ReplierPartie législative (Articles L111-1 à L811-6). Replier PremiÚre partie : La propriété littéraire et artistique (Articles L111-1 à L343-7). Replier Livre III : Dispositions générales relatives au
Lon notera que les dispositions de lâarticle L. 113-1 du Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle selon lesquelles « la qualitĂ© dâauteur appartient, sauf preuve contraire, Ă celui ou Ă ceux sous le nom de qui lâĆuvre est divulguĂ©e » ne permettaient pas de rĂ©gler efficacement ce contentieux au fond.
2 La protection intellectuelle de site internet : le fonctionnement. Aurore Bonavia, Avocate. · Village Justice · 18 avril 2022. Aux termes de l'article L113 -1 du Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle, « la qualitĂ© d'auteur appartient, sauf preuve contraire, Ă celui ou Ă ceux sous le nom de qui l'Ćuvre est divulguĂ©e ».
Larticle L113-1 du Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle dispose que lâauteur est prĂ©sumĂ© ĂȘtre celui ou ceux sous le nom de qui lâĆuvre est divulguĂ©e. Cette prĂ©somption est dite simple, câest-Ă -dire quâelle peut ĂȘtre renversĂ©e, si celui qui prĂ©tend ĂȘtre le vĂ©ritable auteur parvient Ă prouver que la personne sous le nom de laquelle lâĆuvre a Ă©tĂ© divulguĂ©e nâa pas
Cettesolution dĂ©coule de lâarticle L. 113-5 du Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle qui Ă©nonce que « lâĆuvre collective est, sauf preuve contraire, la propriĂ©tĂ© de la personne physique ou morale sous le nom de laquelle elle est divulguĂ©e. / Cette
EnconsĂ©quence, la mise en Ćuvre dâune opĂ©ration de crowdsourcing impose un examen juridique afin de prĂ©voir les Ă©ventuelles cessions de droits adĂ©quates sur les droits patrimoniaux et organiser le respecter du droit moral de chaque coauteur, lequel est selon lâarticle L.121-1 du Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle, perpĂ©tuel, imprescriptible et inaliĂ©nable.
wGxbIyy. Par Franck Beaudoin, avocat, FB Juris PubliĂ© sur le 31 juillet 2018 ActualisĂ© le 12 avril 2020 Guide juridique Pour commercialiser ou mettre gratuitement Ă disposition un logiciel informatique ou une application mobile, il convient gĂ©nĂ©ralement de concĂ©der Ă lâutilisateur une licence dâutilisation non exclusive payante ou gratuite. Lâauteur ou lâĂ©diteur conservent la propriĂ©tĂ© intellectuelle du logiciel ou de lâapplication et ne concĂšdent quâune simple licence, câest-Ă -dire une autorisation dâutiliser le logiciel ou lâapplication. La licence se distingue ainsi dâune cession de droits en cas de cession des droits patrimoniaux, le cĂ©dant perd la propriĂ©tĂ© du logiciel ou de lâapplication. SchĂ©matiquement, pour un logiciel informatique ou une application mobile, on peut distinguer trois intervenants. Lâauteur du logiciel ou de lâapplication est celui qui lâa conçu et dĂ©veloppĂ©. Il peut y avoir plusieurs coauteurs. Lâauteur peut ĂȘtre une personne physique ou une personne morale. Lâauteur jouit de droits moraux et de droits patrimoniaux. Les droits moraux recouvrent le droit au respect du nom, de la qualitĂ© et de lâoeuvre de lâauteur, ainsi que le droit de divulguer lâoeuvre articles L. 121-1 et L. 121-2 du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Le droit au respect du nom, de la qualitĂ© et de lâoeuvre de lâauteur, relatif Ă la paternitĂ© de cette oeuvre, est inaliĂ©nable, incessible concrĂštement, le nom de lâauteur doit toujours ĂȘtre citĂ©, mĂȘme si le droit dâexploitation a Ă©tĂ© cĂ©dĂ©. Les droits patrimoniaux correspondent au droit dâexploitation de lâoeuvre. Ce droit dâexploitation comprend le droit de reprĂ©sentation et le droit de reproduction, lesquels sont cessibles Ă titre gratuit ou Ă titre onĂ©reux article L. 122-7 du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Lâauteur peut donc cĂ©der ses droits patrimoniaux, dans les conditions dĂ©finies par les articles L. 131-1 Ă L. 131-9 du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Souvent, lâauteur cĂšde ses droits patrimoniaux Ă un Ă©diteur. LâĂ©diteur est celui qui a acquis, auprĂšs de lâauteur ou de ses ayants droit, le droit de fabriquer ou de faire fabriquer en nombre des exemplaires de lâoeuvre ou de la rĂ©aliser ou faire rĂ©aliser sous une forme numĂ©rique, Ă charge pour lâĂ©diteur dâen assurer la publication et la diffusion article L. 132-1 du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Si lâauteur recourt Ă un Ă©diteur, il est nĂ©cessaire de conclure un contrat dâĂ©dition conforme aux dispositions du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Lâutilisateur