Exclude la SPP adoubĂ©e par Freud, il clame pourtant son orthodoxie thĂ©orique et orchestre un retour au pĂšre de la psychanalyse. En 1953, il prononce le « Discours de Rome », qui Ă©claire le En2004, l’INSERM a produit un Ă©pais rapport dĂ©montrant l’inefficacitĂ© thĂ©rapeutique de la psychanalyse pour la majoritĂ© de troubles mentaux (PsychothĂ©rapie. Trois LepĂšre, plus clĂ©ment, de la Horde primitive n'en est pas rĂ©compensĂ© pour autant, puisqu'il fait les frais d'un indigeste banquet. Parlant de "Totem et Tabou", il faudrait aussi mentionner "MoĂŻse et le monothĂ©isme", et rappeler l'article de J.M. Gauthier : "Du Totem au MoĂŻse, Freud entre pair et patriarche". L'auteur y relĂšve les difficultĂ©s et l'ambivalence de Freud Ă  Pourcela, vous ne disposez que des dĂ©finitions de chaque mot. Certaines lettres peuvent parfois ĂȘtre prĂ©sentes pour le mot Ă  deviner. Sur Astuces-Jeux, nous vous proposons de dĂ©couvrir la solution complĂšte de Codycross. 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Quelques considĂ©rations spĂ©cifiques sur la psychanalyse dans ses relations avec le divin » ou plus trivialement avec la morale chrĂ©tienne La psychanalyse, art extrĂȘmement dĂ©licat, puisqu’il vise Ă  modifier la personnalitĂ© humaine dans ses relations morales avec autrui famille, milieu culturel et sociĂ©tĂ©, doit ĂȘtre rĂ©servĂ©e Ă  une Ă©lite de praticiens » ConsidĂ©rations gĂ©nĂ©rales sur la psychanalyse Les stades de dĂ©veloppement libidinal/ Fonctions de Complexe d’OedipeDans l'Ă©volution de l'activitĂ© libidinale la psychanalyse, distingue des pĂ©riodes ou stades de Le stade oral Premier stade de l'Ă©volution libidinale, le plaisir sexuel est alors liĂ© de façon prĂ©dominante Ă  1'excitation de la cavitĂ© buccale et des lĂšvres. L'activitĂ© de nutrition fournit les significations Ă©lectives par lesquelles s'exprime et s'organise la relation d'objet, par exemple la relation d'amour Ă  la mĂšre sera marquĂ©e par les significations manger, ĂȘtre Le stade sadique anal DeuxiĂšme stade de l'Ă©volution libidinale, qu’on peut approximativement situer entre deux et quatre ans ; il est caractĂ©risĂ© par une organisation de la libido sous le primat de la zone Ă©rogĂšne anale; la relation d'objet est imprĂ©gnĂ©e de significations liĂ©es Ă  la fonction de dĂ©fĂ©cation expulsion rĂ©tention et Ă  la valeur symbolique des fĂšces. On y voit s'affirmer le sado-masochisme en relation avec le dĂ©veloppement de la maĂźtrise Le stade phalliqueStade d'organisation infantile de la libido venant aprĂšs le stade oral et anal et caractĂ©risĂ© par une unification des pulsions partielles sous le primat des organes gĂ©nitaux ; mais 1'enfant, garçon ou fille, ne connaĂźt Ă  ce stade qu'un seul organe gĂ©nital, l'organe mĂąle, et l'opposition des sexes est Ă©quivalente Ă  l'opposition phallique, chĂątrĂ©. Le stade phallique correspond au moment culminant et au dĂ©clin du complexe d'Oedipe; le complexe de castration y est Le stade gĂ©nital Stade du dĂ©veloppement psycho sexuel caractĂ©risĂ© par 1'organisation des pulsions partielles sous le primat des zones gĂ©nitales ; il comporte deux temps sĂ©parĂ©s par la pĂ©riode de latence ; la phase phallique et l'organisation gĂ©nitale proprement dite qui s'institue Ă  la pubertĂ©. 19 Pour Hesnard l’intĂ©rĂȘt sexuel socialisĂ© fait naĂźtre le dĂ©sir du but sexuel adulte, l’acte sexuel pĂ©nĂ©tration active chez l’homme, passive chez la femme, et de l’objet sexuel adulte, le partenaire du sexe opposĂ©La mĂšre, par la nourriture, le sein qu’elle donne Ă  l’enfant, par les soins qu’elle lui prodigue, par l’amour qu’elle lui manifeste, Ă©veille l’enfant au dĂ©sir, et sera toujours l’objet idĂ©alisĂ© dans tous les choix d’objets, le paradis perdu Ă  jamais, parce que dĂ©sir auquel il faut le garçon, le dĂ©sir est Ă  son apogĂ©e dans le dĂ©sir de l’inceste, dĂ©sir impossible, dĂ©sir qui doit ĂȘtre judicieusement contrecarrĂ© par le pĂšre, qui doit signifier Ă  son fils, parfois rappeler Ă  sa femme, dans la mesure oĂč l’enfant est pour elle un objet sexuel exclusif, le nĂ©cessaire interdit de l’incestePour la psychanalyse, le complexe d'Oedipe joue donc un rĂŽle fondamental dans la structuration de la personnalitĂ© et dans 1'orientation du dĂ©sir humain. Chez les garçons le dĂ©sir est Ă  son apogĂ©e dans le dĂ©sir de 1'inceste, dĂ©sir qui doit ĂȘtre contrecarrĂ© par le pĂšre. Le complexe d'Oedipe du garçon sombre sous 1'effet du complexe de castration qui introduit le garçon dans la reconnaissance de la Loi du chez le garçon la menace de la castration est dĂ©terminante, le complexe de castration prise de conscience du manque de pĂ©nis introduit 1'Oedipe chez la fille qui dĂ©sire avoir le pĂ©nis du pĂšre. La femme adulte et normale » doit renoncer Ă  1'envie du pĂ©nis et accepter d'ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ©e par le pĂ©nis de 1'autre sexe. 20Pour Freud, l’envie du pĂ©nis chez la femme ou