montagne sont Ă  dĂ©couvrir, les jonquilles puis les narcisses font alors leur apparition et tapissent les combes du plateau de Retord. D'ailleurs, Luc Jacquet n'a pas Ă©tĂ© insensible au charme de ces paysages boisĂ©s et vallonnĂ©s. En effet, aprĂšs le succĂšs mondial de "La Marche de l'Empereur", c'est sur le plateau de Retord que le rĂ©alisateur oscarisĂ© a dĂ©cidĂ© de tourner un Ă©mouvant et trĂšs beau film "Le Renard et l'Enfant". Le pont des Pierres Audacieux ouvrage franchissant la Valserine, le pont des Pierres offre une vue panoramique sur les gorges profondes. Le Pont Romain Ce sentier vous mĂšnera Ă  Villes, site clunisien, oĂč vous dĂ©couvrirez le Sully extraordinaire tilleul, tricentenaire pour les uns et millĂ©naire pour les autres, entiĂšrement creux, il est ceinturĂ© par des cĂąbles et refleuri malgrĂ© tout chaque annĂ©e. Attention balisage en cours. DĂ©part Bellegarde-sur-Valserine - Arlod - Route d'Ochiaz. Distance 7,1 km. DurĂ©e 1h30. DĂ©nivelĂ© 230 m. Altitude minimum 470 m . Altitude maximum 577 m. Boucle - Jaune + Rouge et Jaune. Les berges du RhĂŽne DĂ©couvrez le fleuve qui a englouti un village et un chĂąteau lors de la mise en eau du barrage de GĂ©nissiat. Avant de faire demi-tour au belvĂ©dĂšre des Lades, prenez le temps de la pause sous les pins. Attention balisage en cours. DĂ©part Bellegarde-sur-Valserine - Arlod. Distance 5km aller-retour. DurĂ©e 3h30 aller-retour. DĂ©nivelĂ© 8m. Altitude minimum 332m. Altitude maximum 340m. Aller-Retour - Jaune. Les Marmites de GĂ©ant Voir Saint-Germain-de-Joux. PrĂšs du village de St Germain de Joux, la riviĂšre la Semine et son affluent le Combet ont créé, par Ă©rosion, de gigantesques creux cylindriques appelĂ©s Marmites. Elles sont profondes de 2 Ă  3 mĂštres, reliĂ©es par quelques cascades successives. Les murs peints Au cƓur du centre-ville de Bellegarde-sur-Valserine de nombreux murs peints ont vu le jour depuis 2006. Ces derniers en plus d’égayer le cƓur de ville raconte son Histoire... 1. Situation Angle de la rue Paul PainlevĂ© et rue Lamartine. CrĂ©ateur Ciro Tota, dessinateur italien de bande dessinĂ©e. RĂ©alisation 2006. ReprĂ©sentation La gare de Bellegarde son passĂ© et son futur
 Il s’agit de la premiĂšre fresque rĂ©alisĂ©e Ă  Bellegarde Ă  l’occasion des dix ans du festival BD dans l’Ain. 2. Situation Rond point de Savoie, haut de la rue de la RĂ©publique. CrĂ©ateur Lax Christophe Lacroix, dessinateur de bande dessinĂ©e. Plusieurs jeunes du centre social Maison de Savoie ont Ă©galement participer Ă  la rĂ©alisation. RĂ©alisation 2012. ReprĂ©sentation La diversitĂ© de la structure associative et sportive de Bellegarde y est reprĂ©sentĂ©. Elle fait Ă©galement rĂ©fĂ©rence au tour de France dont Bellegarde fut l’étape finale en 2012. On peut aussi voir la nouvelle gare de Bellegarde un des symbole de la ville. 3. Situation rue des papetiers. CrĂ©ateur La citĂ© de la crĂ©ation. RĂ©alisation 1987-1990. ReprĂ©sentation Le fonctionnement de la papeterie Darblay dont on peut voir les vestiges juste en face de la fresque voĂ»tes de la chaufferie. La papeterie fonctionna de 1888 Ă  1971 et employais plus de 200 ouvriers. L’usine utilisa aussi un temps la force motrice transmise par les cĂąbles de tĂ©lĂ©mĂ©caniques dont on peut encore en voir un pilier. 4. Situation rue Poncelet. CrĂ©ateur Thierry Martinet, dessinateur de bande-dessinĂ©s RĂ©alisation 2015. ReprĂ©sentation Fresque "exotique" reprĂ©sentant un arbre et des animaux panda, perroquet... 5. Situation Ă  Coupy Ă  l’angle de la rue Joseph Marion et la rue Pasteur. RĂ©alisation 2009. CrĂ©ateur Max Cabanes, dessinateur et auteur de bande dessinĂ©e. ReprĂ©sentation Les Pertes du RhĂŽne, site naturel et gĂ©ologique trĂšs prisĂ© des tourisme au 19Ăšme siĂšcle et jusqu’en 1948 et la mise en eau du barrage de GĂ©nissiat Ă  15 kilomĂštres de lĂ , qui noya le site en crĂ©ant sa retenue. L’homme en bleu au premier plan symbolise le passĂ© industriel de la ville. 6. Situation hameau de Vanchy. CrĂ©ateur Fabien Lacaf, dessinateur de bande dessinĂ©e. RĂ©alisation 2009. ReprĂ©sentation Louis Mandrin 1725—1755 cĂ©lĂšbre contrebandier, nĂ© Ă  Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs en IsĂšre, il sĂ©vit dans la rĂ©gion, sĂ©journant Ă  ChĂątillon-en-Michaille, on raconte Ă©galement qu’il pilla les buralistes de Lancrans. Les pertes de la Valserine Site naturel spectaculaire Ă  proximitĂ© de Bellegarde-sur-Valserine. Les eaux de la riviĂšre se faufilent dans d’étroites gorges et disparaissent Ă  plus de 300 mĂštres. Le cours d’eau de la Valserine s’intensifie dans les roches karstiques et offre un paysage variĂ© de grottes, marmites, cupules et canyon. Sentier balisĂ© et parking amĂ©nagĂ© au bord de la RN 84. Promenade facile 2h aller-retour au dĂ©part de Bellegarde. Vous verrez sur le sentier, aprĂšs le petit pont des Oules qui enjambe la Valserine, une roche Ă©rodĂ©e par le passage des eaux et qui prĂ©sente un immense portrait en relief trĂšs ressemblant de la tĂȘte de NapolĂ©on. Cette balade longe les berges de la Valserine du centre-ville jusqu'aux Pertes oĂč les eaux de la riviĂšre se perdent en canyons. Des panneaux d'interprĂ©tation vous permettront Ă©galement d'en savoir plus sur l'histoire de la vallĂ©e. DĂ©part Bellegarde-sur-Valserine - Parking sous viaduc SNCF - Rue Louis Dumont. Distance 5km. DurĂ©e 2h00. DĂ©nivelĂ© 115m. Altitude minimum 350m. Altitude maximum 461m. Type aller-retour. Balisage rouge et blanc. Promenade dĂ©conseillĂ©e par mauvais temps sol glissant. Panorama du CrĂȘt d'Eau Accessible Ă  pied depuis la station de MenthiĂšres, le CrĂȘt de la Goutte 1621m., Ă  l'extrĂ©mitĂ© sud de la Haute ChaĂźne du Jura, vous offre une vue Ă©poustouflante Ă  360° sur le bassin LĂ©manique, les CrĂȘtes du Haut-Jura et le Mont-Blanc. En contrebas, allez vous promener sur l'alpage du CrĂȘt d'Eau jusqu'au Chalet de Varambon, pour y dĂ©couvrir un paysage sculptĂ© par la prĂ©sence des hommes et leurs activitĂ©s sur la montagne. RandonnĂ©e rĂ©servĂ©e aux bons marcheurs 400 m de dĂ©nivelĂ© environ. 1 km aprĂšs l'entrĂ©e de MenthiĂšres, prendre Ă  droite la route forestiĂšre du Grand CrĂȘt d'Eau. La suivre sur 1,5 km puis prendre une autre route Ă  gauche. Laisser la voiture au bout de la partie goudronnĂ©e. À pied, un chemin balisĂ© mĂšne en 30 mn sur une petite crĂȘte. Pour rejoindre le CrĂȘt de la Goutte 1621m, table d'orientation, sommet du CrĂȘt d'Eau, panorama Ă  360 ° parcourez l'alpage Ă  votre guise. L'itinĂ©raire n'est pas balisĂ© dans l'alpage mais ne prĂ©sente aucune difficultĂ© par temps clair ; par contre, il est Ă  proscrire par temps de brouillard. Panorama du Mont-Blanc depuis Catray Aux portes du plateau de Retord, cette table d'orientation est accessible en voiture, Ă  15 mn seulement de Bellegarde. Quartier de la papeterie La ville de Bellegarde est empreinte d'une longue tradition papetiĂšre. On relĂšve dĂšs le XVIe siĂšcle la prĂ©sence d'un moulin Ă  papier Ă  Coupy. Les disponibilitĂ©s existantes en force motrice hydraulique sur le RhĂŽne et la Valserine la tĂ©lĂ©mĂ©canique depuis 1871 puis les premiers barrages Ă©lectriques incitent la papeterie Darblay Ă  racheter en 1876 une petite papeterie dĂ©jĂ  exploitĂ©e sur ce site. Elle y exploitera une fabrique de pĂąte Ă  papier et de papier journal qu'elle dĂ©veloppera rĂ©guliĂšrement et considĂ©rablement jusqu'en 1971. Il aura fallu 20 ans pour que, des friches laissĂ©es par la Papeterie Darblay, jaillisse un ensemble urbain moderne autour des vestiges de l'ancienne usine, tout en conservant la mĂ©moire de cette importante entreprise. DĂ©couverte de fresques pĂ©dagogiques retraçant l’histoire du papier et de l’imprimerie. Conservation de piliers de la tĂ©lĂ©mĂ©canique et des voĂ»tains de la chaufferie en pierres taillĂ©es. Sentier des berges de la Valserine Une promenade facile 2 heures aller-retour dans les entrailles de la riviĂšre, du coeur de Bellegarde au pont des Oulles oĂč se perdent en canyon les eaux de la Valserine. Au pied du viaduc du chemin de fer rue Louis Dumont, le sentier descend rapidement au niveau de la plus ancienne unitĂ© hydro-Ă©lectrique de France, créée en 1884, alimentant, entre autre, les fours Ă©lectriques de la biscuiterie de l'Amandier. En bordure des berges, la guĂ©rite des douaniers rappelle que la Valserine fut frontiĂšre de 1601 Ă  1760 puis de 1815 Ă  1923 entre la France et la Savoie. Elle tĂ©moigne de l'importance du commerce avec la zone franche du Pays de Gex au XIXĂšme siĂšcle. D'encorbellements en passerelles, le sentier remonte la rive droite jusqu'au vestige de la centrale tĂ©lĂ©mĂ©canique, qui transmettait la force de l'eau par l'intermĂ©diaire de cĂąbles et de poulies Ă  la minoterie Convert. Le cours d'eau est traversĂ© Ă  la retenue de MĂ©tral, puis longĂ© rive gauche jusqu'au pont des Oulles, ouvrage constituĂ© de grosses dalles de pierres enjambant un bras vif et un bras mort de la riviĂšre au niveau des Pertes de la Valserine. Sur la piste de Martin Ce parcours BD au scĂ©nario original vous emmĂšnera Ă  la dĂ©couverte du patrimoine bĂąti de Bellegarde grĂące Ă  ses 20 planches dissĂ©minĂ©es en centre-ville. Boucle d’une durĂ©e de 2h. Disponibles Ă  l'Office de Tourisme dĂ©pliant gratuit dĂ©crivant le circuit et BD en vente. Un tour en ville, circuit urbain Visite commentĂ©e de la ville en juillet et aoĂ»t. Parcours urbain permettant la dĂ©couverte de l’histoire et de l’architecture du centre-ville de Bellegarde Ă  travers 21 points. DĂ©pliant gratuit Ă  l'Office de Tourisme. DurĂ©e 2h30. RĂ©sumĂ© Index Plan Texte Bibliographie