du logiciel ou de lâapplication est la personne qui dispose du droit dâutiliser le logiciel ou lâapplication, moyennant paiement ou gratuitement. Lâutilisation du logiciel ou de lâapplication, qui nâimplique pas sa reproduction ou sa diffusion, doit ĂȘtre encadrĂ©e. Câest lâobjet du contrat de licence. Dans le modĂšle de contrat de licence qui suit, lâauteur est citĂ©, puis le contrat ne se rĂ©fĂšre quâĂ lâĂ©diteur et Ă lâutilisateur. Au sens large, le terme Ă©diteur peut ĂȘtre utilisĂ© de façon gĂ©nĂ©rique pour dĂ©signer la personne qui dispose des droits patrimoniaux de propriĂ©tĂ© intellectuelle et qui les exploite, mĂȘme sâil sâagit directement de lâauteur. Le modĂšle qui suit est principalement conçu pour un logiciel informatique ou une application mobile commercialisĂ©e sur une plateforme de tiers par exemple Apple App Store ou Google Play. La perspective gĂ©nĂ©rale est celle dâun logiciel ou dâune application comportant des fonctionnalitĂ©s et du contenu. Lâapplication ne permet pas Ă lâutilisateur dâĂ©diter du contenu, sauf sous la forme de commentaires, Ă©tant prĂ©cisĂ© que ces commentaires ne constituent pas des avis au sens de lâarticle L. 111-7-2 du code de la consommation. Lâapplication comporte une version gratuite et une version payante, ainsi que des achats intĂ©grĂ©s. Lâapplication ne constitue pas une plateforme en ligne au sens de lâarticle L. 111-7 du code de la consommation. Le droit de la consommation est susceptible de sâappliquer, dĂšs lors que le contrat de licence est conclu avec un consommateur ou un non-professionnel au sens de ce droit article prĂ©liminaire du code de la consommation. Si le consommateur doit renoncer au droit de rĂ©tractation conformĂ©ment Ă lâarticle L. 221-28 13° du code de la consommation, il est souhaitable de reproduire, lors du processus de commande, la clause qui figure dĂ©jĂ dans le contrat de licence en installant le logiciel, le consommateur demande la fourniture immĂ©diate dâun contenu numĂ©rique et renonce expressĂ©ment Ă son droit de rĂ©tractation ». RĂ©fĂ©rences PropriĂ©tĂ© intellectuelle â Le droit dâauteur est rĂ©gi par les articles L. 111-1 et suivants du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Les principales dispositions spĂ©cifiques aux logiciels sont les articles L. 112-2 13°, L. 113-9, L. 121-7, L. 122-6, L. 122-6-1, L. 122-6-2 de ce code. Droit de la consommation â Le code de la consommation est susceptible de sâappliquer, en particulier les articles L. 111-1, L. 111-2, L. 111-7 Ă L. 111-7-2, L. 112-1, L. 121-3, L. 121-16, L. 121-17, L. 121-21, L. 122-8 Ă L. 122-10, L. 131-1 et L. 131-4, L. 131-5, L. 132-1, L. 132-21, L. 132-22, L. 132-23, L. 132-26 et suivants, L. 211-1 et suivants, L. 212-1 Ă L. 212-3, L. 213-1, L. 215-1 Ă L. 215-4, L. 216-1 et suivants, L. 221-5, L. 221-11 Ă L. 221-15, L. 221-28 9° et 13°, L. 223-2, L. 612-1, R. 631-3. Contrat de licence applicable Ă compter du XXX [date] Logiciel / application XXX [dĂ©signation du logiciel ou de lâapplication] ci-aprĂšs dĂ©signĂ© le logiciel. Auteur du logiciel XXX [identification de lâauteur] Ăditeur du logiciel XXX [identification complĂšte de lâĂ©diteur et coordonnĂ©es postales, tĂ©lĂ©phoniques et Ă©lectroniques] ci-aprĂšs dĂ©signĂ© lâĂ©diteur. IMPORTANT â Lâinstallation ou lâutilisation du logiciel impliquent lâacceptation sans rĂ©serve du contrat de licence. Ce contrat est Ă©galement applicable Ă toute mise Ă jour ultĂ©rieure ou toute nouvelle version du logiciel. Le contrat de licence est conclu entre lâĂ©diteur du logiciel et lâutilisateur de ce logiciel. PropriĂ©tĂ© intellectuelle â Licence dâutilisation LâĂ©diteur est le dĂ©tenteur exclusif des droits patrimoniaux de propriĂ©tĂ© intellectuelle du logiciel et de lâintĂ©gralitĂ© des contenus incorporĂ©s au logiciel, sauf Ă©ventuelle mention contraire. LâĂ©diteur conserve la propriĂ©tĂ© du logiciel ainsi que des contenus incorporĂ©s au logiciel et consent Ă lâutilisateur une licence dâutilisation non exclusive du logiciel et des contenus. Cette licence est incessible. Lâutilisateur nâest pas autorisĂ© Ă concĂ©der de sous-licence. La licence est consentie pour XXX [prĂ©ciser, par exemple la France // le monde]. Elle est valable pour une durĂ©e XXX [prĂ©ciser, par exemple dĂ©terminĂ©e dâun an renouvelable tacitement pour une ou plusieurs pĂ©riodes dâune durĂ©e identique Ă la durĂ©e initiale, sauf en cas de rĂ©siliation notifiĂ©e au mois trois mois avant le terme, par tout moyen Ă©crit probant // indĂ©terminĂ©e // Ă©gale Ă la durĂ©e de lâabonnement