le comportement de protestation masculine Freud fait allusion aux mouvements fĂ©ministes est une nĂ©vrose en gĂ©nĂ©ral. Avoir un enfant de quelqu’un d’autre que son pĂšre, est pour la psychanalyse, la rĂ©alisation substitutive du dĂ©sir de la femme d’avoir un Freud "Une premiĂšre opposition apparaĂźt avec le choix d'objet qui, en effet, prĂ©suppose sujet et objet. Au stade de l'organisation prĂ©gĂ©nitale sadique anale il n'est pas encore question de masculin et de fĂ©minin, l'opposition entre actif et passif est celle qui domine. Au stade suivant, celui de 1'organisation gĂ©nitale infantile, il y a bien un masculin mais pas de fĂ©minin; 1'opposition s'Ă©nonce ici organe gĂ©nital masculin ou chĂątrĂ©. C'est seulement quand le dĂ©veloppement, Ă  1'Ă©poque de la pubertĂ©, s'achĂšve, que la polaritĂ© sexuelle coĂŻncide avec masculin et fĂ©minin. Le masculin rassemble le sujet, 1'activitĂ© et la possession du pĂ©nis ; la fĂ©minitĂ© perpĂ©tue 1'objet et la passivitĂ©. Le vagin prend maintenant valeur comme logis du pĂ©nis, il recueille 1'hĂ©ritage du sein maternel."Pour la psychanalyse, parents et Ă©ducateurs doivent imposer Ă  l'enfant les "frustrations nĂ©cessaires" qui Ă©tablissent chez le sujet un Ă©quilibre entre le "principe du plaisir" et le "principe de rĂ©alitĂ©". Pour la psychanalyse le vrai plaisir est la rĂ©solution efficace et adaptĂ©e des tensions provoquĂ©es par le "manque", c'est le "repos du guerrier" .L'enfant doit apprendre que tout se "paye", que tout se "conquiert" par le travail et le renoncement aux plaisirs immĂ©diats...Pour Freud"Cette incapacitĂ© de la pulsion sexuelle Ă  se procurer la satisfaction complĂšte, dĂšs qu'elle est soumise aux premiĂšres exigences de la civilisation, devient la source des oeuvres culturelles les plus grandioses qui sont accomplies par une sublimation toujours plus poussĂ©e de ses composantes pulsionnelles. Quel motif les hommes auraient-ils pour utiliser autrement les forces d'impulsion sexuelles si elles pouvaient se procurer, par une rĂ©partition quelconque, une satisfaction donnant un plaisir complet? Ils ne se dĂ©tacheraient plus jamais de ce plaisir et n'accompliraient plus aucun progrĂšs...Puisque le pĂ©nis - pour suivre Ferenczi - doit son investissement narcissique extraordinairement Ă©levĂ© Ă  la signification organique qu'il a pour la continuation de l'espĂšce, on peut considĂ©rer que la catastrophe que subit le complexe d'Oedipe dĂ©tournement de l'inceste et instauration d’une conscience morale comme une victoire de la race sur l'individu."Pour la normalitĂ© et l’équilibre psychique de l’enfant et de l’adulte de demain, les parents doivent ĂȘtre Ă  la fois objet dĂ©sirable mais aussi savoir imposer la Loi du PĂšre, tenir le dĂ©sir de l’enfant Ă  distance pour Ă©viter les fixations incestueuses, mais en mĂȘme temps Ă©veiller l’enfant au dĂ©sir Pour Freud L’affection de l’enfant pour ses parents laisse les impression s les plus profondes peut-ĂȘtre, qui renouvelĂ©es pendant la pubertĂ© commanderont la direction du choix des objets
 Les querelles des parents entre eux, un mariage malheureux, entraĂźnent comme suite de lourdes prĂ©dispositions Ă  des troubles du dĂ©veloppement sexuel ou Ă  des nĂ©vroses chez leurs enfants. » 21Les parents doivent donc imposer Ă  l’enfant les frustrations nĂ©cessaires, ni trop, ni trop peu pour que l’enfant aboutisse Ă  un certain renoncement aux instincts pour qu’advienne, selon la psychanalyse, le nĂ©cessaire Ă©quilibre entre le principe de plaisir et le principe de rĂ©alitĂ©. Le vrai plaisir ne peut ĂȘtre, pour un adulte normal et civilisĂ©, que la rĂ©solution efficace et adaptĂ©e, admise par la culture » des tensions provoquĂ©es par le manque », les frustrations et renoncements qui s’imposent quotidiennement. Le plaisir de l’homme civilisĂ© la fin d’une tension, la rĂ©compense d’un effort, le repos du guerrier ».L’enfant doit apprendre que rien n’est donnĂ© gratuitement, que tout se paye », que les bienfaits de la civilisation sont le rĂ©sultat d’un travail pas toujours marrant, d’un dur labeur. La seule recherche du plaisir, la satisfaction immĂ©diate et totale des pulsions signifierait le retour Ă  l’ancienne loi de la jungle » des dĂ©buts de l’humanitĂ©, le retour Ă  la barbarie de l’homme primitif »De ce fait La psychanalyse, art extrĂȘmement dĂ©licat, puisqu’il vise Ă  modifier la personnalitĂ© humaine dans ses relations morales avec autrui famille, milieu culturel et sociĂ©tĂ©, doit ĂȘtre rĂ©servĂ©e Ă  une Ă©lite de praticiens » MĂȘme si certains psychanalystes se dĂ©marquent d'un psychologisme simpliste, s'ils s'interrogent sur la finalitĂ© de la psychanalyse, ils reviennent toujours sur la nĂ©cessitĂ© de faire face Ă  la Serge Leclaire"Assumer la castration c'est, sinon regarder la rĂ©alitĂ© en face tout au moins tenir compte de 1'impossible mesure de la jouissance....La dĂ©marche psychanalytique tend Ă  travers le dĂ©chiffrement du rĂ©seau oedipien Ă  conduire celui qui s'y engage Ă  faire face Ă  la castration, c'est Ă  dire considĂ©rer le manque sans s'en dĂ©tourner aussitĂŽt. Le concept de castration dĂ©signe l'opĂ©ration par laquelle le manque rĂ©el, irrĂ©versible, insupportable et vĂ©ritablement historique s'articule avec le jeu et la rĂšgle des diffĂ©rences... Faire face Ă  la castration, c'est ayant reconnu qu'Ă  l'impossible chacun se trouve tenu, savoir que s'engager dans les voies du possible, consiste Ă  marcher comme il se doit en boitant." 