Notes Citation Auteurs RĂ©sumĂ©s La station de sports d’hiver des Monts-d’Olmes prĂ©sente d’un cĂŽtĂ© une trajectoire originale elle est pensĂ©e par des passionnĂ©s locaux de ski puis portĂ©e, dans les annĂ©es 1960, par des industriels de la vallĂ©e soucieux de diversification. Son Ă©tude apporte d’un autre cĂŽtĂ© des Ă©lĂ©ments fondamentaux de connaissance sur l’amĂ©nagement des stations de moyenne montagne en gĂ©nĂ©ral. Le fonctionnement quatre saisons est pensĂ© d’emblĂ©e mais non rĂ©alisĂ©. Les donnĂ©es d’enneigement sont initialement nĂ©gligĂ©es car la promotion immobiliĂšre apparaĂźt en fait comme la motivation dĂ©terminante. Le changement climatique accroĂźt les difficultĂ©s d’exploitation, mais la dĂ©sindustrialisation des annĂ©es 2000 impose l’intervention des collectivitĂ©s locales parce que la station est devenue vitale pour l’emploi local. The winter sports resort of the Monts-d’Olmes presents on the one hand an original trajectory it was conceived by local ski enthusiasts and then, in the 1960s, carried forward by the valley’s industrialists who were concerned with diversification. On the other hand, the study of this resort provides fundamental elements of understanding of the development of mid-mountain resorts in general. The four-season operation was considered from the start but not never implemented. Snow data was initially neglected because real estate development appeared to be the determining motivation. Climate change increases the difficulties of operation, but the deindustrialization of the 2000s imposes the intervention of local authorities as the resort has become vital for local employment. La estaciĂłn de deportes de invierno de los Monts-d’Olmes presenta, por un lado, una trayectoria original fue concebida por los aficionados locales y luego llevada, en los años 60, por industriales del valle preocupados por la diversificaciĂłn. Por otra parte, su estudio aporta elementos fundamentales de conocimiento sobre el desarrollo de las estaciones de media montaña en general. El complejo estĂĄ diseñado para funcionar en cuatro temporadas, lo que no sucede. Los datos sobre la nieve se descuidan inicialmente el mayor objetivo pes la promociĂłn inmobiliaria. El cambio climĂĄtico aumenta las dificultades de funcionamiento, pero la desindustrializaciĂłn de la dĂ©cada de 2000 impone la intervenciĂłn de las autoridades locales porque el complejo se ha convertido en algo vital para el empleo de page EntrĂ©es d’index Haut de page Texte intĂ©gral 1La place secondaire des PyrĂ©nĂ©es dans le paysage français des sports d’hiver fait souvent oublier la prĂ©cocitĂ© des espoirs et des rĂ©alisations dans le massif et la variĂ©tĂ© des stations qui s’y sont structurĂ©es. Les diffĂ©rents modĂšles forgĂ©s en gĂ©ographie et amĂ©nagement, dont le plus cĂ©lĂšbre est celui des quatre glĂ©nĂ©rations », ont conduit Ă  dĂ©calquer sur l’ensemble de la France un schĂ©ma Ă©volutionniste qui ne convenait en fait qu’imparfaitement, dĂ©jĂ , pour les seules Alpes du Nord PrĂ©au, 1967 ; Cumin, 1970 ; Knafou, 1978 ; VlĂšs, 2015. D’autres approches, cherchant Ă  se situer au plus prĂšs des attentes et des imaginaires des acteurs en prĂ©sence ont montrĂ© les tĂątonnements, les rapports de force, les contraintes commerciales, les imaginaires en concurrence et les rĂ©troactions imprĂ©vues de l’environnement qui ont actualisĂ© chaque amĂ©nagement. Ces approches montrent une histoire moins linĂ©aire et assez Ă©loignĂ©e de la colonisation » parfois dĂ©peinte Larrique, 2006 ; Denning, 2014 ; Franco, 2019. Ce dĂ©centrement thĂ©orique et gĂ©ographique permet par exemple de dĂ©naturaliser la trajectoire touristique pyrĂ©nĂ©enne et de voir que le massif prĂ©sente deux amĂ©nagements pionniers Ă  l’échelle nationale, avec SuperbagnĂšres et Font-Romeu, rĂ©unissant accĂšs en chemin de fer, remontĂ©e mĂ©canique pour les skieurs Ă  SuperbagnĂšres, hĂŽtellerie luxueuse, commerces et Ă©quipements sportifs dĂšs les hivers 1912-1913 et 1913-1914. De nombreux projets Ă©mergent ensuite qui se concrĂ©tisent surtout, comme dans les Alpes, aprĂšs 1945 Chadefaud, 1987 ; Hagimont, 2018. 1 Nous remercions Lucas Destrem, chargĂ© d’inventaire pour le PAH, AnaĂŻs Comet, chargĂ©e d’inventaire p ... 2L’un de ces projets paraĂźt Ă  la fois original, puisqu’il se construit au cƓur d’un territoire majeur de l’industrie textile, et reprĂ©sentatif des difficultĂ©s gĂ©nĂ©rales des stations de moyenne altitude il s’agit des Monts-d’Olmes, en AriĂšge. SituĂ©s sur une montagne peu Ă©levĂ©e et peu Ă©tendue massif de Tabe, entre 1 400 et 2 000 m d’altitude, son emplacement, sa promotion et son exploitation sont le produit des ambitions d’industriels qui prennent la suite de pionniers locaux de la pratique du ski Minovez, 2012 ; Minovez et Jimenez, 2019. Une enquĂȘte exhaustive, menĂ©e en partenariat avec le Pays d’art et d’histoire du Pays des PyrĂ©nĂ©es cathares, permet de recomposer cette histoire Ă  partir de sources variĂ©es nombreuses archives administratives locales et nationales, presse quotidienne et patronale et tĂ©moignages oraux 1. Deux questions liĂ©es viennent rapidement, Ă  l’aperçu de la trajectoire de la station pourquoi des industriels ont lancĂ© une station de sports d’hiver et pourquoi l’ont-ils fait dans un tel site, certes proches de Toulouse et de Montpellier, mais au domaine skiable limitĂ© et Ă  l’enneigement incertain ? Ce cas permet en fait d’interroger la prise en compte de la ressource naturelle dans l’amĂ©nagement et les motivations profondes de la promotion des stations de sports d’hiver. Les Monts-d’Olmes sont une mise en acte des rĂȘves suscitĂ©s par les grandes stations dĂ©veloppĂ©es dans les Alpes. Ils donnent une profondeur historique aux difficultĂ©s d’exploitation prĂ©sentes, en mettant en regard la variabilitĂ© de la ressource naturelle et des choix d’amĂ©nagement plutĂŽt inscrits dans le court que dans le long terme. Nous reviendrons dans un premier temps sur les origines de cette station avant d’examiner l’évolution de sa gestion et l’accumulation de difficultĂ©s. I – Aux origines industrielles d’une station de sports d’hiver 2 AD09, 342W58 statuts de l’APSPO. 3 Entretien avec Aldo Vila menĂ© par Minovez, 17/12/2018 ; Barthe, 1993, p. 95 ; archives dĂ©part ... 4 AD09, 535W122 lettre du commissaire au tourisme au prĂ©fet de l’AriĂšge, 02/08/1963. 3La pratique des sports d’hiver semble se dĂ©velopper en pays d’Olmes dans les annĂ©es 1930 grĂące Ă  des jeunes revenant du service militaire chez les chasseurs alpins Barthe, 1993, p. 94. Des ski-clubs naissent, impulsĂ©s par des industriels du pays d’Olmes comme RenĂ© Dumons ou Antoine Ricalens. Des sortes de bricolage permettent de rĂ©affecter un ancien baraquement de mineurs en refuge et de fabriquer un remonte-pente rudimentaire vers 1938, lieu-dit Fangas-Moulzoune. AprĂšs la guerre, les inaugurations des tĂ©lĂ©phĂ©riques d’Ax au Saquet 1956 et de Saint-Lary au Pla-d’Adet 1957 stimulent les aspirations locales. Dans ces projets, l’urbanisation d’altitude est d’abord exclue pour concentrer les retombĂ©es en vallĂ©e, mais le succĂšs des stations des Alpes du Nord vient montrer une autre voie. Dans celles-ci, créées en sites dits vierges » ralliĂ©s par la route, la promotion immobiliĂšre d’altitude doit permettre de compenser les investissements en remontĂ©es mĂ©caniques Hagimont, 2017, p. 796-823. En pays d’Olmes, comme dans bien d’autres vallĂ©es, l’idĂ©e de station d’altitude infuse et les sportifs locaux rencontrent l’intĂ©rĂȘt, inespĂ©rĂ©, de l’industriel AndrĂ© RoudiĂšre en 1963. L’Association de promotion du ski en pays d’Olmes APSPO est alors créée sous la prĂ©sidence de RoudiĂšre ; elle se donne pour mission de crĂ©er une station qui s’appellera Monts-d’Olmes ». Des repĂ©rages dans le massif de Tabe conduisent Ă  choisir la jasse des Pradeilles 1 400 m. Les fondateurs de l’APSPO, derriĂšre RoudiĂšre, sont des notables locaux Ă  l’exemple de l’industriel RenĂ© Dumons, de Louis Barthe directeur de fabrication, Lavelanet, de M. Teulier banquier de Lavelanet ou d’Henri Barbe principal nĂ©gociant en bois d’AriĂšge, habitant Saint-Paul-de-Jarrat, propriĂ©taire d’une partie des terrains oĂč doit s’établir la station 2. Cette liste donne un caractĂšre plutĂŽt bourgeois Ă  cette station mais ne doit pas faire oublier les personnes qui ont ƓuvrĂ© depuis les annĂ©es 1930 pour ce projet, comme le maçon Aldo Vila 1924-2019. Un premier projet d’amĂ©nagement est dĂ©posĂ© en septembre 1963 3 – au moment oĂč Ax revoit son projet de station de sports d’hiver et accepte une urbanisation d’altitude Ă  Bonascre 4. 1. Les motivations entre diversification Ă©conomique et spĂ©culation immobiliĂšre 5 Voir les projets dans AD09, 342W58. 4Les premiers projets d’amĂ©nagement dĂ©posĂ©s en prĂ©fecture explicitent les motivations des promoteurs 5. Il s’agit, d’abord, de diversifier par le tourisme l’activitĂ© du pays d’Olmes, de crĂ©er des revenus et des emplois nouveaux en exploitant la ressource richesse » neigeuse. Tandis que la modernisation agricole en cours rend cette montagne du pays d’Olmes [
] peu favorable Ă  une activitĂ© agricole telle qu’on l’entend de nos jours », le tourisme et les sports d’hiver offrent de meilleures possibilitĂ©s l’APSPO songe Ă  faire valoir la vocation touristique du pays d’Olmes, Ă  exploiter ses richesses [
]. Les champs de neige sont l’une de ces richesses ». La montagne de Tabe peut satisfaire aux besoins nouveaux des citadins, [