souscrit par lâutilisateur]. La licence sera rĂ©siliĂ©e, immĂ©diatement et automatiquement, sans formalitĂ©, en cas de manquement de lâutilisateur au prĂ©sent contrat. LâĂ©diteur se rĂ©serve tous les droits qui ne sont pas expressĂ©ment confĂ©rĂ©s Ă lâutilisateur par le prĂ©sent contrat. Description et destination du logiciel â CaractĂ©ristiques essentielles du logiciel et fonctionnalitĂ©s du contenu numĂ©rique Le logiciel XXX [description du logiciel, de ses fonctionnalitĂ©s]. Le logiciel est destinĂ© Ă ĂȘtre utilisĂ© par XXX [catĂ©gories de personnes, capacitĂ© des personnes], dans le cadre dâun usage XXX [prĂ©ciser, par exemple non professionnel // professionnel], pour XXX [finalitĂ©]. Les fonctionnalitĂ©s du contenu numĂ©rique sont les suivantes XXX [complĂ©ter]. Avertissement â Consignes dâutilisation XXX [insĂ©rer les avertissements importants, les consignes dâutilisation du logiciel]. Lâutilisateur est tenu dâutiliser le logiciel dans le respect des lois et rĂšglements applicables en France et Ă lâendroit oĂč le logiciel est utilisĂ©. Le logiciel nâest pas conçu pour ĂȘtre utilisĂ© dans des situations oĂč des dysfonctionnements, erreurs ou inexactitudes du logiciel pourraient causer des prĂ©judices quelconques. Utilisation autorisĂ©e Lâutilisateur est autorisĂ© Ă installer le logiciel sur un appareil compatible et Ă utiliser les fonctionnalitĂ©s du logiciel prĂ©vues par lâĂ©diteur. 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Ces modalitĂ©s XXX [prĂ©ciser, par exemple seront communiquĂ©es Ă lâutilisateur qui en formule la demande Ă lâadresse XXX [adresse] // sont publiĂ©es Ă lâadresse XXX [adresse]]. InteropĂ©rabilitĂ© â XXX [Ă VOIR cf. article L. 122-6-1 du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. PrĂ©ciser, par exemple Les informations nĂ©cessaires Ă lâinteropĂ©rabilitĂ© sont rendues facilement et rapidement accessibles aux personnes ayant le droit dâutiliser un exemplaire du logiciel, comme suit XXX [modalitĂ©s]]. Configuration â prĂ©-requis techniques Le logiciel est conçu pour fonctionner avec les systĂšmes dâexploitation suivants XXX [complĂ©ter]. La configuration minimale requise est la suivante XXX [complĂ©ter, prĂ©ciser notamment si une connexion Ă Internet est requise pour utiliser le logiciel]. [Option si applicable] CrĂ©ation dâun compte dâutilisateur Le fonctionnement du logiciel nĂ©cessite de crĂ©er un compte utilisateur. Lâutilisateur est tenu de fournir des informations dâidentification exactes, complĂštes et Ă jour. En cas de modification, lâutilisateur est tenu de mettre Ă jour ses informations sans dĂ©lai. Les informations obligatoires sont les suivantes XXX [liste des informations obligatoires]. Les informations facultatives sont les suivantes XXX [liste des informations facultatives]. DonnĂ©es personnelles XXX [insĂ©rer ici les mentions obligatoires ou renvoyer Ă une politique de traitement des donnĂ©es personnelles ; cf. rubrique RGPD]. [Adapter en fonction de lâoffre] Version payante â Abonnement â Achats intĂ©grĂ©s La version payante du logiciel offre les fonctionnalitĂ©s suivantes XXX [prĂ©ciser]. XXX [en cas dâabonnement, prĂ©ciser les modalitĂ©s]. Le logiciel propose des achats intĂ©grĂ©s, notamment XXX [prĂ©ciser]. XXX [le cas Ă©chĂ©ant, faire rĂ©fĂ©rence Ă une grille tarifaire]. XXX [mentionner les Ă©ventuels frais]. Tous les paiements effectuĂ©s correspondent Ă une redevance pour lâutilisation du logiciel ou des services intĂ©grĂ©s ou la consultation des contenus et en aucun cas Ă une cession de droits. Le paiement est dĂ» dâavance, avant le tĂ©lĂ©chargement du logiciel. Tout paiement est dĂ©finitif et ne peut pas faire lâobjet dâun remboursement pour quelque motif que ce soit. ModalitĂ©s de paiement XXX [prĂ©ciser, par exemple les modalitĂ©s de paiement sont dĂ©finies dans les conditions dâutilisation de la plateforme sur laquelle le logiciel peut ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©]. ModalitĂ©s et dĂ©lai de mise Ă disposition du logiciel Le logiciel est mis Ă la disposition de lâutilisateur XXX [prĂ©ciser, par exemple sur la plateforme de tĂ©lĂ©chargement, immĂ©diatement aprĂšs i lâacceptation du prĂ©sent contrat de licence et des conditions de la plateforme, ii le paiement requis, iii le tĂ©lĂ©chargement et lâinstallation du logiciel, iv la crĂ©ation dâun compte utilisateur]. [Ă confirmer] Renonciation au droit de rĂ©tractation Lâutilisateur XXX [Ă confirmer ne bĂ©nĂ©ficie pas dâun droit de rĂ©tractation, quand bien mĂȘme cet utilisateur est une personne physique agissant