22.Psychanalyse Ă©ducation sexuelle et morale chrĂ©tienneDans les annĂ©es soixante, 1’éducation sexuelle des enfants est devenue une "ardente obligation". Parents "informĂ©s", Ă©ducateurs "avertis", mĂ©decins et psychologues, sont appelĂ©s Ă  prendre en charge, conjointement et de façon continue, ce germe prĂ©cieux et pĂ©rilleux, dangereux et en danger, qu'est le sexe de l'enfant "Devant le danger prĂ©judiciable Ă  1'Ă©panouissement de 1'ĂȘtre humain et de la famille dans sa libertĂ© et sa dignitĂ©, il faut dĂ©velopper rapidement Ă©ducation et information sexuelle pour permettre aux individus d'assumer sainement la promotion Ă  la libertĂ© de procrĂ©ation, sinon 1'ampleur mĂȘme de cette Ă©volution risque de perturber Ă  la fois les individus et la collectivitĂ© qui auraient abandonnĂ© d'anciennes structures sans avoir su prĂ©parer de nouvelles libertĂ©s."Le livre "La vĂ©ritĂ© sur 1 'amour" de Marie-Claude Monchaux, dont nous citons quelques extraits hautement significatifs, nous a paru bien reprĂ©sentatif de 1'orientation de cette Ă©ducation sexuelle moralisante et chrĂ©tienne d'inspiration psychanalytique "La sexualitĂ© est un don magnifique que la vie fait Ă  chacun de nous .C'est aussi un don redoutable si 1 ' on en fait un mauvais usage... La masturbation est un Ă©goĂŻsme et nul bonheur rĂ©el ne peut jamais venir d'un Ă©goĂŻsme..".Si 1'adolescent atteint physiologiquement la maturitĂ© sexuelle il doit se maĂźtriser"La nature fait se chercher les garçons et les filles, et les rend amoureux...C'est un piĂšge...Tous les adolescents qui se lancent dans le flirt doivent savoir que cette attirance physique peut devenir trĂšs forte et les entraĂźner loin, quelques fois plus loin qu'ils n'ont le droit d'aller... Le dĂ©sir physique est un appel impĂ©rieux. Ils ne doivent pas y succomber parce que leur propre bonheur physique est en cause. La premiĂšre responsabilitĂ© consiste pour les adolescents Ă  se garder." La relation sexuelle idĂ©ale est la relation vĂ©cue par un couple adulte "L'amour physique pour atteindre Ă  la plĂ©nitude doit ĂȘtre vĂ©cu par des adultes en pleine possession de leur caractĂšre et de leurs facultĂ©s de tendresse...Autrement il n'est qu'une pauvre satisfaction personnelle coupĂ©e de toute sa richesse la plus grande... Le bonheur suprĂȘme pour le couple est dans et par leur relation la naissance d'un enfant."23Avec Marc Oraison, prĂȘtre et psychanalyste, nous atteignons les "hautes sphĂšres" de la morale chrĂ©tienne et des discours thĂ©ologiques avec lesquels le pape Jean-Paul II et ses Ă©vĂȘques nous gavent encore aujourd'hui "Les problĂšmes sexuels, s'ils ne sont pas bien Ă©clairĂ©s et mis en place, risquent fort de devenir une gĂȘne et parfois un obstacle Ă  une attitude religieuse vraie...Puissance d'amour relationnel et de procrĂ©ation, la sexualitĂ© est, dans la crĂ©ature rationnelle une participation analogique lointaine mais trĂšs directe au mystĂšre de Dieu, "Dieu crĂ©a 1 ' homme Ă  son image, Ă  1 ' image de Dieu il les crĂ©a. Gn 1. 27. Sous cette perspective, la jouissance affective et physique ne peut se concevoir, en valeur, que dans la signification Ă  la fois d'amour personnel et de gĂ©nĂ©ration qu'elle comporte dans le plan de Dieu; autrement elle devient littĂ©ralement monstrueuse, comme un dĂ©sordre vital et une trahison dĂ©gradante. En toute logique chrĂ©tienne, la rĂ©alisation sexuelle ne peut se concevoir comme juste positivement bonne que dans une relation conjugale de deux personnes unies par un couple dĂ©finitif."24}Si dans son ouvrage "L'Avenir d'une Illusion" Freud procĂšde Ă  une critique sans complaisance, comme nous 1'avons vu plus haut, des dogmes de la religion,il ne reste pas moins vrai qu'entre les prĂ©ceptes fondamentaux de la morale chrĂ©tienne et la psychanalyse, qui inscrit la rĂ©pression des dĂ©sirs,la soumission Ă  la Loi du PĂšre, l'acceptation de la "castration" dans son enseignement,et estime que la rĂ©volte est une "vanitĂ©",la rĂ©volution un danger mĂȘme pour 1'humanitĂ©, il y a une Ă©tonnante doute, sous l'influence du christianisme, la soumission Ă  la Loi du PĂšre n'apparaĂźt plus comme une obĂ©issance aveugle et sans une certaine contrepartie, qui est l’amour, la reconnaissance » promis Ă  ceux qui se soumettent, d’ailleurs cette soumission librement consentie s'est inscrite dans nos mentalitĂ©s comme Ă©tant la seule voie d’accĂšs Ă  la libertĂ©. AprĂšs avoir condamnĂ© la psychanalyse, 1'Eglise lui accorde une sympathie critique de bon aloi, confortĂ©e par une certaine convergence des enseignements et des pratiques de la psychanalyseDe fait, bon nombre de psychanalystes ont montrĂ© que les enseignements de la psychanalyse non seulement ne s'opposaient pas Ă  la religion chrĂ©tienne, mais pouvaient apporter un Ă©clairage nouveau dans la lecture de la Sainte exemple, Françoise Dolto, dans son livre"Les Evangiles et la foi au risque de la psychanalyse des Evangiles" fait des commentaires originaux et bien Ă©clairants qui soulignent bien cette proximitĂ© entre la figure, la personnalitĂ© du Christ, et 1'idĂ©al humain tel qu'il est conçu par la psychanalyse. 