] d’évasion, de plein air, de retour Ă  la nature ». La crĂ©ation de la station est susceptible de crĂ©er un effet levier pour le territoire l’afflux de visiteurs rejaillira sur tout le pays d’Olmes, les commerces en place auront de nouveaux clients, de nouveaux pourront ouvrir articles de sports, artisanat ; des rĂ©sidences secondaires se multiplieront qui feront revivre des villages abandonnĂ©s ; les agriculteurs auront de nouveaux dĂ©bouchĂ©s et pourront loger les touristes, les jeunes resteront au pays ; et l’on verra comme dans les stations en plein renom, non seulement l’exode rural arrĂȘtĂ©, mais l’homme de la ville ou de la plaine revenir travailler Ă  la montagne ». 5Les espoirs sont immenses autour de cet or blanc », catalysĂ©s par l’accĂ©lĂ©ration de l’équipement hivernal des Alpes grĂące Ă  l’intervention financiĂšre et technique de l’État dans des sites qui offrent toutefois des conditions bien diffĂ©rentes aux sportifs et touristes. L’idĂ©e classique Hagimont, 2017 selon laquelle le tourisme est la meilleure spĂ©cialisation, voire la seule pour la montagne dans l’économie moderne, est avancĂ©e jusque dans cette rĂ©gion industrielle. Les promoteurs s’appuient sur les projections de croissance spectaculaire de la frĂ©quentation en montagne hivernale rĂ©alisĂ©es par l’INSEE, de l’ordre de 20 % par an. La demande est telle que toute offre est susceptible de rencontrer une demande, d’autant que les PyrĂ©nĂ©es seraient dĂ©jĂ  saturĂ©es. 6Un Ă©lĂ©ment est primordial quoique fort banal Ă  l’époque les promoteurs sont persuadĂ©s que cette station Ă  venir fonctionnera en Ă©tĂ© et en hiver et crĂ©era des emplois qui ne seront pas saisonniers car le tourisme s’étale de plus en plus tout au long de l’annĂ©e ». L’espoir est mĂȘme, Ă  l’instar du prĂ©sident du ski-club fuxĂ©en en 1968, de crĂ©er grĂące aux Monts-d’Olmes un effet d’entraĂźnement pour le tourisme estival de tout le dĂ©partement autour d’une route cathare » Ă  venir Huc-Dumas, 1968, p. 9 et suiv.. 7Les industriels du pays d’Olmes ajoutent des motivations spĂ©cifiques. Il s’agit, grĂące au tourisme, de supplĂ©er les Ă©ventuelles difficultĂ©s de l’activitĂ© textile du pays d’Olmes au cours d’annĂ©es 1960 troublĂ©es Minovez, 2012, p. 462-463. On lit ainsi dans le projet que la rĂ©alisation de la station concourra [
] Ă  crĂ©er des emplois et dĂ©bouchĂ©s nouveaux, ce qui permettra de surmonter plus aisĂ©ment toute Ă©ventuelle rĂ©cession dans l’industrie textile ». Elle rĂ©pond Ă©galement Ă  des objectifs sociaux offrir aux skieurs locaux un Ă©quipement de proximitĂ©. Point trĂšs important pour les industriels, les Monts-d’Olmes permettront en outre d’attirer et de fixer les cadres et personnels qualifiĂ©s nĂ©cessaires Ă  la croissance Ă©conomique durable pour les industries de la rĂ©gion ». Cette station s’inscrit au total dans un vrai projet d’amĂ©nagement du territoire, pensĂ© localement en lien Ă©troit avec l’industrie. 2. La neige, grande absente des projets
 L’intĂ©rĂȘt est ailleurs ? 6 AD09, 342W58 avant-projet de la station des Monts-d’Olmes, 1964. 8Le domaine skiable et l’enneigement, les ressources de base d’une exploitation hivernale, sont les grands absents des Ă©tudes prĂ©alables. Le massif est rĂ©putĂ© pour son enneigement, assurĂ© pendant cinq mois, qui n’attendrait que d’ĂȘtre exploitĂ©, lit-on, et l’on se contente de relevĂ©s nivologiques sur deux saisons avant de conclure laissons de cĂŽtĂ© enneigement et Ă©talement de cet enneigement 6 ». Cela paraĂźt rapide pour un amĂ©nagement de cette ampleur, ce qui invite Ă  se demander, au fond, ce que cherchaient vraiment les promoteurs, ici comme ailleurs exploiter la neige ou autre chose ? 7 Entretien avec RenĂ© Labadie menĂ© par Minovez, 15/11/2018. 8 Entretien avec Aldo Vila menĂ© par Minovez, 17/12/2018. 9Des tĂ©moignages ultĂ©rieurs apportent des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse. Selon RenĂ© Labadie, reprĂ©sentant en laine et en matĂ©riel textile qui a travaillĂ© avec RoudiĂšre, ce dernier aurait voulu faire aussi bien qu’un industriel du textile de la province de Biella en l’Italie, Ermenegildo Zegna, qui a lancĂ© en 1957 sa propre station, Bielmonte 7. Aldo Vila ajoute une perspective dĂ©cisive les profits immobiliers escomptĂ©s. Plusieurs tĂ©moignages avancent que RoudiĂšre n’avait pas de passion particuliĂšre pour les montagnes et le sport, au contraire de ses confrĂšres Ricalens ou Dumons. Selon Vila, RoudiĂšre avait en revanche dĂ©jĂ  fait de forts profits en achetant puis revendant des terrains en bord de mer. L’essor des stations de sports d’hiver l’invite Ă  reproduire l’opĂ©ration, en pays d’Olmes cette fois 8. Ce cas offre sans doute un Ă©lĂ©ment majeur de comprĂ©hension de l’emballement autour des sports d’hiver dans les annĂ©es 1960 et 1970 la crĂ©ation de remontĂ©es mĂ©caniques suffit Ă  valoriser des terrains de pleine montagne par de fructueuses opĂ©rations immobiliĂšres, avec peu de risques, quel que soit, finalement, l’enneigement. On lotit puis bĂątit Ă  la demande, Ă  faible coĂ»t, sur des terrains qui, eux-mĂȘmes, avaient jusque-lĂ  peu de valeur Ă©conomique. Tout le risque de l’opĂ©ration se situe dans l’exploitation des remontĂ©es mĂ©caniques. 3. Un amĂ©nagement polĂ©mique 10Pour amĂ©nager et exploiter les remontĂ©es et l’immobilier, deux sociĂ©tĂ©s sont formĂ©es. Le 11 septembre 1965 est créée la sociĂ©tĂ© anonyme SociĂ©tĂ© des tĂ©lĂ©skis des Monts-d’Olmes STMO au capital de 600 000 francs souscrit par 208 particuliers. Les actionnaires financent 30 % de l’équipement, le reste venant d’un emprunt auprĂšs des banques locales. La sociĂ©tĂ© prend le domaine skiable en concession et doit rĂ©trocĂ©der l’équipement Ă  la commune de Montferrier au terme du contrat. Celle-ci reçoit pendant la durĂ©e d’exploitation 3 Ă  5 % des recettes Barthe, 1993, p. 117-IX. L’urbanisation est, elle, prise en charge par la SociĂ©tĂ© d’étude immobiliĂšre des Monts-d’Olmes SEIMO, sociĂ©tĂ© en nom collectif créée en novembre 1965. Elle est dĂ©tenue Ă  70 % par la SociĂ©tĂ© ariĂ©geoise immobiliĂšre Lavelanet SA, Ă  25 % par RoudiĂšre gĂ©rant et Ă  5 % par R. Savary. Elle acquiert le foncier 15 juillet 1966 et lotit les terrains. La sociĂ©tĂ© immobiliĂšre doit vendre les lots viabilisĂ©s, Ă  charge pour les acquĂ©reurs de les bĂątir. La SEIMO reverse 10 % de ses bĂ©nĂ©fices Ă  la commune. 11Pour les Ă©tudes de viabilisation, d’urbanisation et d’architecture gĂ©nĂ©rale, la SEIMO missionne P. Biagioni, architecte de Montpellier, Jean-Marc Legrand de Paris qui est intervenu Ă  Courchevel, Val-d’IsĂšre et Tignes rĂ©fĂ©rences alpines qui donnent l’ambition des promoteurs des Monts-d’Olmes et J. Sakarovitch, Ă©galement de Paris Huc-Dumas, 1968, p. 9 et suiv. ; Barthe, 1993, p. 117 et suiv.. En sĂ©parant la promotion immobiliĂšre de l’exploitation des remontĂ©es mĂ©caniques, au contraire des prĂ©conisations des Ponts et ChaussĂ©es, RoudiĂšre semble avoir cherchĂ© Ă  dissocier les risques, en concentrant les bĂ©nĂ©fices sur la SEIMO et en faisant assumer les principaux Ă©cueils d’exploitation et l’endettement Ă  une sociĂ©tĂ© anonyme. 9 AD09, 342W58 dossier Monts-d’Olmes dont dĂ©libĂ©rations du conseil municipal de Montferrier, 02/12/ ... 12Le projet s’affine suite Ă  la visite d’autres stations comme La Plagne en 1966 mais ne fait pas de choix clair entre station de week-end ou de passage et station de sĂ©jour, ce qui change pourtant tout dans l’engagement financier et le modĂšle d’exploitation. Le domaine skiable, d’une superficie de 300 ha, aurait, selon ses promoteurs, une capacitĂ© instantanĂ©e de 8 000 skieurs, ce qui semble surestimĂ©. Outre des tĂ©lĂ©skis, un tĂ©lĂ©siĂšge devant fonctionner l’étĂ© et l’hiver pour relier le bas de la station aux abords du pic de Galinat 2 000 m est immĂ©diatement prĂ©vu. Il doit permettre d’accĂ©der Ă  la neige en haut du domaine au cas oĂč son manque en bas empĂȘcherait de prendre les tĂ©lĂ©skis. Il ne voit finalement le jour qu’en 2008. Une extension des pistes en versant sud est Ă©galement envisagĂ©e au dĂ©part mais elle ne voit jamais le jour. L’emprise fonciĂšre est acquise par la commune de Montferrier auprĂšs de l’exploitant forestier Barbe qui profite de sa position de force pour obtenir en Ă©change d’excellentes forĂȘts communales. Ces terrains sont ensuite concĂ©dĂ©s Ă  la STMO 9. Figure 1 – Urbanisme de la station des Monts-d’Olmes 1967-2008 Source AnaĂŻs Comet dans le cadre du projet FEDER TCV-PYR 10 AD09, 342W58 lettre du prĂ©fet d’AriĂšge au commissaire gĂ©nĂ©ral au tourisme, 09/11/1964. 13L’amĂ©nagement est en fait polĂ©mique. Les Ă©chelons politiques et administratifs interfĂšrent et s’entremĂȘlent aux rĂ©seaux de RoudiĂšre. La prĂ©fecture est ambivalente, soutenant dans un premier temps le projet avant de se montrer plus prudente. Dans une lettre au commissaire gĂ©nĂ©ral au tourisme, en 1964, le prĂ©fet indique que tous les efforts du dĂ©partement se concentrent pour l’heure sur Le Saquet, afin d’équiper une vraie station – et une seule – de classe nationale, et mieux internationale ». Pour les Monts-d’Olmes, il indique vouloir attendre que la route soit construite, que les premiĂšres remontĂ©es fonctionnent pour voir si les skieurs viennent. Au mieux, il pourra s’agir d’ une sous-station, destinĂ©e Ă  satisfaire les besoins d’une clientĂšle trĂšs diffĂ©rente dĂ©butants, scolaires, ouvriers qui n’ont pas les moyens ou le temps de frĂ©quenter une station de la classe du Saquet 10 ». D’aprĂšs le repĂ©rage effectuĂ© en hĂ©licoptĂšre en 1964 par Vincent Cambau Ponts et ChaussĂ©es et Émile Allais premier français champion du monde de ski de descente devenu conseiller technique, le site des Monts-d’Olmes ne permettrait qu’une station d’intĂ©rĂȘt local » dont les dĂ©penses d’infrastructures route principalement sont Ă  assumer par des collectivitĂ©s publiques », faute de perspectives de rentabilitĂ© pour le privĂ©. 