en qualitĂ© de consommateur, conformĂ©ment Ă lâarticle L. 221-28 13° du code de la consommation. EN INSTALLANT LE LOGICIEL, LE CONSOMMATEUR DEMANDE LA FOURNITURE IMMĂDIATE DâUN CONTENU NUMĂRIQUE ET RENONCE EXPRESSĂMENT Ă SON DROIT DE RĂTRACTATION]. [Si applicable] Conditions dâutilisation de la plateforme de tĂ©lĂ©chargement Les conditions dâutilisation de la plateforme sur laquelle le logiciel est commercialisĂ© sont applicables. Lâutilisateur est invitĂ© Ă en prendre connaissance. Lâinstallation ou lâutilisation du logiciel suppose lâacceptation de ces conditions.] Logiciels et services de tiers XXX [si le logiciel utilise des logiciels ou des services de tiers, prĂ©ciser les fonctionnalitĂ©s concernĂ©es, renvoyer aux conditions dâutilisation des tiers et exclure toute garantie de lâĂ©diteur quant Ă ces logiciels et services de tiers]. Exclusion de garantie et de responsabilitĂ© LâĂ©diteur apporte tous ses soins au logiciel et aux contenus incorporĂ©s au logiciel. Cependant, il ne consent aucune garantie quant au logiciel et quant aux contenus. En particulier, lâĂ©diteur ne garantit pas que le logiciel et les contenus sont exacts, complets, Ă jour, exempts dâerreurs, adaptĂ©s aux besoins de lâutilisateur. Dans toute la mesure permise par les dispositions applicables, lâĂ©diteur nâassume aucune responsabilitĂ© quant aux consĂ©quences qui pourraient rĂ©sulter de lâutilisation du logiciel ou dâun dysfonctionnement quelconque du logiciel, ou dâune erreur ou omission affectant les contenus incorporĂ©s au logiciel. LâĂ©diteur veille Ă la modĂ©ration des commentaires, photographies, vidĂ©os et autres contenus qui pourraient ĂȘtre diffusĂ©s via le logiciel par des utilisateurs. Cependant, lâĂ©diteur nâest en aucun cas responsable de ces contenus et sa responsabilitĂ© ne peut pas ĂȘtre engagĂ©e de ce fait. DurĂ©e Le prĂ©sent contrat est conclu pour la durĂ©e de la licence concĂ©dĂ©e Ă lâutilisateur. Modifications LâĂ©diteur peut modifier le prĂ©sent contrat au cours de son exĂ©cution, sous rĂ©serve de le notifier Ă lâutilisateur. La notification pourra intervenir par tout moyen, y compris sous la forme dâune notification dans le logiciel. Les modifications entreront en vigueur au terme dâun dĂ©lai XXX [prĂ©ciser, par exemple de quinze jours // dâun mois] Ă compter de la notification. Lâutilisateur pourra sâopposer aux modifications en dĂ©sinstallant le logiciel. Langue Le prĂ©sent contrat est rĂ©digĂ© XXX [prĂ©ciser, par exemple exclusivement en langue française. Cette langue est utilisĂ©e durant la relation prĂ©contractuelle ainsi que pour la conclusion du contrat]. Traitement des rĂ©clamations Les rĂ©clamations peuvent ĂȘtre adressĂ©es Ă lâĂ©diteur XXX [OPTION 1 en utilisant les coordonnĂ©es mentionnĂ©es dans la rubrique XXX [prĂ©ciser] // OPTION 2 en utilisant les coordonnĂ©es suivantes XXX]. Le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone destinĂ© Ă recueillir lâappel dâun consommateur en vue dâobtenir la bonne exĂ©cution du contrat ou le traitement dâune rĂ©clamation nâest pas surtaxĂ©. LâĂ©diteur sâefforcera de traiter ces rĂ©clamations dans les meilleurs dĂ©lais et dây apporter une rĂ©ponse appropriĂ©e. RĂšglement des diffĂ©rends En cas de contestation, les parties pourront recourir Ă une procĂ©dure de mĂ©diation conventionnelle ou Ă tout autre mode alternatif de rĂšglement des diffĂ©rends. Le consommateur a le droit de recourir gratuitement Ă un mĂ©diateur de la consommation en vue de la rĂ©solution amiable du litige qui lâoppose Ă un professionnel, en vertu de lâarticle L. 612-1 du code de la consommation. LâĂ©diteur garantit au consommateur le recours effectif Ă un dispositif de mĂ©diation de la consommation. Si le code de la consommation est applicable Le consommateur peut saisir la juridiction française compĂ©tente en vertu des articles 42 Ă 46 du code de procĂ©dure civile ou de lâarticle R. 631-3 du code de la consommation. Si le consommateur nâest pas domiciliĂ© en France mais dans un autre Ătat membre de lâUnion europĂ©enne, la compĂ©tence juridictionnelle est dĂ©finie par les articles 17 Ă 19 du rĂšglement de lâUnion europĂ©enne n° 1215/2012 du 12 dĂ©cembre 2012. Par dĂ©rogation, les juridictions françaises sont exclusivement compĂ©tentes pour connaĂźtre de tout litige pouvant survenir entre lâĂ©diteur et le consommateur si ce dernier a, au moment de la conclusion du contrat, son domicile ou sa rĂ©sidence habituelle en France ; le consommateur consent expressĂ©ment Ă la prĂ©sente clause attributive de compĂ©tence au profit des