25 JĂ©sus lui-mĂȘme a Ă©tĂ© jusqu’au bout de son dĂ©sir faire ce que le PĂšre voulait. Il n’a aucune pensĂ©e de vengeance contre ceux qui le torturaient et lui donnaient injustement la mort, il n’a eu ni dĂ©robade ni esquive devant cette mort malgrĂ© les tourments de l’angoisse au Jardin des Oliviers. Son ĂȘtre tout entier volontairement acceptait de servir le dĂ©sir inconnaissable qui, par lui, devait s’accomplir pour sauver tous les humains des angoisses de leur dĂ©sir masquĂ© de l’horreur du pĂ©chĂ©, terrifiĂ© par la mort sommes des ĂȘtres de chair, nous cherchons la satisfaction de notre dĂ©sir, le jouir dans la chair. Mais jamais cette chair et les plaisirs qu’elle nous procure ne nous suffisent ni ne nous comble. JĂ©sus ressuscitĂ© nous enseigne que si nous cherchons en esprit et en vĂ©ritĂ©, en affrontant le doute et son Ă©preuve, si nous dĂ©passons la chair sans en bannir les plaisirs partagĂ©s, sans faire l’économie des risques pour notre corps, par-delĂ  la mort, nous trouverons l’épanouissement de notre dĂ©sir
.AprĂšs la mort, nous nous Ă©veillons donc, comme le dit l’Evangile pour le Christ, Ă  une vie autre. Le spirituel n’étant pas de la consommation charnelle, apportera une joie indicible avec nos mots actuels, car le plaisir dans la jouissance du corps n’est qu’une mĂ©taphore, une analogie. Nous dĂ©couvrirons alors le dĂ©sir de l’esprit effleurĂ©, pressenti seulement dans l’amour de maintenant. Oui, nous pourrons en esprit connaĂźtre la vĂ©ritĂ© de l’amour et, je le crois, une jouissance dont nous n’avons aucune notion avant d’ĂȘtre passĂ© par la delĂ  de notre pĂšre et de notre mĂšre et de tous les autres, jĂ©sus nous appelle Ă  oser ĂȘtre authentique, Ă  tenter d’ĂȘtre sincĂšre en vivant, Ă  son exemple, notre dĂ©sir unique et disponible Ă  chaque instant. Celui qui mange ma chair dit JĂ©sus, vivra. ». C’est, traduit dans le domaine spirituel, la transformation que vit sur le plan affectif chaque humain avec ses parents et ses amis. Le pain partagĂ© et le vin bu ensemble sont tĂ©moins de vie donnĂ©e, celle de JĂ©sus incandescence d’ disait de baptiser, c’est Ă  dire de plonger le monde entier dans un tourbillon d’amour fluide et circula. Il se sentait ĂȘtre ce tourbillon, ardeur de dĂ©sir de communication, passion d’amour crĂ©ateur. »JĂ©sus veut initier chacun Ă  vivre dans l’amour. VoilĂ  la clĂ© de la vie voilĂ  la victoire sur le pĂ©chĂ©, sur le sentiment de culpabilitĂ© nĂ© de l’orgueil des humains qui deviennent dĂ©pressifs aprĂšs l’échec de leurs projets ou de leurs entreprises. L’amour ne remĂąche ni les blessures, ni les Ă©checs, ni les dĂ©sespĂ©rances. L’amour mise et risque sur l’avenir .L’amour espĂšre tout. JĂ©sus nous initie au fait que la mort physique n’est pas un scandale. C’est une nĂ©cessitĂ© 25Dans sa pĂ©nĂ©trante "Histoire de la SexualitĂ©", Michel Foucault montre bien que la psychanalyse participe Ă  la mise en place d'un ordre moral qui se situe dans la perspective chrĂ©tienne du XVIII0 siĂšcle"On se moquera du reproche de pansexualisme qui fut un moment objectĂ© Ă  Freud et Ă  la psychanalyse. Mais ceux qui paraĂźtront aveugles seront moins ceux qui 1 ' on formulĂ© que ceux qui 1 ' on Ă©cartĂ© d’un revers de main, comme s'il traduisait seulement les frayeurs d'une vieille pudibonderie. Car les premiers, aprĂšs tout, ont Ă©tĂ© seulement surpris par un processus qui avait commencĂ© depuis bien longtemps et dont ils n'avaient pas vu qu'il les entourait dĂ©jĂ  de toutes parts ; ils avaient seulement attribuĂ© au mauvais gĂ©nie de Freud ce qui avait Ă©tĂ© prĂ©parĂ© de longue main; ils s'Ă©taient trompĂ©s de date quant Ă  la mise en place dans notre sociĂ©tĂ©, d'un dispositif gĂ©nĂ©ral de sexualitĂ©. Mais les seconds, eux, ont fait erreur sur la nature du processus; ils ont cru que Freud restituait enfin au sexe la part qui lui Ă©tait due et qui lui avait Ă©tĂ© si longtemps contestĂ©e; ils n'ont pas vu que le bon gĂ©nie de Freud l'avait placĂ© en un des points dĂ©cisifs marquĂ©s depuis le XVIII0 siĂšcle par les stratĂ©gies de savoir et de pouvoir; et qu'il relançait ainsi avec une efficacitĂ© admirable, digne des plus grands spirituels et directeurs de 1'Ă©poque classique, 1'injonction sĂ©culaire d'avoir Ă  connaĂźtre le sexe et Ă  le mettre en discours .On Ă©voque souvent les innombrables procĂ©dĂ©s par lesquels le christianisme ancien nous avait fait dĂ©tester le corps; mais songeons un peu a toutes ces ruses par lesquelles, depuis plusieurs siĂšcles, on nous a fait aimer le sexe,par lesquelles on nous a rendu dĂ©sirable de le connaĂźtre, et prĂ©cieux tout ce qui s'en dit; par lesquelles aussi on nous a incitĂ©s Ă  dĂ©ployer toutes nos habiletĂ©s pour le surprendre, et attachĂ©s au devoir d'en extraire la vĂ©ritĂ©;par lesquelles on nous a culpabilisĂ©s de 1'avoir si longtemps mĂ©connu...Ironie de ce dispositif il nous fait croire qu'il y va de notre "libĂ©ration"." 