11 AD09, 705W243 lettre de RoudiĂšre au directeur dĂ©partemental de l’équipement, 19/12/1966. 14La route d’accĂšs, indispensable pour ce site sinon totalement isolĂ©, illustre ces hĂ©sitations. Elle emprunte la piste forestiĂšre venant de la route du col de MontsĂ©gur avec nĂ©cessitĂ© d’élargir l’existant et de construire 4,7 km de route nouvelle. Un parking de 717 voitures, 42 cars et quelques emplacements le long des voies est prĂ©vu non loin des 1 000 de SuperbagnĂšres qui est encore, alors, une rĂ©fĂ©rence pyrĂ©nĂ©enne. Le SIVOM de la vallĂ©e du Touyre doit financer cette route 1,4 million de francs mais les rĂ©ticences de la prĂ©fecture et des Ponts et ChaussĂ©es bloquent toute aide de l’État. Or, suite Ă  la visite en AriĂšge du ministre Roger Freyles les 9 et 10 juillet 1964, le ministĂšre de l’IntĂ©rieur accorde une subvention, permettant d’emprunter le reste auprĂšs de la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations. Les rĂ©seaux nationaux de RoudiĂšre ont certainement jouĂ© Ă  plein pour dĂ©passer le blocage local. Les travaux dĂ©butent en 1965 mais sont toutefois perturbĂ©s. RoudiĂšre fustige alors l’administration et menace de quitter l’opĂ©ration 11 tandis que l’ingĂ©nieur en chef de la construction accuse, lui, la SociĂ©tĂ© des tĂ©lĂ©skis elle a endommagĂ© la piste en cours de construction pour faire venir les remontĂ©es mĂ©caniques et a fait travailler l’entrepreneur de la route sur la station. Celle-ci est finalement ouverte en octobre 1967 mais ce retard fait Ă©chouer un projet de village vacances familles VVF qui se dirige vers Les Cabannes. 12 AD09, 342W58 lettre de Philip Ă  RoudiĂšre, 05/04/1965. 15Les services compĂ©tents, en premier lieu le service d’études de la commission interministĂ©rielle pour l’amĂ©nagement touristique de la montagne SEATM créé en 1964 et qui marque la volontĂ© de l’État de mieux contrĂŽler la profusion d’équipements hivernaux, ne croient toujours pas aux Monts-d’Olmes. Dans un rapport rendu au dĂ©but de l’annĂ©e 1965, le SEATM estime que le site, Ă  l’image des PyrĂ©nĂ©es en gĂ©nĂ©ral, n’est pas apte Ă  recevoir des urbanisations d’altitude car le nombre de sĂ©journants sera trop faible. Le directeur dĂ©partemental de la construction d’AriĂšge, M. Peyre, est, lui aussi, trĂšs dĂ©favorable au projet. Il prĂŽne la construction de 500 lits au maximum pour une capacitĂ© de skieurs limitĂ©e Ă  1 000. RoudiĂšre trouve appui du cĂŽtĂ© du prĂ©sident de l’Union touristique et thermale d’AriĂšge, P. Philip, ingĂ©nieur des travaux publics de l’État, qui critique ces avis. Il regrette qu’aprĂšs avoir abandonnĂ© les projets de domaines skiables non-urbanisĂ©s connectĂ©s aux bourgs de fonds de vallĂ©e, les Ponts et ChaussĂ©es rejettent dĂ©sormais un projet de station d’altitude qui rĂ©pond Ă  leur modĂšle 12. Pour RoudiĂšre Le Directeur de la Construction [
] n’a pas retenu qu’il y a des sans travail dans le pays d’Olmes, qu’il y a des hameaux qui se meurent et que la rĂ©alisation rapide des Monts-d’Olmes serait une survie pour certains, permettant d’ajouter une activitĂ© touristique complĂ©mentaire et indispensable Ă  une industrie aussi cyclique que l’industrie textile. [
] La direction dĂ©partementale de la construction est synonyme de dĂ©molition, de dĂ©couragement. 13 AD09, 342W58 lettre d’AndrĂ© RoudiĂšre au prĂ©fet, 21/05/1965. En capitales dans le texte. 16RoudiĂšre assure cependant que le projet se fera puisqu’aprĂšs tout, ceux qui subiront les prĂ©judices sont UNIQUEMENT les promoteurs qui sont d’accord pour engager LEURS capitaux, car nous ne demandons rien au ministĂšre de la Construction, seulement un peu de comprĂ©hension et de bonne volontĂ© 13 ». RoudiĂšre omet la prise en charge de l’emprunt de la route par la collectivitĂ©, les subventions des ministĂšres de l’IntĂ©rieur et de la Jeunesse et des Sports pour la route d’accĂšs et le Centre montagnard de la jeunesse, sans compter la demande de crĂ©dits au plan pour l’équipement en remontĂ©es mĂ©caniques. 14 AD09, 225W93 lettre de RoudiĂšre Ă  Vincent Cambau, 13/09/1966. 15 AD09, 356W23 rapport de prĂ©sentation sur la station des Monts-d’Olmes, DDE, 29/07/1981. 17Le SEATM pense simplement que les sports d’hiver ne seront pas rentables dans les PyrĂ©nĂ©es, en raison de l’insuffisance des domaines skiables qui ne peuvent attirer des clientĂšles nombreuses et riches, seules Ă  pouvoir rentabiliser l’urbanisation en altitude et du mĂȘme coup les remontĂ©es mĂ©caniques – Ă  quelques sites prĂšs BĂ©sines-Carlit, Envalira, Peyresourde-Les Agudes, Tourmalet/Saint-Lary. Mais l’insistance paie. Le directeur-adjoint du SEATM, Vincent Cambau, vient Ă  nouveau visiter le site en septembre 1966. Il est cette fois prĂȘt Ă  accepter le projet, sans doute suite au travail de persuasion menĂ© par RoudiĂšre. Il demande simplement des donnĂ©es sur l’enneigement, absentes du dossier. RoudiĂšre l’assure L’enneigement est excellent », rappelant qu’il a existĂ© un remonte-pente plus bas, aux mines de Fangas, preuve incontestable de l’excellent enneigement dont jouit ce premier contrefort pyrĂ©nĂ©en 14 ». Le 25 janvier 1967, le SEATM se prononce finalement pour une limitation de l’urbanisation Ă  2 000 lits sur 40 000 m2 de surfaces bĂąties dans des lots occupant 13 ha sur les 49 que couvre la station, avec un front de neige en grenouillĂšre pistes convergeant vers l’urbanisation, sur le modĂšle alpin 15. 16 Entretiens menĂ©s par Minovez avec Charles AuthiĂ© ancien mĂ©canicien textile, pionnier du ski ... 18La station a donc passĂ© cette premiĂšre Ă©tape, malgrĂ© les avis nĂ©gatifs, grĂące Ă  RoudiĂšre, aprĂšs que l’idĂ©e soit nĂ©e de jeunes skieurs du pays d’Olmes qui se sont aventurĂ©s dans la montagne de Tabe pour pratiquer leur passion et identifier le meilleur site Ă  amĂ©nager 16. AndrĂ© RoudiĂšre a vu cela et, dans un contexte gĂ©nĂ©ral d’essor trĂšs fort des sports d’hiver, a senti l’opportunitĂ© de crĂ©er une vĂ©ritable station dans le massif de Tabe – peut-ĂȘtre au profit du pays d’Olmes, certainement au sien. II – Le temps de la gestion privĂ©e 17 Un hĂ©licoptĂšre travaille Ă  la construction du nouveau tĂ©lĂ©ski des Monts-d’Olmes », La DĂ©pĂȘche, 01 ... 19Les quatre premiers tĂ©lĂ©skis ouvrent au public en janvier 1968. Les rĂ©sultats de la premiĂšre saison sont bons, avec 95 000 visiteurs journaliers contre 105 000 Ă  Bonascre, 65 000 Ă  Aulus-Latrappe 17. Pour s’afficher face Ă  ses concurrentes ariĂ©geoises, les Monts-d’Olmes jouent sur deux arguments c’est la plus jeune des stations de sports d’hiver du dĂ©partement et c’est la seule vĂ©ritable station de sports d’hiver Ă  l’image des rĂ©alisations alpines » Huc-Dumas, 1968, p. 9 et suiv.. Le marketing ne cache pas, rĂ©trospectivement, les limites de l’entreprise. 18 AD09, 595W401 SEIMO d’Olmes et SociĂ©tĂ© ariĂ©geoise immobiliĂšre et Cie, CrĂ©ation d’un ensemble im ... 20Les premiĂšres constructions, dont un hĂŽtel deux Ă©toiles A de 22 chambres, sont implantĂ©s en 1968 avec quatre nouveaux tĂ©lĂ©skis. Le plan de lotissement, approuvĂ© en prĂ©fecture le 29 aoĂ»t 1969 18, prĂ©voit 200 emplacements de chalets individuels et 100 autres pour des petits collectifs de deux Ă  cinq niveaux, pour un total de 2 000 lits. S’ajoutent un centre de classes de neige ainsi que des maisons de jeunes et des chalets de comitĂ©s d’entreprise. Le grand immeuble en front de neige, Le Cristal », est conçu par les architectes Legrand et Sakarovitch 4,7 millions de francs de coĂ»t, 98 logements vendus en copropriĂ©tĂ©. Au total, l’amĂ©nagement de la station doit coĂ»ter 22 millions de francs y compris 7 millions pour les chalets construits par les futurs propriĂ©taires. Les acquĂ©reurs de lot ont quatre ans pour bĂątir, le terrain Ă©tant sinon rĂ©trocĂ©dĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© promotrice. L’architecture doit rĂ©pondre Ă  une sĂ©rie de prescriptions afin d’ĂȘtre en harmonie avec le paysage » et de rappeler les vieilles maisons de la rĂ©gion ». Les installations, malgrĂ© ces prĂ©conisations, ressemblent trĂšs fortement Ă  ce que l’on trouve partout ailleurs. L’originalitĂ© de la station tient au faible nombre d’immeubles collectifs, au profit des chalets – parfois prĂ©fabriquĂ©s. La prĂ©sence d’arbres rĂ©pond aux dĂ©crets du 31 dĂ©cembre 1958 et du 7 septembre 1959 sur les espaces boisĂ©s Ă  conserver » offrant un rĂ©gime fiscal de faveur. La prĂ©fecture a veillĂ© Ă  la crĂ©ation de ces surfaces arborĂ©es en jugeant nĂ©cessaire de protĂ©ger l’arbre et les peuplements pour maintenir l’aspect, le site et le mode de vie comme l’ont d’ailleurs voulu les promoteurs ». Cela ne peut pourtant masquer les dommages infligĂ©s Ă  la forĂȘt d’altitude originelle et aux continuitĂ©s Ă©cologiques la jasse des Pradeilles, petite zone ouverte Ă  l’origine, devient le cƓur de 300 ha de terrains dĂ©frichĂ©s et remodelĂ©s au fil des ans pour accueillir les chalets, immeubles, routes, parkings, remontĂ©es mĂ©caniques, pistes de ski, pistes d’exploitation puis canons Ă  neige. Des habitats fragiles, en zones humides, forĂȘts, taillis et prairies permanentes, sont ainsi dĂ©truits. Figure 2 – La station des Monts-d’Olmes et ses champs de neige Source MIN-UT2J et Minovez Figure 3 – Le Cristal et les ateliers de la station des Monts-d’Olmes Source MIN-UT2J et Minovez Figure 4 – Le Cristal en front de neige avec chalets en fond Source MIN-UT2J et Minovez 1. Des difficultĂ©s immĂ©diates de gestion et d’enneigement de la plus jeune des stations ariĂ©geoises » 19 Schuss aux Monts-d’Olmes », Midi Auto Moto, 1969 ; Nouvelles installations aux Monts-d’Olmes », ... 