juridictions françaises. Si le code de la consommation nâest pas applicable Les juridictions compĂ©tentes pour la ville XXX [ville] seront exclusivement compĂ©tentes pour connaĂźtre de tout litige se rapportant au prĂ©sent contrat, ou aux relations prĂ©-contractuelles intervenues entre les parties. Droit applicable Le droit français rĂ©git les relations prĂ©contractuelles entre lâutilisateur et lâĂ©diteur, ainsi que le prĂ©sent contrat. Conclusion du contrat Le contrat est rĂ©putĂ© conclu pour lâĂ©diteur Ă son siĂšge social et pour le consommateur Ă son domicile, lors du tĂ©lĂ©chargement du logiciel, Ă la date de ce tĂ©lĂ©chargement. PropriĂ©tĂ© intellectuelle Le contrat est Ă©tabli sur la base dâun modĂšle publiĂ© sur par FB Juris, sociĂ©tĂ© dâavocats inscrite au barreau des Hauts-de-Seine, immatriculĂ©e sous le numĂ©ro 511 717 787. Le modĂšle est la propriĂ©tĂ© exclusive de ses auteurs. FB Juris nâaccepte aucune responsabilitĂ© du fait de lâutilisation de ses modĂšles. FB Juris concĂšde une licence dâutilisation gratuite de ses modĂšles, exclusivement aux utilisateurs finaux, pour une utilisation directe. Il est interdit dâutiliser les modĂšles de FB Juris pour fournir des services juridiques payants. © FB Juris /
DĂ©cryptage par Lucie ChĂȘnebeau â Avocat â IP-IT- MEDIA â DATA PROTECTION Nombreux sont les auteurs et artistes qui choisissent de rester anonymes, quel que soit leur domaine de prĂ©dilection. Parmi eux ceux de lâunivers trĂšs particulier du street art, oĂč bon nombre prĂ©fĂšre garder leur identitĂ© secrĂšte. Banksy, artiste britannique et figure majeure du street art, fait partie de ces artistes dont lâidentitĂ© nâa jamais Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e au public. Rencontrant un Ă©norme succĂšs depuis quelques annĂ©es, Banksy est confrontĂ© Ă une exploitation de ses Ćuvres reproduites sans son accord sur des articles les plus divers proposĂ©s Ă la vente. Si en thĂ©orie lâartiste nâaurait pas eu de mal Ă faire reconnaĂźtre lâoriginalitĂ© et la titularitĂ© de ses droits sur ses Ćuvres dans une action en contrefaçon, câest Ă condition quâil accepte de dĂ©voiler son identitĂ© pour que la titularitĂ© de ses Ćuvres puisse ĂȘtre reconnue par la juridiction saisie. En France, par exemple, lâarticle du Code la propriĂ©tĂ© intellectuelle dispose que la qualitĂ© dâauteur appartient, sauf preuve contraire, Ă celui ou Ă ceux sous le nom de qui lâĆuvre est divulguĂ©e », imposant lĂ encore de renoncer Ă son anonymat. Ne lâentendant pas ainsi, Banksy a donc privilĂ©giĂ© un autre droit de la propriĂ©tĂ© intellectuelle â le droit des marques â lui permettant de conserver son anonymat. Mais son choix va rapidement connaĂźtre ses limites. En 2014, la sociĂ©tĂ© britannique Pest Control Office Limited, reprĂ©sentant Banksy, dĂ©pose plusieurs marques figuratives de lâUnion europĂ©enne reprĂ©sentant certaines des Ćuvres de lâartiste. Les marques ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es et gĂ©rĂ©es par la sociĂ©tĂ© britannique Pest Control Office Limited. Forte de ses marques, la sociĂ©tĂ© Pest Control Office Limited sâest ensuite opposĂ©e Ă diverses exploitations commerciales des Ćuvres de Banksy, dont la reproduction de certains dessins de lâartiste sur des cartes de vĆux distribuĂ©es par une sociĂ©tĂ© Full Color Black Limited. En 2019, la sociĂ©tĂ© Full Color Black Limited se dĂ©fend en rĂ©clamant la nullitĂ© des marques reproduisant les Ćuvres de Banksy. Elle soutient la mauvaise foi lors du dĂ©pĂŽt, arguant que lâartiste Banksy â reprĂ©sentĂ© par la sociĂ©tĂ© Pest Control Office Limited â nâavait jamais eu lâintention dâutiliser ces signes Ă titre de marque, câest-Ă -dire pour permettre au public dâidentifier lâorigine commerciale de produits ou services qui les distingue sur un marchĂ© concurrentiel. Par ailleurs, les marques françaises et de lâUnion europĂ©enne peuvent ĂȘtre dĂ©chues lorsque leur titulaire ne rapporte pas la preuve de leur usage Ă titre de marque pendant cinq ans. Les marques reproduisant les Ćuvres de Banksy ayant Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es en 2014, elles encouraient ainsi la dĂ©chĂ©ance lors de lâintroduction de la demande devant lâoffice europĂ©en par la sociĂ©tĂ© Full Color Black Limited si la sociĂ©tĂ© Pest Control Office Limited ne parvenait pas Ă dĂ©montrer que ces marques Ă©taient exploitĂ©es. En cours de procĂ©dure, Banksy tente alors de dĂ©montrer une exploitation des marques en dĂ©veloppant une enseigne Ă©phĂ©mĂšre et une boutique en ligne, le Gross Domestic