26Le refus de la Loi du PĂšre est un "pĂ©chĂ© contre l'Esprit" pour la religion nous y reviendrons plus loin ; dans nos dĂ©mocraties ce refus » est considĂ©rĂ© comme la manifestation d'un "anarchisme destructif", et pour la psychologie il est, tout simplement, symptĂŽme du dĂ©lirePour Jacques Lacan 27 " C’est dans le nom du pĂšre qu’il nous faut reconnaĂźtre de la fonction symbolique qui, depuis l’orĂ©e des temps historiques, identifie sa personne Ă  la loi ».Lacan reconnaĂźt bien volontiers que la place essentielle qu’occupe le Nom du PĂšre vient bien de la religion L’attribution de la procrĂ©ation au pĂšre ne peut ĂȘtre que l’effet du pur signifiant, d’une reconnaissance non pas du pĂšre rĂ©el, mais de ce que la religion nous a appris Ă  invoque comme le le Nom du PĂšre » La religion chrĂ©tienne qui lui attribue la fonction de procrĂ©ation, l’enfantement de la Vierge Marie est bien l’Ɠuvre de L’Esprit Saint, et la place qu’a pu prendre la Vierge Marie au dĂ©but du 20iĂšme corrobore bien ce constat » Ă©tablit par Lacan, qui reconnaĂźt bien cette convergence de la vraie religion » c’est Ă  dire du Christianisme avec la psychanalyse, et il ne souhaite pas moins une nĂ©cessaire » Ă©mancipation de la psychanalyse Ă  l’endroit de la religion qu’il Ă©pingle de bien belle maniĂšre Ă  la fin des Ecrits Peut-on espĂ©rer que la religion prenne dans la science un statut un peu plus franc ? Car depuis quelque temps, il est d’étranges philosophes Ă  y donner de leurs rapports la dĂ©finition la plus molle, fonciĂšrement Ă  les tenir pour se dĂ©ployer dans le mĂȘme monde, oĂč la religion dĂšs lors a la position enveloppante Pour nous, sur ce point dĂ©licat, oĂč certains entendraient nous prĂ©venir de la neutralitĂ© analytique, nous faisons prĂ©valoir ce principe que d’ĂȘtre ami de tout le monde ne suffit ps de prĂ©server la place d’oĂč l’on a Ă  opĂ©rer
 L’analyse Ă  partir de sujet de la science conduit Ă  y faire apparaĂźtre les mĂ©canismes que nous connaissons de la nĂ©vrose obsessionnelle. Freud les a aperçus dans une fulgurance qui leur donne une portĂ©e dĂ©passant toute critique traditionnelle. PrĂ©tendre y calibrer la religion, ne saurait ĂȘtre inadĂ©quat 
Disons que le religieux laisse Ă  Dieu la charge de la cause, mais qu’il coupe lĂ  son propre accĂšs Ă  la vĂ©ritĂ©. Aussi est-il amenĂ© Ă  remettre Ă  Dieu la cause de son dĂ©sir, ce qui est proprement l’objet su sacrifice. Sa demande est soumise au dĂ©sir supposĂ© d’un Dieu qu’il faut sĂ©duire. Le jeu de l’amour entre par lĂ . Le religieux installe la vĂ©ritĂ© en un statut de culpabilitĂ©. Il en rĂ©sulte une mĂ©fiance Ă  l’endroit du savoir, d’autant plus sensible dans les PĂšres de l’Eglise, qu’ils se montrent plus dominants en matiĂšre de raison. La vĂ©ritĂ© y est renvoyĂ©e Ă  ce qu’on appelle des fins eschatologiques
 d’oĂč le relent d’obscurantisme qui s’en reporte Ă  tout usage scientifique de la voir la situation actuelle Ă  travers ces derniĂšres rĂ©flexions nous en sommes bien loin, et certaines craintes exprimĂ©es sur un Ă©ventuel consensus mou entre la religion et la pour Françoise Dolto La mort du Christ sur la croix qui a pour corollaire sa rĂ©surrection est exemplaire parce qu'elle est accomplissement de l'ĂȘtre, Ă©panouissement du dĂ©sir. Le dĂ©sir ne peut se rĂ©aliser que dans l'accomplissement de la VolontĂ© du PĂšre " JĂ©sus a Ă©tĂ© jusqu'au bout de son dĂ©sir faire ce que le PĂšre voulait.». Mais il se pourrait bien que Jacques Lacan se renfrogne dans sa tombe, en lisant le dernier ouvrage de Françoise Dolto, et lui fasse des reproches assez sarcastiques» sur son idĂ©e que le dĂ©sir ne puisse se rĂ©aliser pleinement que par l’accomplissement de la volontĂ© du PĂšre, pour la raison, toute simple et d’une flagrante Ă©vidence, qu’il y a un certain hiatus, une contradiction essentielle entre la soumission Ă  la Loi du PĂšre et l’accomplissement du dĂ©sir. Jacques Lacan Ă©crit bien quelque part dans Ecrits quelque chose qui nous paraĂźt essentiel, et pointe les contradictions dans lesquelles, ce grand Monsieur » pouvait se mouvoir avec une certaine reconnaĂźt, certes, que Le dĂ©lire est forclusion du Nom du PĂšre, le Nom du PĂšre soutient la structure du dĂ©sir avec celle de la loi."