21Le bĂątiment Cristal ouvre lors de la troisiĂšme saison 1969-1970. Il est prĂ©sentĂ© comme un immense paquebot des neiges », rĂ©fĂ©rence directe Ă  La Plagne, mais qui souffre pourtant de la comparaison. Il y a alors neuf remonte-pentes, avec une capacitĂ© de 5 400 skieurs/h, tandis que des travaux de terrassement sont entrepris pour aplanir les pistes et rĂ©duire l’enneigement nĂ©cessaire 19. La station prend forme, mais les problĂšmes d’exploitation sont immĂ©diats. 20 DĂ©libĂ©ration du conseil municipal de Montferrier, 18/12/1968 ; La DĂ©pĂȘche, 12/12/1968, 27/02/1969 ; ... 21 La DĂ©pĂȘche, 09/12/1969. 22DĂšs la saison 1968-1969, la deuxiĂšme, les conditions d’accĂšs sont difficiles faute de bon dĂ©neigement tandis que, globalement, la neige manque. La station accuse, cette saison-lĂ , 280 000 francs de pertes. Le coĂ»t d’installation du tĂ©lĂ©siĂšge ajourne sans cesse son installation, accentuant les problĂšmes d’exploitation 20. DĂ©but dĂ©cembre 1969, Ă  l’ouverture de la saison, aprĂšs que la commune de Montferrier et le dĂ©partement se sont rejetĂ©s la responsabilitĂ© du dĂ©neigement de la route et les frais affĂ©rents, la station est Ă  nouveau prise de vitesse par l’arrivĂ©e de la neige. Conclusion un week-end terrible oĂč la station des Monts-d’Olmes ne s’est pas mise en Ă©vidence 21 ». 400 voitures se trouvent bloquĂ©es dans la montĂ©e, tandis qu’en haut les quelques centaines de visiteurs sont tombĂ©s sur une station qui n’est pas prĂȘte les restaurants sont dĂ©bordĂ©s et il n’y a pas assez Ă  manger pour tout le monde. La DĂ©pĂȘche conclut que ce genre de problĂšmes d’organisation explique la prĂ©fĂ©rence du public rĂ©gional pour l’Andorre et les Alpes. Figure 5 – Skieurs, front de neige et Cristal aux Monts-d’Olmes Source MIN-UT2J et Minovez Figure 6 – Hameau de chalets dans un paysage qui se veut alpin Source MIN-UT2J et Minovez 22 La DĂ©pĂȘche, 22/10/1971 ; AD09, 295W89 avant-projet de lotissement, 26/04/1968. 23 Les Monts-d’Olmes. Station pyrĂ©nĂ©enne de sports d’hiver », Les Nouvelles industrielles et commerc ... 23L’urbanisation se poursuit cependant. En 1971, des immeubles collectifs et une trentaine de chalets sortent de terre 22. On envisage de dĂ©buter les plantations de rĂ©sineux pour que les Monts-d’Olmes restent une vĂ©ritable station-paysage oĂč les constructions s’imbriqueront harmonieusement dans la nature sauvage face aux verts alpages 23 ». Il s’agit d’entretenir l’illusion d’une modernitĂ© respectueuse de la nature sauvage. La station atteint 13 tĂ©lĂ©skis en 1972-1973 pour 6 300 skieurs/h. Les pistes sont alors ensemencĂ©es pour stabiliser la neige. Deux chenillettes de damage sont acquises. 24 La DĂ©pĂȘche, 22/01/1970 ; AD09, 225W93 correspondances, 24/08/1973 et 14/10/1974. 24Tandis que l’animation fait dĂ©faut et que VVF se dĂ©tourne Ă  nouveau du site au profit de Bonascre, cette fois 1974 24, les difficultĂ©s s’amoncĂšlent. La saison 1974-1975 est catastrophique ; la neige n’arrive qu’en mars, heureusement en abondance ce qui permet de sauver en partie la situation. Les commerçants tentent d’obtenir des autoritĂ©s le classement en zone sinistrĂ©e pour absence de neige, menaçant de dĂ©pĂŽt de bilan. À l’argument qu’il n’existe pas de texte lĂ©gal pour justifier une telle demande, ils rĂ©torquent qu’il doit en exister pour certaines catĂ©gories de Français, notamment les agriculteurs » 25 AD09, 225W93 lettre du comitĂ© de la station des Monts-d’Olmes au prĂ©fet de rĂ©gion, 03/03/1975. Il est vrai que ceux-ci ont des moyens particuliers, bien Ă  eux, pour que soient créés des textes en leur faveur flambĂ©es spectaculaires des voies ferrĂ©es, barrages gigantesques sur les routes, manifestations devant les prĂ©fectures, etc.. Nous, par contre, fidĂšles aux traditions du pays dans lequel nous vivons, berceau du catharisme, partisans de la non-violence, serons-nous qualifiĂ©s d’hĂ©rĂ©tiques et immolĂ©s sur le bĂ»cher purificateur comme jadis les bonshommes de MontsĂ©gur 25 ? 25AndrĂ© Saint-Paul, prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral et dĂ©putĂ© de l’AriĂšge, dĂ©fend Ă  l’AssemblĂ©e nationale des mesures exceptionnelles pour les professionnels des stations ariĂ©geoises exonĂ©rations d’impĂŽts, subventions, prĂȘts Ă  taux rĂ©duit. L’absence de neige n’est finalement pas reconnue comme un cas de sinistre, d’autant que les professionnels ont pu faire face Ă  leurs obligations. Le problĂšme de l’enneigement est en tout cas posĂ© dĂšs l’origine et vient sanctionner une station qui est structurellement mal pensĂ©e. 2. La relance de l’urbanisation et la nĂ©cessitĂ© d’ouvrir de nouveaux lits touristiques les annĂ©es 1980 26 AD09, 356W28 tableau dressĂ© par l’antenne SEATM PyrĂ©nĂ©es, juin 1977. 26À la fin des annĂ©es 1970, les Monts-d’Olmes sont une des sept stations pyrĂ©nĂ©ennes gĂ©rĂ©es par des sociĂ©tĂ©s anonymes, tandis que vingt-trois autres le sont par des collectivitĂ©s, et deux par des sociĂ©tĂ©s d’économie mixte Ă  base dĂ©partementale. Elle est d’une taille modeste qui la situe 26 au 3e rang ariĂ©geois sur 4 et 13e pyrĂ©nĂ©en sur 32 en termes de frĂ©quentation ; au 9e rang pyrĂ©nĂ©en en termes de chiffre d’affaires des remontĂ©es mĂ©caniques avec 1,2 million de francs 5,8 millions de francs ; au 11e rang en nombre de remontĂ©es mĂ©caniques 13 mais aucun tĂ©lĂ©siĂšge ; au 12e rang en termes d’emplois 23 dont 11 permanents ; au 16e rang des capacitĂ©s d’hĂ©bergement 1 200 lits. Son taux de banalisation proportion des lits disponibles Ă  la location par rapport au total de lits dans la station est le plus faible de la chaĂźne avec 41 %. 27 AD09, 356W28 lettre de RoudiĂšre au directeur dĂ©partemental de l’équipement, 27/09/1980. 27Les appels Ă  relancer », Ă  redĂ©marrer » la station se multiplient alors mĂȘme que les Monts-d’Olmes n’ont que 12 ans d’activitĂ©. AndrĂ© RoudiĂšre, toujours Ă  la tĂȘte de la SEIMO, propose de porter le bĂąti jusqu’aux 40 000 m2 autorisĂ©s en 1969 et de doubler cette surface constructible. À ce moment-lĂ , 9 immeubles collectifs dont le Cristal, 99 chalets et 32 emplacements de chalets non-bĂątis ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s ou vendus ; 24 396 m2 sont donc occupĂ©s sur les 40 000 m2 autorisĂ©s initialement, 1 220 lits construits ou Ă  venir sur les 2 000 prĂ©vus au dĂ©part 27. 28 AD09, 356W26 amĂ©nagement touristique de la montagne, rĂ©union du 06/02/1979. 29 AD09, 356W28 rapport du chargĂ© de mission du SEATM au prĂ©fet d’AriĂšge, 14/08/1980. 30 AD09, 356W23 rapport de la DDE d’AriĂšge, 29/07/1981. 31 La DĂ©pĂȘche, 18/08/1969. 32 AD09, 356W23 rapport de la DDE d’AriĂšge, 29/07/1981. 28Diverses voix pointent alors les faiblesses structurelles de la station. Une rĂ©union de travail en prĂ©fecture dĂ©gage un diagnostic pessimiste sur les stations ariĂ©geoises en gĂ©nĂ©ral, seule Ax-Le Saquet Ă©tant un motif de satisfaction. La conclusion, nette, est amenĂ©e Ă  ĂȘtre rĂ©pĂ©tĂ©e sans effet sĂ©rieux l’AriĂšge doit [
] jouer une autre carte que celle du ski alpin [
]. Le devenir du tourisme ariĂ©geois passe peut-ĂȘtre plutĂŽt par un tourisme estival et automnal. À cet effet, il faut inventer de nouveaux produits touristiques » et aller vers un Ă©talement de la saison estivale. Mais il faut bien faire avec ce qui existe et l’on n’envisage pas de fermer des remontĂ©es mĂ©caniques dĂ©ficitaires 28. En 1980, le SEATM et la DDE sont sĂ©vĂšres Ă  l’égard des Monts-d’Olmes en particulier mĂȘme si le site est agrĂ©able et bĂ©nĂ©ficie de la proximitĂ© avec MontsĂ©gur pour l’étĂ©, l’équipement actuel de la station est mĂ©diocre 29 ». L’urbanisation a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e petit Ă  petit, au grĂ© des acquisitions de lots, ce qui donne Ă  la station un caractĂšre dispersĂ© et inachevĂ© sans point fort rĂ©el 30 », en dĂ©pit des arguments promotionnels initiaux 31. Il est conseillĂ© d’aller vers une restructuration urbanistique » en renforçant le front de neige 32, et de s’occuper du manque de publicitĂ©, d’animation pour les non-skieurs, de lits banalisĂ©s, d’équipements d’étĂ© et de commerces. 33 AD09, 356W28 avis des services d’urbanisme de l’AriĂšge au dossier UTN dressĂ© en octobre 1980. 34 AD09, 356W28 CR de la rĂ©union entre les services du dĂ©partement, de l’État et les acteurs locaux, ... 35 AD09, 356W28 enquĂȘte sur la banalisation des lits, 1980 ; rĂ©union du 15/04/1980 entre le maire de ... 29La banalisation est centrale les rĂ©sidences secondaires et logements inoccupĂ©s crĂ©ent un problĂšme d’accueil touristique dans la station et fragilisent du mĂȘme coup la rentabilitĂ© des remontĂ©es mĂ©caniques, sous-utilisĂ©es. Ces pertes d’exploitation empĂȘchent la construction de nouvelles remontĂ©es, en particulier de ce tĂ©lĂ©siĂšge qui permettrait de rĂ©soudre le problĂšme d’enneigement en pied de piste. Il faudrait aussi rĂ©pondre Ă  l’attente d’une clientĂšle de plus en plus attentive Ă  la qualitĂ© de l’environnement, en se rapprochant du caractĂšre station-village » – ce nouvel archĂ©type de l’amĂ©nagement en site vierge » aprĂšs le lancement de Valmorel en 1976 –, et en protĂ©geant les abords de la station 33 ». Des rĂ©flexions s’engagent aussi pour lancer un plan d’équipement touristique Ă  l’échelle du territoire. La station doit ĂȘtre le produit d’appel du pays d’Olmes et l’on doit complĂ©ter l’offre en densifiant l’hĂ©bergement disponible et en mettant en valeur le chĂąteau de MontsĂ©gur ou le musĂ©e du textile et du peigne de Lavelanet 34. Quant Ă  la diversification hivernale vers le ski de fond, elle butte sur les rĂ©ticences du propriĂ©taire des forĂȘts voisines, Barbe, qui craint les dĂ©gradations sur ses pistes forestiĂšres et qui obtient, finalement, la mise Ă  l’étude de tracĂ©s qui permettraient d’amĂ©liorer sa propre exploitation 35. 