Product. Cependant la premiĂšre ne sera jamais ouverte au public et la seconde ne permet pas de dĂ©montrer que des articles Ă©taient proposĂ©s Ă la vente. Lâartiste avait par ailleurs dĂ©clarĂ© publiquement que ces dĂ©marches avaient pour unique but de contourner les exigences propres au droit des marques et non de faire du merchandising autour de ses Ćuvres. Le 14 septembre 2020, malgrĂ© une prĂ©somption simple de bonne foi Ă lâĂ©gard du dĂ©posant, lâOffice de lâUnion europĂ©enne pour la propriĂ©tĂ© intellectuelle annule la marque figurative europĂ©enne n° 12575155 reprĂ©sentant le trĂšs cĂ©lĂšbre lanceur de fleurs ». Tout dâabord, lâoffice constate trĂšs logiquement que si lâartiste ne peut se fonder sur le droit dâauteur pour dĂ©fendre ses droits, il ne peut pas non plus certifier ĂȘtre lâauteur des Ćuvres lorsquâil sâagit de faire enregistrer des marques figuratives les reproduisant, conduisant lĂ encore Ă lui reconnaĂźtre des droits privatifs sur celles-ci. Par ailleurs, non convaincue par les preuves dâusage produites par le titulaire, lâoffice prend soin de relever les interventions publiques de lâartiste dĂ©voilant sa stratĂ©gie pour contourner les exigences juridiques quâon lui opposait. Or, lâEUIPO affirme avec force, et rappelle de maniĂšre trĂšs pĂ©dagogique, que le droit des marques nâa pas pour but de contourner les exigences propres au droit dâauteur, ces diffĂ©rents droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle poursuivant des objectifs diffĂ©rents. Ces constats le conduisent Ă reconnaĂźtre la mauvaise foi de la dĂ©posante, la sociĂ©tĂ© Pest Control Office Limited lors du dĂ©pĂŽt, position qui sera confirmĂ©e entre mai et juin 2021 conduisant Ă lâannulation de quatre autres marques reproduisant des Ćuvres de Banksy DâaprĂšs les Ă©lĂ©ments de preuve produits, Banksy nâa fabriquĂ©, vendu ou fourni aucun produit ou service sous la marque contestĂ©e, ni cherchĂ© Ă crĂ©er un marchĂ© commercial pour ses produits juste avant le dĂ©pĂŽt de la prĂ©sente demande en nullitĂ©. Ce nâest quâalors, en octobre 2019 ⊠quâil a ouvert un magasin en ligne et disposait dâune boutique physique, mais qui nâĂ©tait pas ouverte au public. Toutefois, par ses propres mots, publiĂ©s dans plusieurs publications diffĂ©rentes au Royaume-Uni, il ne tente pas de faire face Ă une partie du marchĂ© commercial en vendant ses produits, il sâest bornĂ© Ă tenter de remplir les catĂ©gories de marques pour dĂ©montrer lâusage de ces produits pour contourner le non-usage âŠ. Banksy et M. qui est directeur de la titulaire, ont fait des dĂ©clarations selon lesquelles les produits ont Ă©tĂ© créés et vendus uniquement pour cette cause. DĂšs lors, par leurs propres termes, ils admettent que lâusage du signe nâĂ©tait pas un usage sĂ©rieux de la marque pour crĂ©er ou maintenir une part de marchĂ© en commercialisant des produits, mais uniquement pour contourner la loi. » 1 Ainsi, sâil dĂ©cide de rester dans lâanonymat, il ne reste guĂšre Ă Banksy de solutions pour sâopposer aux exploitations commerciales de ses Ćuvres. 1 DĂ©cisions de lâEUIPO du 14/09/2020 n° 000033843, du 18/05/2021 n° 000039873, du 18/06/2021 n° 000039872 et n° 000040001 et du 19/06/2021 n° 000040000 et n° 000039921. DĂ©couvrir notre expertise IP-IT â MĂDIA â DATA PROTECTION
Vous avez besoin dâassurer votre entreprise ? protection de vos locaux, biens et matĂ©riels pro., obtention de garanties en ResponsabilitĂ©s Civiles en cas de dommage causĂ© Ă un client ou un fournisseur, etc. Facilitez vos recherches et dĂ©marches ! Comparez les devis dâassureurs et de courtiers et Ă©conomisez jusquâĂ -30% sur votre facture ! La loi Chatel permet dâĂ©viter la reconduction automatique de la plupart des contrats. GrĂące Ă cette charte dâassurance, de banque ou encore tĂ©lĂ©phonique, les assureurs doivent obligatoirement informer lâassurĂ© au plus tĂŽt 3 mois et au plus tard 15 jours avant la date limite de la rĂ©siliation de lâoffre. Pour comprendre davantage les conditions de cette loi, dĂ©couvrez les rĂšgles relatives au dispositif. Quelles sont les conditions de rĂ©siliation de la loi Chatel ? Les lois Chatel I et II sont des dispositifs dâinformation qui renforce les intĂ©rĂȘts du consommateur. Cette rĂšgle lĂ©gislative permet dâentreprendre la rĂ©siliation du contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e qui est reconduit de maniĂšre tacite. La reconduction tacite dâun contrat est courante dans le secteur de la tĂ©lĂ©phonie. Ce type dâoffre propose gĂ©nĂ©ralement des formules dont la durĂ©e est gĂ©nĂ©ralement