 Mais Quand la loi est vraiment lĂ , le dĂ©sir ne tient pas, mais c’est pour la raison que la loi et le dĂ©sir refoulĂ© sont une seule et mĂȘme chose. » En dernier lieu, il nous a paru intĂ©ressant de relever cette rĂ©ponse, hautement significative, Ă  une question posĂ©e par une journaliste, Ruth Grorichard Ă  un Ă©minent psychanalyste, Moustafa Safwan, elle apporte une derniĂšre touche bien savoureuse » aux rapports actuels entre psychanalyse et religionQuestion Freud n’y voyait-il pas une “illusion”, une nĂ©vrose obsessionnelle collective qui Ă  la fois soulage et entretient la culpabilitĂ© inconsciente Ă©prouvĂ©e par chaque individu, coupable selon lui d’avoir dĂ©sirĂ© dans sa petite enfance la mort du pĂšre ? Mais Freud pensait aussi que le progrĂšs de l’esprit scientifique devrait finir par dissiper cette illusion qu’est pour lui la religionRĂ©ponse Oui, mais cette thĂšse est aujourd’hui dĂ©passĂ©e. Le psychanalyste Jacques Lacan pense au contraire que la religion a de l’avenir, parce qu’elle donne sens Ă  un monde de plus en plus soumis au dĂ©chaĂźnement aveugle de la technique. La croyance, inĂ©liminable, est la forme premiĂšre de la pensĂ©e, et, comme l’a montrĂ© LĂ©vi-Strauss, les lois originelles auxquelles sont soumis les ĂȘtres parlants sont les lois du langage. DĂšs la naissance, nous sommes tous inconsciemment assujettis au langage que Lacan appelle le grand Autre. Dans les religions primitives, cet Autre Ă©tait incarnĂ© par l’ancĂȘtre mythique, le totem, les dieux de la citĂ© antique, avant de devenir le Dieu unique des religions monothĂ©istes, rĂ©vĂ©lant sa Loi par l’intermĂ©diaire de ses prophĂštes ». Le symptĂŽme Fluorite sur socle Etymologie, origine, signification, en psychanalyse et en psychopathologie. Le mot ύΌπΌα, en grec, signifie accident », coĂŻncidence » ; il est constituĂ© du prĂ©fixe ύΜ, Sym de sun avec, ensemble » et de Ï€ÎŻÏ€, piptein tomber, survenir, arriver ». Le symptĂŽme est donc, Ă  l’origine, ce qui survient ensemble », ce qui concourt » ou co-incide tomber sur », au sens littĂ©ral du terme. D’oĂč fait qui permet de prĂ©voir, ou qui manifeste un Ă©tat, une Ă©volution, une Ă©motion ». Un symptĂŽme, rencontre », c’est en cela un signe fonctionnel, est un signe clinique qui reprĂ©sente une manifestation d’une maladie, tel qu’exprimĂ© et ressenti par un patient. En gĂ©nĂ©ral, pour une pathologie donnĂ©e, les symptĂŽmes sont multiples, il peut y avoir le symptĂŽme d’un symptĂŽme, et parfois il peut ne pas y avoir de symptĂŽme la maladie est dite dans ce cas asymptomatique. Inversement, un mĂȘme symptĂŽme peut trĂšs souvent ĂȘtre attribuĂ© Ă  diffĂ©rentes maladies on ne peut donc en gĂ©nĂ©ral pas conclure automatiquement qu’un symptĂŽme par exemple, le mal de gorge est dĂ» Ă  une maladie donnĂ©e par exemple, la grippe ; ce serait commettre le sophisme de l’affirmation du consĂ©quent. Le symptĂŽme n’est que l’expression d’un mal ancien qui n’a pu s’exprimer en mots ou en gestes, c’est-Ă -dire en signifiĂ©s exacts. C’est pourquoi la psychologie positive, les TCC, la mĂ©thode CouĂ©, ne sont pas tenables Ă  long terme, en ce qu’elles ne s’occupent que de la forme du symptĂŽme, de son exprimĂ©. Le symptĂŽme correspond, avec la maladie, l’accident, l’angoisse, Ă  l’un des moyens pour l’inconscient d’atteindre son objectif premier signaler Ă  un patient qu’il est temps de faire la personne ĂȘtre elle-mĂȘme coĂŻncider afin de procĂ©der Ă  une intĂ©gration de la personne et de son ressenti. Lorsque l’on veut transmettre Ă  l’autre la forme de son symptĂŽme et, inconsciemment, sa cause, son signifiant, il s’agit de transmettre des Ă©lĂ©ments d’un mĂ©ta-discours dĂ©jĂ  psychopathologique pour une meilleure comprĂ©hension de l’humain, par soi, par l’autre, dans ce qu’il a de plus mystĂ©rieux et grĂące Ă  la mobilisation d’une expĂ©rience Ă©minemment individuelle et singuliĂšre. Ainsi, lorsque l’on souhaite comprendre et interprĂ©ter un symptĂŽme – c’est d’ailleurs pour quoi le travail sur soi est indispensable pour l’accompagnement d’autrui – il s’agit de reprendre ou de poursuivre l’analyse de son propre fonctionnement en se rĂ©fĂ©rant d’abord Ă  soi-mĂȘme, puis Ă  l’autre, en particulier dans la relation. C’est le travail sur soi qui permet de fonctionner de maniĂšre satisfaisante avec l’autre, et, a fortiori, de le comprendre. C’est ce travail, sur les rapprochements possibles entre les Ă©lĂ©ments de psychopathologie repĂ©rables et les situations rencontrĂ©es, qui implique que l’on doive partir des formes marquĂ©es, pures » formes pathologiques, pour en comprendre les formes attĂ©nuĂ©es, ordinaires, normales ». En chacun de nous existent ces tendances, il faut en Ă©tudier les formes caractĂ©risĂ©es pour comprendre la place des potentialitĂ©s psychopathologiques et les formes qu’elles prennent dans la rĂ©alitĂ© de l’expĂ©rience et du partage. Il s’agit tout naturellement d’approfondir sa propre sensibilitĂ©, sa proximitĂ© avec son propre inconscient pour apprendre Ă  rĂ©flĂ©chir en fonction de ce que les notions rencontrĂ©es inspirent. Nous devons aussi mobiliser ce que l’on a en soi d’intuition, de culture, particuliĂšrement de culture littĂ©raire et artistique. Nous pouvons nous rĂ©fĂ©rer ici au roman, Ă  la poĂ©sie, et, quelquefois, Ă  l’essai, dĂšs lors qu’il emploie les mots justes, ainsi qu’à la peinture et Ă  la sculpture. Nous sommes amenĂ©s Ă  faire des liens