36 AD09, 356W28 chargĂ© de mission SEATM au prĂ©fet, 14/08/1980. 37 AD09, 356W28 dossier UTN, octobre 1980. 30La relance de l’urbanisation passe d’abord par la construction d’un nouvel immeuble en front de neige et par une banalisation des lits existants. La sociĂ©tĂ© anonyme Merlin immobilier, qui s’est illustrĂ©e dans l’urbanisation de Saint-Jean-de-Monts ensemble Merlin plage », sur les cĂŽtes aquitaine et languedocienne et, depuis 1977, en montagne aux Sept-Laux IsĂšre et Ă  PyrĂ©nĂ©es 2000 PyrĂ©nĂ©es-Orientales, est la seule Ă  rĂ©pondre Ă  l’appel d’offre. L’architecture des immeubles Merlin est gĂ©nĂ©ralement mĂ©diocre », estime le SEATM, mais elle offre une possibilitĂ© de relance 36. L’essentiel de l’opĂ©ration serait de quadrupler la capacitĂ© du Cristal par un immeuble le prolongeant, comprenant 368 appartements de 15 Ă  32 m2, en front de neige. On espĂšre au dĂ©part se passer d’une procĂ©dure d’unitĂ© touristique nouvelle UTN, prescrite nationalement depuis le dĂ©cret du 24 aoĂ»t 1979 en cas de nouvelle construction en montagne, car l’opĂ©ration de 12 250 m2 plancher rentre dans la surface initialement autorisĂ©e 37. Mais cette extension non-prĂ©vue au plan d’urbanisme initial ne peut en fait y Ă©chapper. Elle doit aussi s’accompagner d’un plan pluriannuel de dĂ©veloppement touristique selon les dispositions de la directive sur l’amĂ©nagement de la montagne du 22 novembre 1977 pensĂ© Ă  l’échelle du pays d’Olmes et non seulement de la station. 38 AD09, 356W23 comitĂ©s interministĂ©riels des UTN, 24/03/1981 et 16/06/1981 ; CR de la rĂ©union du 18 ... 39 AD09, 356W23 protocole de banalisation, 24/02/1982. 31AprĂšs un premier refus, le comitĂ© des UTN du 16 juin 1981 accepte le projet sous rĂ©serve que la banalisation des lits soit effectuĂ©e 38. La construction de l’immeuble front de neige par Merlin coĂ»t 4 millions de francs est accompagnĂ©e d’un protocole de banalisation entre la commune, la SociĂ©tĂ© des tĂ©lĂ©skis, l’agence de location touristique Lo-Vac et la SEIMO. La difficultĂ© de mettre en place une centrale de rĂ©servation Ă  l’échelle de la station fait prĂ©fĂ©rer la dĂ©lĂ©gation Ă  Lo-Vac, qui reçoit mandat pour assurer la banalisation, la gestion et le remplissage des produits locatifs de la station en Ă©tĂ© et en hiver, soit les logements que doit construire Merlin immobilier dans l’immeuble front de neige et ceux que les propriĂ©taires de la station aimeraient louer. Lo-Vac souhaite vendre dans ses 2 500 agences des produits complets comprenant appartement, forfaits de remontĂ©es mĂ©caniques, Ă©cole de ski, restauration et transport. La SociĂ©tĂ© des tĂ©lĂ©skis doit, elle, rĂ©aliser le tĂ©lĂ©siĂšge en recevant de la SEIMO un quart du prix de vente des terrains Ă  Merlin, la SEIMO devant, pour sa part, dĂ©velopper une animation d’étĂ© 39. Les prĂ©conisations du comitĂ© UTN sont satisfaites. 40 Archives nationales, 19980052/8 Ă©changes entre le ministre de l’Urbanisme et le prĂ©fet d’AriĂšge, ... 32La banalisation butte toutefois sur un problĂšme, rĂ©dhibitoire l’hostilitĂ© des propriĂ©taires de chalets et d’appartements Ă  la location de leur bien puisqu’ils souhaitent pouvoir y venir quand ils le veulent et qu’ils ont peur des dĂ©gradations. Merlin ne semble pas non plus trĂšs disposĂ© Ă  accepter la clause de location lors des ventes. Cette banalisation Ă©tant la condition sine qua non pour l’urbanisation nouvelle, Merlin dĂ©cide de proposer en 1983 un nouveau plan d’immeuble, en continuitĂ© du Cristal, qui se situe en-deçà du seuil de dĂ©clenchement UTN. L’immeuble est rapidement construit. Le plan pluriannuel de dĂ©veloppement touristique n’avance pas rĂ©ellement, bien que des Ă©tudes prĂ©alables sur l’extension du domaine, la diversification plurisaisonniĂšre, l’architecture, les risques, l’insertion paysagĂšre et l’impact agropastoral aient Ă©tĂ© prĂ©vues 40. MalgrĂ© un intense travail de concertation et de rĂ©flexion, rien n’a donc Ă©tĂ© rĂ©glĂ©. II – La reprise en main publique d’une station en dĂ©sĂ©quilibre structurel 1. Une ressource capricieuse la multiplication des annĂ©es sans neige 41 Entretien avec Maryse Carbonnel fille d’AndrĂ© RoudiĂšre et Ă©pouse de Jean-Pierre Carbonnel menĂ© pa ... 42 DĂ©tente consultants et FININDEV, Étude sur les capacitĂ©s financiĂšres et les conditions de rentabi ... 33Le record d’affluence est atteint lors de la saison 1983-1984 avec 101 000 forfaits vendus. Mais les hivers sans neige se multiplient, tout particuliĂšrement lors des hivers 1987-1988, 1988-1989 et 1989-1990 qui plongent bien des stations dans le rouge. Plus que dans d’autres secteurs Ă©conomiques, la ressource rappelle qu’elle dĂ©termine la possibilitĂ© mĂȘme de l’offre. Les collectivitĂ©s publiques supplĂ©ent alors les carences privĂ©es mais les PyrĂ©nĂ©es semblent dans une impasse Ă  terme elles ne peuvent Ă©galer les grands amĂ©nagements alpins, seuls Ă  avoir fait leurs preuves, et ne sont pas viables hors perfusion publique en raison de leur structure sportive et immobiliĂšre et des dĂ©fauts d’enneigement. PlutĂŽt qu’une rĂ©elle rĂ©flexion, c’est une course Ă  l’enneigement artificiel qui dĂ©bute avec une dizaine d’annĂ©es de retard sur les Alpes et des capacitĂ©s de financement et d’endettement restreintes. C’est dans ce contexte qu’aux Monts-d’Olmes, AndrĂ© RoudiĂšre dĂ©cide de cĂ©der ses parts. La SociĂ©tĂ© des tĂ©lĂ©skis est par la suite en pĂ©ril avec un manque Ă  gagner de 11 millions de francs en janvier 1990. Les emplois saisonniers sont en danger. Jean-Pierre Malecamp, devenu le principal actionnaire de la SociĂ©tĂ© des tĂ©lĂ©skis, Ă©ponge ce dĂ©ficit d’exploitation avec l’appui de l’assureur Jean-Pierre Carbonnel. Tous deux sont directement liĂ©s Ă  RoudiĂšre puisqu’ils sont ses gendres 41. La saison 1992-1993 est Ă  nouveau marquĂ©e par le manque de neige. En 1994-1995, le nombre de forfaits journaliers vendus est tombĂ© Ă  79 000 contre 243 211 Ă  Ax, 111 389 Ă  Guzet 42. 43 AD09, 583W28 dĂ©tente consultants et FININDEV, Étude sur les capacitĂ©s financiĂšres et les condit ... 44 Le rĂ©chauffement climatique d’origine anthropique est un phĂ©nomĂšne identifiĂ© depuis la fin du xixe ... 34La neige se fait attendre lors de la saison 1995-1996 et manque carrĂ©ment lors des hivers 1996-1997 et 1997-1998 17 000 et 28 000 journĂ©es-skieurs aux Monts-d’Olmes. Les chiffres d’affaires des stations pyrĂ©nĂ©ennes chutent alors de 20 Ă  50 % par rapport aux saisons prĂ©cĂ©dentes. Suite Ă  ce nouvel Ă©pisode calamiteux, le conseil gĂ©nĂ©ral commande une Ă©tude sur les capacitĂ©s financiĂšres et les conditions de rentabilitĂ© des stations d’AriĂšge pour dĂ©cider de la stratĂ©gie et des investissements Ă  venir 43. Le sous-investissement dans les domaines ariĂ©geois depuis le milieu des annĂ©es 1980 renforce les problĂšmes liĂ©s au manque d’enneigement. En 1998-1999, Ax-Bonascre, qui concentre prĂšs de 55 % du chiffre d’affaires des stations du dĂ©partement, est la seule station en Ă©quilibre mais elle est lourdement endettĂ©e et prĂ©voit un plan d’investissement de 100 millions de francs sur cinq ans 1999-2004. Toutes les autres stations d’AriĂšge sont en difficultĂ©, MijanĂšs et Ascou Ă©tant dans une situation particuliĂšrement noire. Les Monts-d’Olmes, avec 11 % du chiffre d’affaires hivernal ariĂ©geois, huit permanents, trente saisonniers, quatre dameuses, six restaurants et une discothĂšque, sont confrontĂ©s Ă  des problĂšmes d’enneigement rĂ©currents et Ă  l’obsolescence de l’immobilier et de remontĂ©es mĂ©caniques jamais renouvelĂ©es. Ils prĂ©sentent une image populaire, dĂ©suĂšte, peu qualitative ». La station a un avantage indĂ©niable ses tarifs seraient les moins Ă©levĂ©s de la chaĂźne mais l’offre de pistes noires et rouges 11 sur un total de 20 pistes est trop importante pour le public familial qui la frĂ©quente. La capacitĂ© d’hĂ©bergement sur site atteint dĂ©sormais 2 171 lits, 9 000 avec le canton. Comme MijanĂšs, Ascou et dans une moindre mesure Guzet, les Monts-d’Olmes risquent la fermeture si les collectivitĂ©s ne comblent pas les dĂ©ficits en cas de nouvelle annĂ©e sans neige, qui viendra. L’étude conclue en effet sur la tendance Ă  la baisse de l’enneigement, en liaison avec un phĂ©nomĂšne de rĂ©chauffement gĂ©nĂ©ral dont apparemment il semble qu’il soit scientifiquement acquis 44 ». 