de 12 ou 24 mois. Ces contrats incluent une facultĂ© de reconduction tacite Ă lâĂ©chĂ©ance du dĂ©lai. Ce type dâengagement ne peut ĂȘtre rĂ©siliĂ© durant sa durĂ©e de validitĂ© sauf dans certaines conditions. La rupture de lâengagement peut se faire Ă lâĂ©chĂ©ance de lâassurance. Lâinterruption du contrat est aussi soumise Ă des conditions techniques comme lâenvoi dâune lettre recommandĂ©e avec AR. Lâobjectif de la loi Chatel consiste Ă aider la relation contractuelle entre lâassurĂ© et les prestataires de services. Le dispositif remet en cause les reconductions tacites rĂ©alisĂ©es sans informer le consommateur. Ces situations peuvent aboutir Ă un blocage concernant la relation contractuelle. Une reconduction tacite reprĂ©sente le renouvellement du contrat sans nĂ©cessairement avoir de signature du client pour valider le nouvel engagement. Dispositions et mĂ©canismes de la rĂ©siliation apportĂ©e par la loi Chatel Informer le consommateur Lâarticle L. 136-1 du Code de la consommation introduit par la loi Chatel indique quâun prestataire de services doit informer tous ses clients quâils peuvent ne pas reconduire le contrat conclu incluant une clause de reconduction tacite en leur envoyant une lettre postale ou un courrier Ă©lectronique. Lâinformation doit ĂȘtre communiquĂ©e en respectant un dĂ©lai strict. Autre recommandation, la notification doit contenir des renseignements clairs et comprĂ©hensibles sans oublier une mise en exergue Ă la date limite de la rĂ©siliation du contrat. La pĂ©riode dâinformation des consommateurs pour un contrat dâassurance doit se faire en respectant une date limite de rĂ©siliation dâau moins 15 jours avant la date anniversaire du document. Le courrier doit Ă©galement inclure lâavis de cotisation annuelle. Quand la notification parvient de maniĂšre postĂ©rieure, lâassurĂ© bĂ©nĂ©ficie dâune prorogation de 20 jours Ă partir de la date du cachet de la poste. Quand lâassurĂ© nâest pas informĂ© sur son droit de rĂ©siliation, lâarticle L. 113-5-1 du Code des assurances affirme quâil pourra rompre lâaccord Ă tout moment. La loi Chatel ne sâapplique pas aux assurances vie. LâintĂ©rĂȘt du dispositif Chatel est que le consommateur est au courant du moyen de rĂ©silier son contrat Ă lâĂ©chĂ©ance de lâoffre. En profitant de cette pĂ©riode de rĂ©flexion avant lâĂ©chĂ©ance du contrat, lâassurĂ© pourra comparer les conditions dâoffre avec celles de la concurrence. Quand il souhaite changer de prestataire ou simplement ne plus bĂ©nĂ©ficier du service, il dispose de suffisamment de temps pour envoyer une lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception afin de rĂ©silier le contrat au prestataire actuel. Il ne faut pas oublier de rĂ©diger la missive dans des termes clairs avec comme objet RĂ©siliation de contrat et la ou les rĂ©fĂ©rences relatives aux documents. Les prestataires de services qui nĂ©gligent lâobligation dâinformation nâont plus le droit au maintien du contrat. RĂ©silier Ă tout moment un contrat en cas de dĂ©faut dâinformation Quand le consommateur nâa pas Ă©tĂ© informĂ© de ses droits de rĂ©siliation Ă lâĂ©chĂ©ance du pacte, il peut gratuitement mettre un terme Ă lâaccord Ă partir de la date de reconduction. Il suffit dâadresser une lettre recommandĂ©e sans avoir de prĂ©avis ni de pĂ©nalitĂ©s. La rĂ©siliation de contrat se fait Ă partir de la demande et non de la date de reconduction. Câest pour cette raison que le contrat ne rĂ©troagit pas depuis la date de reconduction tacite du document. Ă titre dâexemple, pour un contrat dâabonnement Internet reconduit au 31 janvier alors que la rĂ©siliation qui a comme motif le dĂ©faut dâinformation est entreprise le 1er avril prend effet le 1er avril et pas le 31 janvier. Dans le cas oĂč le client entreprend sa facultĂ© de rĂ©siliation, il bĂ©nĂ©ficie du remboursement du trop-perçu du prestataire depuis un dĂ©lai de 30 jours Ă partir de la date de rupture du contrat. Le montant du trop-perçu reprĂ©sente les sommes avancĂ©es par le consommateur. Ainsi, une cotisation annuelle dâun contrat dâassurance dont le montant des cotisations est prĂ©levĂ© avant sa rĂ©siliation devra ĂȘtre rendue au prorata de la durĂ©e effective de lâassurance. La prise en charge est rĂ©alisĂ©e en prenant compte de la dĂ©duction des montants conformes Ă lâaccomplissement de lâentente jusquâĂ son Ă©chĂ©ance. La Cour de cassation estime que le client a tirĂ© profit de la prestation. Il peut par exemple sâagir du maintien de lâabonnement de chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision.