entre notre rĂŽle et la psychopathologie, dĂ©ontologiques et Ă©thiques en particulier. Il est nĂ©cessaire de considĂ©rer la psychopathologie et la psychanalyse sous ses formes abouties nĂ©vroses, psychoses, pathologies narcissiques pour en observer les formes attĂ©nuĂ©es comportements, troubles, types, crises afin de les reconnaĂźtre re-co-naĂźtre en soi et en l’autre. Notons, pour les orientations professionnelles des uns et des autres, que les stratĂ©gies psychothĂ©rapeutiques sont fondamentalement diffĂ©rentes des stratĂ©gies d’accompagnement, et que si l’on peut se rĂ©fĂ©rer sans crainte Ă  la thĂ©orie et Ă  des lieux communs, Ă  l’observation de bon sens, en favorisant son implication personnelle, sa pensĂ©e libre, ses liaisons, sa flexibilitĂ©, son autonomie, son adaptation, il faut toujours avoir la distanciation nĂ©cessaire Ă  son propre mĂ©tier afin de ne pas abĂźmer ou ralentir les personnes que l’on accompagne ou dont on prend soin. Pour Freud Ainsi, la peur du cheval chez le petit Hans fait substitution d’un pĂ©ril extĂ©rieur Ă  un danger intĂ©rieur. Un chĂątiment externe ĂȘtre castrĂ© se trouve remplacĂ© par un autre ĂȘtre mordu interne. Il est nĂ©cessaire de rĂ©aliser la diffĂ©renciation entre inhibition et symptĂŽme indice d’un processus morbide. Le symptĂŽme est indice et substitut d’une satisfaction pulsionnelle qui n’a pas eu lieu, un succĂšs du processus de refoulement. Par le processus de refoulement, le plaisir de satisfaction est transformĂ© en dĂ©plaisir et le dĂ©plaisir est le rĂ©sultat d’une satisfaction pulsionnelle. Le Moi tente de supprimer le caractĂšre Ă©tranger et isolĂ© du symptĂŽme en utilisant toutes les possibilitĂ©s de le lier Ă  lui-mĂȘme et par de tels liens de l’incorporer Ă  son organisation. De tels efforts influencent l’acte de formation du symptĂŽme. Nous pouvons prendre l’exemple du symptĂŽme hystĂ©rique thĂ©atro-corporel transparent en tant que compromis entre le besoin de satisfaction et celui de punition, devant tĂ©moin. En tant qu’accomplissements d’une exigence du surmoi, un tel symptĂŽme a part au moi, et indique une position du refoulĂ© en mĂȘme temps qu’un lieu d’irruption de ce refoulĂ© dans l’organisation du moi. Freud nomme ces symptĂŽmes des postes frontiĂšres Ă  occupation mixte ». L’existence du symptĂŽme peut empĂȘcher l’apaisement d’une exigence du Surmoi ou le rejet d’une revendication du monde extĂ©rieur. Les symptĂŽmes de l’hystĂ©rie de conversion, paralysie, contracture ou dĂ©charge motrice, douleur, hallucination, sont des processus d’investissement. Ils remplacent un cours d’excitation perturbĂ©. La douleur fut prĂ©sente dans la situation oĂč survint le refoulement ; l’hallucination fut jadis perception, la paralysie fut dĂ©fense contre une action qui fut inhibĂ©e, la contracture est dĂ©placement pour une innervation musculaire dont on avait eu jadis l’intention Ă  un autre endroit, l’accĂšs convulsif est l’expression d’une Ă©ruption d’affect qui s’est soustraite au contrĂŽle normal du moi, etc. Les questions Ă  se poser sont alors de savoir ce que le symptĂŽme, sa forme et son expression, le lieu qu’il concerne, reprĂ©sentent, Ă©ventuellement de façon associative. Les symptĂŽmes de la nĂ©vrose de contrainte sont ou bien des interdictions, des mesures de prĂ©caution, des pĂ©nitences, ou bien des satisfactions substitutives, sous un dĂ©guisement symbolique. Ils reprĂ©sentent une dĂ©fense contre les revendications libidinales du complexe d’ƒdipe. Quand le moi commence ses efforts de dĂ©fense, il obtient comme succĂšs que l’organisation gĂ©nitale soit ramenĂ©e au stade antĂ©rieur sadique-anal. La formation de symptĂŽmes dans la nĂ©vrose de contrainte tend Ă  accorder toujours plus d’espace Ă  la satisfaction substitutive. Les symptĂŽmes comme restrictions du Moi deviennent des satisfactions, souvent en un piĂštre compromis. Un Moi restreint Ă  l’extrĂȘme » est rĂ©duit Ă  chercher ses satisfactions dans les symptĂŽmes. Le dĂ©placement du rapport de force en faveur de la satisfaction peut conduire Ă  la paralysie de la volontĂ© du Moi. Le conflit entre Ça et Surmoi englobe toutes les tentatives du moi pour se sortir de ce conflit. Les symptĂŽmes lient l’énergie psychique, en lui Ă©vitant l’angoisse. L’inhibition que le moi s’impose pour Ă©viter l’angoisse peut ĂȘtre appelĂ©e symptĂŽme. Fonction du symptĂŽme Dans Introduction Ă  la psychanalyse, Freud compare le symptĂŽme et la structure du rĂȘve. Selon lui, le symptĂŽme est un dĂ©sir rĂ©alisĂ© symptĂŽme qui reproduit d’une maniĂšre ou d’une autre cette satisfaction de la premiĂšre enfance, satisfaction dĂ©formĂ©e par la censure qui naĂźt du conflit. » Lacan reprend la thĂšse freudienne et dit que, comme le langage, il est analysable. Le symptĂŽme est structurĂ© par le processus mĂ©taphorique du langage, il est une formation de l’inconscient comme le rĂȘve, le mot d’esprit, le lapsus