35Dans toutes les PyrĂ©nĂ©es, dĂ©sormais, de lourds investissements sont engagĂ©s, qui ne visent pas tant Ă  prendre des parts de marchĂ© qu’à rester dans la course et Ă©viter de fermer. L’immobilier qui se vend mal ne peut plus tirer les stations, il ne reste que l’endettement, potentiellement Ă  fonds perdus. Il faudrait investir tout azimut dans les domaines skiables, dans l’immobilier, dans l’animation ; or, les investissements consentis pour le ski ne laissent aucune marge ou presque pour lancer des produits innovants. La situation de nombre de stations pyrĂ©nĂ©ennes semble en fait inextricable. Elles sont prises dans un phĂ©nomĂšne de dĂ©pendance au sentier empruntĂ© path dependence, une voie prise que l’on ne peut plus ensuite quitter ; Bruno et Palier, 2010 il leur faut investir pour Ă©viter l’obsolescence et la fermeture en cas de manque de neige alors que des emplois en dĂ©pendent et que des investissements Ă©normes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© consentis ; en mĂȘme temps, cet investissement accroĂźt la vulnĂ©rabilitĂ© des stations. La possibilitĂ© d’abandonner les centres en dĂ©sĂ©quilibre structurel est Ă©voquĂ©e dans l’étude commandĂ©e par le conseil gĂ©nĂ©ral. Mais en raison de leur effet sur l’emploi, de leur rĂŽle dans l’équilibre territorial et dans le maintien d’un peuplement en montagne, de l’absence d’alternative assurĂ©e, les collectivitĂ©s ne peuvent s’y rĂ©soudre. La gestion intercommunale ou la dĂ©partementalisation sont d’autres possibilitĂ©s qui libĂšreraient les finances locales et rĂ©partiraient la charge de l’endettement sur des bases plus solides. 2. La collectivisation d’une exploitation dĂ©ficitaire mais indispensable pour l’économie locale 45 La DĂ©pĂȘche, 30/11/2001, 17/11/2005 ; dĂ©libĂ©ration du conseil municipal de Montferrier, 19/01/1999. 36En janvier 1999, au terme de la concession et en vertu de la loi Montagne qui fait des remontĂ©es mĂ©caniques un service public, la commune de Montferrier reprend la main sur les tĂ©lĂ©skis et investit pour la modernisation d’installations devenues obsolĂštes. Jean-Pierre Malecamp estimant la reprise des installations sous-estimĂ©e financiĂšrement, un long contentieux judiciaire dĂ©bute. Le plan quinquennal d’investissements lancĂ© par la commune permet d’installer 40 canons Ă  neige, de crĂ©er une retenue collinaire Ă  la place d’une zone humide et d’engazonner les pistes centrales pour en faciliter l’enneigement artificiel et la praticabilitĂ© mĂȘme en cas de faible couverture neigeuse 45. Cela reprĂ©sente 40 millions de francs d’investissement et un fort endettement public, tandis que la crise industrielle frappe le pays d’Olmes et assĂšche les capacitĂ©s financiĂšres des collectivitĂ©s du fait de la baisse des entrĂ©es de taxe professionnelle. Ce plan d’investissement repose sur un doublement du chiffre d’affaires Ă  terme, ce qui est trĂšs optimiste dans un contexte gĂ©nĂ©ral de stagnation du marchĂ© hivernal. Les habitants du pays d’Olmes semblent se dĂ©sintĂ©resser de leur station ; l’ancrage local, originellement fort, s’est distendu dans un contexte oĂč une partie de l’industrie textile est en crise. Figure 7 – Le tĂ©lĂ©siĂšge avec, en fond, les chalets et l’ancien hĂŽtel en front de neige Source MIN-UT2J et Minovez 46 La DĂ©pĂȘche, 03/11 et 10-31/12/2007. 37DĂšs 2000, Montferrier ne s’estime pas assez solide et souhaite voir la communautĂ© de communes du Pays d’Olmes reprendre l’exploitation car la pression sur les finances communales est trop forte. Ce transfert est effectif en novembre 2003 et permet d’installer le tĂ©lĂ©siĂšge, inaugurĂ© en dĂ©cembre 2007, et de conjurer l’absence de neige en bas de domaine 46. Les trois saisons qui suivent, faiblement enneigĂ©es, semblent confirmer que l’équipement Ă©tait indispensable puisqu’il permet d’assurer une activitĂ© minimale. De nouveaux bĂątiments sont projetĂ©s pour relancer la station, mais sans suite. Les tensions sont dĂšs lors vives au sein de l’intercommunalitĂ© quant au coĂ»t de cette station et Ă  l’avenir qu’il conviendrait de lui donner. 38Alors que l’enneigement devient de plus en plus alĂ©atoire, l’exploitation du domaine skiable est transfĂ©rĂ©e lors de la saison 2015-2016, Ă  titre expĂ©rimental d’abord, Ă  la Savasem Ski alpin vallĂ©es d’Ax – sociĂ©tĂ© Ă©conomique mixte, en dĂ©lĂ©gation de service public DSP. Le savoir-faire technique de la Savasem amĂ©liore l’exploitation, en particulier le rendement des canons Ă  neige. La Savasem exploite dĂ©jĂ  les remontĂ©es d’Ax et d’Ascou tout en intervenant sur des opĂ©rations de maintenance ailleurs dans la chaĂźne. Son capital regroupe la commune d’Ax, la communautĂ© de communes de la vallĂ©e d’Ax et le dĂ©partement. Elle exploite chaque station avec un statut particulier afin de minimiser les risques. Pour Ax-Trois-Domaines, il s’agit d’un affermage la commune d’Ax supporte les gros investissements et la Savasem lui verse un loyer au moins Ă©quivalent Ă  cet effort communal tout en assumant les pertes d’exploitation. À Ascou, station structurellement dĂ©ficitaire, la Savasem est en rĂ©gie intĂ©ressĂ©e elle exploite pour le compte de la communautĂ© de commune propriĂ©taire de laquelle elle reçoit une rĂ©tribution. Aux Monts-d’Olmes, sa rĂ©munĂ©ration est proportionnĂ©e aux rĂ©sultats d’exploitation. Cela n’enlĂšve pas, pour la collectivitĂ© locale, la responsabilitĂ© d’assumer les investissements de modernisation et l’essentiel des risques financiers, le dĂ©lĂ©gataire ne s’engageant qu’à amĂ©liorer l’exploitation. 39La station compte aujourd’hui 2 200 lits et 13 remontĂ©es mĂ©caniques un tĂ©lĂ©siĂšge quatre places, douze tĂ©lĂ©skis pour une capacitĂ© de 11 638 skieurs par heure et une frĂ©quentation qui oscille entre 60 000 et 100 000 journĂ©es-skieurs par an depuis bientĂŽt quatre dĂ©cennies. Son cinquantenaire, cĂ©lĂ©brĂ© Ă  partir de janvier 2018, a bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’aura procurĂ©e par la mĂ©daille d’or aux Jeux olympiques d’hiver de Perrine Laffont, skieuse sur bosses originaire du pays d’Olmes. La nature s’est nĂ©anmoins montrĂ©e, encore une fois, capricieuse puisqu’un Ă©boulement sur la route d’accĂšs a bloquĂ© 2 000 personnes dans la station la nuit du 20 au 21 fĂ©vrier 2018. 40Les Monts-d’Olmes, ouverts en janvier 1968, sont d’un cĂŽtĂ© un cas original puisque leur lancement est dĂ» Ă  l’action dĂ©terminĂ©e de particuliers et d’industriels du textile de Lavelanet, autour d’AndrĂ© RoudiĂšre, dans une stratĂ©gie de diversification Ă©conomique d’une rĂ©gion industrielle avec comme modĂšle les grandes stations alpines amĂ©nagĂ©es au mĂȘme moment en sites vierges. Les collectivitĂ©s ont au dĂ©part une place plus rĂ©duite qu’ailleurs dans la chaĂźne. D’un autre cĂŽtĂ©, par bien des aspects, les Monts-d’Olmes concentrent nombre des difficultĂ©s caractĂ©ristiques des stations de moyenne altitude. L’enneigement, largement nĂ©gligĂ© lors de la crĂ©ation de la station, prĂ©sente un problĂšme majeur duquel dĂ©coulent les problĂšmes de rentabilitĂ© des Ă©quipements – comme ailleurs. LancĂ©e pour l’étĂ© et l’hiver, dans l’idĂ©e de servir Ă  la mise en valeur touristique de tout le pays d’Olmes, la station n’a pu atteindre cet objectif vers lequel tendent toujours, pourtant, les espoirs locaux. Son exploitation est marquĂ©e par les difficultĂ©s immĂ©diates liĂ©es Ă  la mauvaise Ă©valuation des capacitĂ©s naturelles du site. La raison d’ĂȘtre de la station semble finalement immobiliĂšre, sauf qu’une fois les premiers lotissements effectuĂ©s, il a fallu assumer un Ă©quipement largement dĂ©ficitaire mais crĂ©ateur d’emplois. 47 Entretiens menĂ©s par Minovez avec Marc Sanchez maire de Lavelanet, 17/06/2018 ; GĂ©rald Sgob ... 48 Entretien avec Jordane Malecamp petite-fille d’AndrĂ© RoudiĂšre et cogĂ©rante de la SEIMO menĂ© par J ... 41Nombre d’élus du pays d’Olmes, dont l’industrie a brutalement reculĂ© dans les annĂ©es 1990 et 2000, misent dĂ©sormais sur le tourisme pour relancer l’activitĂ© Ă©conomique. Les Monts-d’Olmes sont donc centraux dans leurs rĂ©flexions. Sont-ils un atout pour l’attractivitĂ© touristique, rĂ©sidentielle et entrepreneuriale du territoire, ou un stigmate encombrant du passĂ© industriel et d’un certain court-termisme des Trente Glorieuses, un fardeau dans les dĂ©penses publiques qui empĂȘche de se consacrer Ă  autre chose ? Les rĂ©flexions battent en tout cas leur plein pour envisager la diversification de l’offre, une requalification paysagĂšre, une mise en synergie avec les attraits touristiques locaux, une valorisation de l’environnement local 47. En dĂ©pit du rĂ©alisme dont font preuve les acteurs locaux quant Ă  la gravitĂ© financiĂšre et climatique de la situation, certains veulent croire Ă  une reprise de l’urbanisation, seule maniĂšre d’assurer de nouveaux revenus Ă  la station et de permettre de se moderniser 48. Ici comme ailleurs perdure la tentation de la fuite en avant pour ne pas fermer, entretenue par le haut niveau d’endettement et la fragilitĂ© des emplois locaux – peut-ĂȘtre aussi par un optimisme technologique liĂ© aux canons Ă  neige autant que par rĂ©action contre un sentiment d’impuissance. Dans un pays de montagne oĂč tout semble Ă©chapper Ă  l’action politique, une station reste un moyen pour les Ă©lus de montrer leur pouvoir de faire – au risque de l’absurde lorsque tout semble compromis par un environnement en dĂ©route. Les archives permettent de comprendre comment l’impasse s’est construite, dĂšs l’origine, avant mĂȘme l’irruption du changement climatique. Elles ne montrent pas vraiment de porte de sortie qu’il appartiendra Ă  la crĂ©ativitĂ© des acteurs en prĂ©sence de trouver. Haut de page Bibliographie Barthe L., Les Quatre Saisons, Association pour l’animation d’actions culturelles dans la haute vallĂ©e de l’Hers, BĂ©lesta, 1993. Chadefaud M., Aux origines du tourisme dans les Pays de l’Adour, universitĂ© de Pau et des Pays de l’Adour, 1987. Cumin G., Les stations intĂ©grĂ©es », Urbanisme, no 116, 1970, p. 50-53. Denning A., Skiing into Modernity A Cultural and Environmental History, University of California Press, Berkeley, 2014. Franco C., Dans le lieu et dans le temps. Pour une histoire environnementale des infrastructures touristiques des Alpes franco-italiennes 1945-1975, thĂšse d’architecture, universitĂ© Grenoble Alpes-École polytechnique de Milan, 2019. Hagimont St., AmĂ©nager et exploiter la montagne sportive hivernale. La SociĂ©tĂ© des chemins de fer et hĂŽtels de montagne aux PyrĂ©nĂ©es 1911-1982 », Entreprises et Histoire, no 93, 2018, p. 27-46. Hagimont St., Commercialiser la nature et les façons d’ĂȘtre. Une histoire sociale et environnementale de l’économie et de l’amĂ©nagement touristiques PyrĂ©nĂ©es françaises et espagnoles, xixe-xxe siĂšcles, thĂšse d’histoire, universitĂ© Toulouse – Jean JaurĂšs, 2017. Huc-Dumas, Les stations ariĂ©geoises. Un rĂ©sultat apprĂ©ciable aprĂšs 11 ans d’efforts patients », Nouvelles industrielles et commerciales, no 126, 1968, p. 9 et suiv. Knafou R., Les Stations intĂ©grĂ©es de sports d’hiver des Alpes françaises. L’amĂ©nagement de la montagne Ă  la française », Masson, Paris, 1978. Larique B., Les sports d’hiver en France un dĂ©veloppement conflictuel ? », Flux, nos 63-64, 2006, p. 7-19. Minovez L’Industrie invisible. Les draperies du Midi xviie-xxe siĂšcle. Essai sur l’originalitĂ© d’une trajectoire, CNRS Ă©ditions, Paris, 2012. Minovez et Jimenez J., Les Monts-d’Olmes. 