Dans un arrĂȘt du 23 fĂ©vrier 2021, la Cour dâappel de Paris a confirmĂ© la condamnation de lâartiste contemporain Jeff Koons pour contrefaçon. Ćuvres transformatives et libertĂ© dâexpression Certains courants dâart contemporain reposent sur lâappropriation des Ćuvres Ă©laborĂ©es par dâautres artistes. Les Ćuvres dâorigines sont modifiĂ©es ou recontextualisĂ©es de façon Ă gĂ©nĂ©rer une Ćuvre nouvelle. Cependant, une telle dĂ©marche reposant sur la libertĂ© dâexpression, nâest pas sans poser problĂšme. Elle peut mettre en cause le respect des droits de lâauteur prĂ©existant. Le Code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle CPI, article L. 113-2 prĂ©voit expressĂ©ment cette possibilitĂ© sous le nom dâĆuvre composite. Il sâagit de lâĆuvre nouvelle Ă laquelle est incorporĂ©e une Ćuvre prĂ©existante sans la collaboration de lâauteur de cette derniĂšre ». NĂ©anmoins, la distinction nâest pas toujours aisĂ©e entre transformation dâune Ćuvre prĂ©existante et contrefaçon. Câest la question quâa dĂ» trancher la Cour dâappel de Paris en fĂ©vrier dernier. Le litige portait sur une sculpture de lâartiste Jeff Koons reprĂ©sentant une femme et un cochon dans la neige. Il opposait lâauteur de la photographie publicitaire Naf Naf ayant inspirĂ© la sculpture dâune part, Ă lâartiste amĂ©ricain, ainsi quâau musĂ©e ayant exposĂ© la sculpture litigieuse et Ă lâĂ©diteur lâayant reproduite dans un ouvrage dâautre part. Une deuxiĂšme condamnation de Jeff Koons pour contrefaçon Lâartiste contemporain Jeff Koons est connu pour ses enchĂšres record et les polĂ©miques quâil fait naĂźtre dans lâespace public ; il nâen est pas Ă sa premiĂšre condamnation pour contrefaçon par la Cour dâappel de Paris. Fin 2019, celle-ci avait donnĂ© raison aux ayants droit du photographe Jean-François Bauret, dont lâun des clichĂ©s avait plus quâinspirĂ© une sculpture du plasticien. Dans notre rĂ©cente affaire, Jeff Koons insistait nĂ©anmoins sur le caractĂšre fortement transformatif de sa sculpture. Il se prĂ©valait Ă©galement de lâexception de parodie, qui permet notamment de pasticher une Ćuvre Ă des fins humoristiques, et enfin de sa libertĂ© dâexpression. La cour a rejetĂ© ces trois arguments en estimant notamment que les similitudes entre les deux Ćuvres Ă©taient suffisantes pour Ă©tablir la contrefaçon, et que lâatteinte Ă la libertĂ© dâexpression de Jeff Koons que constituait cette condamnation Ă©tait, en lâespĂšce, proportionnĂ©e. Droit dâauteur Ă la française et fair use La ligne de dĂ©fense de Jeff Koons est pourtant symptomatique de lâintĂ©gration par le droit dâauteur français de certains mĂ©canismes propres au copyright anglo-saxon. Ce dernier permet en effet de dĂ©roger aux droits de lâauteur par la reconnaissance du fair use, câest-Ă -dire de lâusage loyal ou raisonnable de son Ćuvre par des tiers. La libertĂ© dâexpression, souvent mise en avant en droit amĂ©ricain, constitue lâune des raisons leur permettant de rĂ©utiliser une Ćuvre prĂ©existante. Le droit dâauteur français, lui, nâaccepte quâun nombre limitĂ© dâexceptions au droit dâauteur, Ă©numĂ©rĂ©es par lâarticle L. 122-5 du CPI. Pourtant, les tribunaux admettent dĂ©sormais la possibilitĂ© dâopĂ©rer une balance entre les diffĂ©rents droits en cause en appliquant un contrĂŽle de proportionnalitĂ©. Un arrĂȘt fameux de la Cour de cassation Civ. 1, 15 mai 2015, n° a ainsi reconnu la recherche dâun juste Ă©quilibre » entre les droits de lâauteur dâune part, et la libertĂ© dâexpression dâautre part. La balance opĂ©rĂ©e dans notre affaire a nĂ©anmoins conclu, une fois de plus, Ă la prĂ©valence du droit dâauteur. La condamnation pour contrefaçon dĂ©montre que la libertĂ© de crĂ©ation doit aussi composer avec les droits des tiers. Nâen dĂ©plaise Ă ses dĂ©tracteurs, la propriĂ©tĂ© littĂ©raire et artistique continue Ă tenir une bonne place dans notre paysage juridique. Marie Soulez RaphaĂ«lle Nordmann Lexing PropriĂ©tĂ© intellectuelle contentieux
Sont considĂ©rĂ©s notamment comme oeuvres de l'esprit au sens du prĂ©sent code 1° Les livres, brochures et autres Ă©crits littĂ©raires, artistiques et scientifiques ; 2° Les confĂ©rences, allocutions, sermons, plaidoiries et autres oeuvres de mĂȘme nature ; 3° Les oeuvres dramatiques ou dramatico-musicales ; 4° Les oeuvres chorĂ©graphiques, les numĂ©ros et tours de cirque, les pantomimes, dont la mise en oeuvre est fixĂ©e par Ă©crit ou autrement ; 5° Les compositions musicales avec ou sans paroles ; 6° Les oeuvres cinĂ©matographiques et autres oeuvres consistant dans des sĂ©quences animĂ©es d'images, sonorisĂ©es ou non, dĂ©nommĂ©es ensemble oeuvres audiovisuelles ; 7° Les oeuvres de dessin, de peinture, d'architecture, de sculpture, de gravure, de lithographie ; 8° Les oeuvres graphiques et typographiques ; 9° Les oeuvres photographiques et celles rĂ©alisĂ©es Ă l'aide de techniques analogues Ă la photographie ; 10° Les oeuvres des arts appliquĂ©s ; 11° Les illustrations, les cartes gĂ©ographiques ; 12° Les plans, croquis et ouvrages plastiques relatifs Ă la gĂ©ographie, Ă la topographie, Ă l'architecture et aux sciences ; 13° Les logiciels, y compris le matĂ©riel de conception prĂ©paratoire ; 14° Les crĂ©ations des industries saisonniĂšres de l'habillement et de la parure. Sont rĂ©putĂ©es industries saisonniĂšres de l'habillement et de la parure les industries qui, en raison des exigences de la mode, renouvellent frĂ©quemment la forme de leurs produits, et notamment la couture, la fourrure, la lingerie, la broderie, la mode, la chaussure, la ganterie, la maroquinerie, la fabrique de tissus de haute nouveautĂ© ou spĂ©ciaux Ă la haute couture, les productions des paruriers et des bottiers et les fabriques de tissus d'ameublement.
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