80 ans de ski en pays cathare, film, universitĂ© Toulouse – Jean JaurĂšs/Pays d’art et d’histoire du Pays des PyrĂ©nĂ©es cathares, 2019. Palier B., Path Dependence effet de dĂ©pendance au chemin empruntĂ© », dans Boussaguet L., Jacquot S. et Ravinet P., Dictionnaire des politiques publiques, Presses de Sciences Po, Paris, 2010, p. 411-419. PrĂ©au P., Essai d’une typologie des stations de sports d’hiver dans les Alpes du Nord », Revue de gĂ©ographie alpine, t. 56, 1968, p. 127-140. VlĂšs V., Avant-propos. Les processus de transformation des trajectoires locales des stations et aires touristiques des questions modĂ©lisables ? », Sud-Ouest EuropĂ©en, no 39, 2015, p. 5-11. Haut de page Notes 1 Nous remercions Lucas Destrem, chargĂ© d’inventaire pour le PAH, AnaĂŻs Comet, chargĂ©e d’inventaire pour la rĂ©gion Occitanie et l’universitĂ© de Toulouse – Jean JaurĂšs dans le cadre du programme europĂ©en FEDER TCV-Pyr 2017-2020 et Marina Salby, animatrice de l’architecture et du patrimoine pour le Pays d’art et d’histoire des PyrĂ©nĂ©es cathares. 2 AD09, 342W58 statuts de l’APSPO. 3 Entretien avec Aldo Vila menĂ© par Minovez, 17/12/2018 ; Barthe, 1993, p. 95 ; archives dĂ©partementales d’AriĂšge AD09, 225W93 lettre de RoudiĂšre au SEATM, 13/09/1966 ; AD09, 342W58 dossier Station des Monts-d’Olmes », 1963 ; cadastre sur 4 AD09, 535W122 lettre du commissaire au tourisme au prĂ©fet de l’AriĂšge, 02/08/1963. 5 Voir les projets dans AD09, 342W58. 6 AD09, 342W58 avant-projet de la station des Monts-d’Olmes, 1964. 7 Entretien avec RenĂ© Labadie menĂ© par Minovez, 15/11/2018. 8 Entretien avec Aldo Vila menĂ© par Minovez, 17/12/2018. 9 AD09, 342W58 dossier Monts-d’Olmes dont dĂ©libĂ©rations du conseil municipal de Montferrier, 02/12/1964, 15/05/1965 ; Barthe, 1993, p. 111-113. 10 AD09, 342W58 lettre du prĂ©fet d’AriĂšge au commissaire gĂ©nĂ©ral au tourisme, 09/11/1964. 11 AD09, 705W243 lettre de RoudiĂšre au directeur dĂ©partemental de l’équipement, 19/12/1966. 12 AD09, 342W58 lettre de Philip Ă  RoudiĂšre, 05/04/1965. 13 AD09, 342W58 lettre d’AndrĂ© RoudiĂšre au prĂ©fet, 21/05/1965. En capitales dans le texte. 14 AD09, 225W93 lettre de RoudiĂšre Ă  Vincent Cambau, 13/09/1966. 15 AD09, 356W23 rapport de prĂ©sentation sur la station des Monts-d’Olmes, DDE, 29/07/1981. 16 Entretiens menĂ©s par Minovez avec Charles AuthiĂ© ancien mĂ©canicien textile, pionnier du ski Ă  la mine du Fangas, 08/11/2018 ; Raoul Pigeon cadre dirigeant chez Michel-Thierry, 13/11/2018 ; Georges MarcĂ©rou ancien artisan-tisserand, vice-prĂ©sident du ski-club de Montferrier, 05/02/2019. 17 Un hĂ©licoptĂšre travaille Ă  la construction du nouveau tĂ©lĂ©ski des Monts-d’Olmes », La DĂ©pĂȘche, 01/08/1968. 18 AD09, 595W401 SEIMO d’Olmes et SociĂ©tĂ© ariĂ©geoise immobiliĂšre et Cie, CrĂ©ation d’un ensemble immobilier. RĂšglement des servitudes d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral du lotissement », 24/06/1968. 19 Schuss aux Monts-d’Olmes », Midi Auto Moto, 1969 ; Nouvelles installations aux Monts-d’Olmes », À l’assaut de la montagne », La DĂ©pĂȘche, 18/08/1969 et 24/11/1969. 20 DĂ©libĂ©ration du conseil municipal de Montferrier, 18/12/1968 ; La DĂ©pĂȘche, 12/12/1968, 27/02/1969 ; AD09, 225W93. 21 La DĂ©pĂȘche, 09/12/1969. 22 La DĂ©pĂȘche, 22/10/1971 ; AD09, 295W89 avant-projet de lotissement, 26/04/1968. 23 Les Monts-d’Olmes. Station pyrĂ©nĂ©enne de sports d’hiver », Les Nouvelles industrielles et commerciales, no 155, 1970, p. 466-467. 24 La DĂ©pĂȘche, 22/01/1970 ; AD09, 225W93 correspondances, 24/08/1973 et 14/10/1974. 25 AD09, 225W93 lettre du comitĂ© de la station des Monts-d’Olmes au prĂ©fet de rĂ©gion, 03/03/1975. 26 AD09, 356W28 tableau dressĂ© par l’antenne SEATM PyrĂ©nĂ©es, juin 1977. 27 AD09, 356W28 lettre de RoudiĂšre au directeur dĂ©partemental de l’équipement, 27/09/1980. 28 AD09, 356W26 amĂ©nagement touristique de la montagne, rĂ©union du 06/02/1979. 29 AD09, 356W28 rapport du chargĂ© de mission du SEATM au prĂ©fet d’AriĂšge, 14/08/1980. 30 AD09, 356W23 rapport de la DDE d’AriĂšge, 29/07/1981. 31 La DĂ©pĂȘche, 18/08/1969. 32 AD09, 356W23 rapport de la DDE d’AriĂšge, 29/07/1981. 33 AD09, 356W28 avis des services d’urbanisme de l’AriĂšge au dossier UTN dressĂ© en octobre 1980. 34 AD09, 356W28 CR de la rĂ©union entre les services du dĂ©partement, de l’État et les acteurs locaux, prĂ©fecture d’AriĂšge, 07/10/1980. 35 AD09, 356W28 enquĂȘte sur la banalisation des lits, 1980 ; rĂ©union du 15/04/1980 entre le maire de Montferrier, Verdier, Barbe et la prĂ©fecture. 36 AD09, 356W28 chargĂ© de mission SEATM au prĂ©fet, 14/08/1980. 37 AD09, 356W28 dossier UTN, octobre 1980. 38 AD09, 356W23 comitĂ©s interministĂ©riels des UTN, 24/03/1981 et 16/06/1981 ; CR de la rĂ©union du 18/11/1981, prĂ©fecture d’AriĂšge. 39 AD09, 356W23 protocole de banalisation, 24/02/1982. 40 Archives nationales, 19980052/8 Ă©changes entre le ministre de l’Urbanisme et le prĂ©fet d’AriĂšge, 14/03/1984, 14/08/1984 ; avis de l’antenne de Toulouse du SEATM, 1984. 41 Entretien avec Maryse Carbonnel fille d’AndrĂ© RoudiĂšre et Ă©pouse de Jean-Pierre Carbonnel menĂ© par Minovez, 13/11/2018. 42 DĂ©tente consultants et FININDEV, Étude sur les capacitĂ©s financiĂšres et les conditions de rentabilitĂ© des stations de ski de l’AriĂšge », rapport imprimĂ©, 2000. 43 AD09, 583W28 dĂ©tente consultants et FININDEV, Étude sur les capacitĂ©s financiĂšres et les conditions de rentabilitĂ© des stations de ski de l’AriĂšge », rapport imprimĂ©, 2000. 44 Le rĂ©chauffement climatique d’origine anthropique est un phĂ©nomĂšne identifiĂ© depuis la fin du xixe siĂšcle, scientifiquement reconnu depuis 1979 et mesurĂ© depuis 1995. 45 La DĂ©pĂȘche, 30/11/2001, 17/11/2005 ; dĂ©libĂ©ration du conseil municipal de Montferrier, 19/01/1999. 46 La DĂ©pĂȘche, 03/11 et 10-31/12/2007. 47 Entretiens menĂ©s par Minovez avec Marc Sanchez maire de Lavelanet, 17/06/2018 ; GĂ©rald Sgobbo prĂ©sident de la communautĂ© de communes du Pays d’Olmes, 17/06/2018. 48 Entretien avec Jordane Malecamp petite-fille d’AndrĂ© RoudiĂšre et cogĂ©rante de la SEIMO menĂ© par Minovez, 13/11/ de page Table des illustrations Titre Figure 1 – Urbanisme de la station des Monts-d’Olmes 1967-2008 CrĂ©dits Source AnaĂŻs Comet dans le cadre du projet FEDER TCV-PYR URL Fichier image/jpeg, 644k Titre Figure 2 – La station des Monts-d’Olmes et ses champs de neige CrĂ©dits Source MIN-UT2J et Minovez URL Fichier image/jpeg, 372k Titre Figure 3 – Le Cristal et les ateliers de la station des Monts-d’Olmes CrĂ©dits Source MIN-UT2J et Minovez URL Fichier image/jpeg, 168k Titre Figure 4 – Le Cristal en front de neige avec chalets en fond CrĂ©dits Source MIN-UT2J et Minovez URL Fichier image/jpeg, 180k Titre Figure 5 – Skieurs, front de neige et Cristal aux Monts-d’Olmes CrĂ©dits Source MIN-UT2J et Minovez URL Fichier image/jpeg, 144k Titre Figure 6 – Hameau de chalets dans un paysage qui se veut alpin CrĂ©dits Source MIN-UT2J et Minovez URL Fichier image/jpeg, 188k Titre Figure 7 – Le tĂ©lĂ©siĂšge avec, en fond, les chalets et l’ancien hĂŽtel en front de neige CrĂ©dits Source MIN-UT2J et Minovez URL Fichier image/jpeg, 159k Haut de page Pour citer cet article RĂ©fĂ©rence papier Steve Hagimont et Jean-Michel Minovez, Or blanc » et promotion immobiliĂšre en territoire industriel les Monts-d’Olmes AriĂšge de la diversification Ă  la reconversion des annĂ©es 1960 Ă  nos jours », Sud-Ouest europĂ©en, 51 2021, 9-23. RĂ©fĂ©rence Ă©lectronique Steve Hagimont et Jean-Michel Minovez, Or blanc » et promotion immobiliĂšre en territoire industriel les Monts-d’Olmes AriĂšge de la diversification Ă  la reconversion des annĂ©es 1960 Ă  nos jours », Sud-Ouest europĂ©en [En ligne], 51 2021, mis en ligne le 27 janvier 2022, consultĂ© le 27 aoĂ»t 2022. URL ; DOI de page Auteurs Steve HagimontMaĂźtre de confĂ©rences en histoire Ă  l’universitĂ© Paris-Saclay, du mĂȘme auteur Avant-propos Paru dans Sud-Ouest europĂ©en, 51 2021 Turning national the new path of tourism for a border district, the Val d’Aran in Catalonia xix-xxi century Los procesos de apropiaciĂłn turistica de un territorio fronteziro. la trayectoria del Valle de Aran Cataluñya, siglos xix-xxi Paru dans Sud-Ouest europĂ©en, 39 2015 Jean-Michel MinovezProfesseur des universitĂ©s en histoire Ă  l’universitĂ© Toulouse – Jean JaurĂšs, du mĂȘme auteur Avant-propos Paru dans Sud-Ouest europĂ©en, 51 2021 Haut de page

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