 » Dans lituraterre » il revient sur le symptĂŽme mĂ©taphore et y adjoint la notion de symptĂŽme jouissance. Plus tard encore, il dĂ©finit le symptĂŽme comme lettre Ă  la jonction du symbolique et de la jouissance. La lettre, comme le symptĂŽme, est le rĂ©sultat d’un signifiant refoulĂ© qui fait retour partiellement et revient avec sa charge de jouissance. Si, dans un premier temps, le symptĂŽme apparaĂźt comme Ă©tant un matĂ©riel qui attend d’ĂȘtre dĂ©chiffrĂ©, il sera rapidement repĂ©rĂ© par Freud comme Ă©tant la manifestation d’une satisfaction substitutive rĂ©pondant Ă  un dĂ©faut de jouissance ». Le symptĂŽme est une souffrance qui, d’une certaine maniĂšre, satisfait. Il y a dans le symptĂŽme quelque chose de nouĂ©, qui rend difficile le traitement du symptĂŽme, car le sujet, quoi qu’il en dise, y tient en tant que modalitĂ© existentielle d’un conflit. C’est ce paradoxe, cette aporie que reprĂ©sente le symptĂŽme. PlutĂŽt que de gloser sur le paradoxe, je voudrais reprendre cette idĂ©e de Freud selon laquelle le symptĂŽme est tout d’abord une formation de compromis, puisque dans cette formation particuliĂšre qu’est le symptĂŽme, se satisfont Ă  la fois, en un mĂȘme compromis, le dĂ©sir inconscient et les dĂ©fenses contre ce dĂ©sir. Selon l’étude du mĂ©canisme de la nĂ©vrose obsessionnelle, Freud constate que les symptĂŽmes portent en eux-mĂȘmes la trace du conflit dĂ©fensif dont ils sont le fruit. Dans les reprĂ©sentations obsĂ©dantes, le souvenir refoulĂ© est dĂ©formĂ© et prend la forme de formations de compromis entre les reprĂ©sentations refoulĂ©es et refoulantes ». DĂšs lors, le compromis sera au cƓur de toute production de l’inconscient, de tout rĂȘve, de tout symptĂŽme. Ainsi, un symptĂŽme nĂ©vrotique est le rĂ©sultat d’un conflit ». Deux forces sĂ©parĂ©es le dĂ©sir, son refoulement se rĂ©concilient dans le symptĂŽme. C’est d’ailleurs ce qui explique la capacitĂ© de rĂ©sistance du symptĂŽme il est maintenu de deux cĂŽtĂ©s ». Y a-t-il une diffĂ©rence entre la formation de compromis et la formation du symptĂŽme ? Freud assimile d’abord la formation de symptĂŽme au retour du refoulĂ©. Cependant, il en fait deux processus distincts, les facteurs qui donnent au symptĂŽme sa forme Ă©tant indĂ©pendants des facteurs qui donnent son caractĂšre Ă  la dĂ©fense. En rĂ©alitĂ©, le symptĂŽme et la dĂ©fense ne correspondent pas Ă  la mĂȘme opĂ©ration. La formation de symptĂŽme correspond, prend non seulement la forme de formations de compromis, mais Ă©galement celle de formations rĂ©actionnelles ainsi que de formations substitutives. Formation rĂ©actionnelle Une formation rĂ©actionnelle correspond Ă  une attitude psychologique telle que celle-ci est l’opposĂ© du dĂ©sir refoulĂ©. Par exemple la pudeur comme expression d’une pulsion exhibitionniste. C’est un contre-investissement d’un Ă©lĂ©ment conscient inverse Ă  l’investissement inconscient. Ces formations peuvent ĂȘtre localisĂ©es Ă  un comportement ou bien participer d’un caractĂšre gĂ©nĂ©ral de la personnalitĂ©. Cliniquement, une formation rĂ©actionnelle possĂšde la valeur d’un symptĂŽme dans la mesure oĂč elle n’est pas l’objet d’une intentionnalitĂ©. Formation de remplacement », la formation rĂ©actionnelle prend la place d’une reprĂ©sentation pĂ©nible et lui substitue un symptĂŽme primaire de dĂ©fense » ou contre-symptĂŽme » qui sont censĂ©s annuler l’expĂ©rience infantile libre, non censurĂ©e. La reprĂ©sentation et le conflit qu’elle implique sont remplacĂ©s par une vertu morale obsessive. Ainsi, dans la nĂ©vrose obsessionnelle, les formations rĂ©actionnelles sont directement en rapport d’opposition avec la rĂ©alisation du dĂ©sir. Les traits de caractĂšre constituĂ©s, les altĂ©rations du Moi constituent des processus de dĂ©fense consolidĂ©s, ou l’agressivitĂ© d’une rĂ©action s’exprimera par exemple que vis-Ă -vis d’une personne ou d’une situation. Le geste violent de l’hystĂ©rique pour un enfant tranchera ainsi avec la tendresse gĂ©nĂ©rale qu’elle tĂ©moigne habituellement aux enfants
 La propretĂ© exacerbĂ©e tranchera avec les fantasmes d’analité  Dans l’exercice mĂȘme d’une vertu affichĂ©e et de ses actes poussĂ©s dans leurs derniĂšres consĂ©quences, on pourra observer Ă  un moment donnĂ© une pulsion antagoniste, l’extrĂȘme attention Ă©ducative se transformant en pĂ©dophilie
 Le juge obsĂ©dĂ© par l’équitĂ© et la justice pourra devenir de la sorte le sadique se comportant de maniĂšre cruelle avec tel ou tel
 Une part importante du surmoi se constitue en fonction de cette formation rĂ©actionnelle. Formation substitutive Une formation substitutive dĂ©signe des symptĂŽmes ou des formations Ă©quivalentes lapsus, fantasmes, traits d’esprit, actes manquĂ©s
 qui remplacent des contenus inconscients. Cette formation a une double signification. Une signification Ă©conomique, la formation substitutive donne une satisfaction au dĂ©sir inconscient, une signification symbolique, la formation substitutive remplace un contenu inconscient par un autre auquel il est associĂ©. Formation de compromis, formation rĂ©actionnelle et formation substitutive entrent dans la composition du symptĂŽme. En effet, si le symptĂŽme est le produit d’un conflit dĂ©fensif, il est formation de compromis ; si le dĂ©sir cherche dans le symptĂŽme Ă  s’y satisfaire, il est formation de substitution ; si le symptĂŽme est d’abord fruit d’un processus dĂ©fensif, il est formation rĂ©actionnelle. A la suite de Freud, Lacan lie le symptĂŽme Ă  la fonction paternelle et de ses ratĂ©s. Le symptĂŽme est alors le signe de ce ratage », dont l’interprĂ©tation se fait dans le cadre du transfert. On retrouve d’ailleurs cette mise en regard du pĂšre et du symptĂŽme dans la littĂ©rature psychanalytique le pĂšre pervers des premiĂšres hystĂ©riques de Freud, le pĂšre de Hans et sa complaisance, le pĂšre d’Ernst Lanzer et son rapport alĂ©atoire Ă  la parole donnĂ©e, le pĂšre de Dora et son impuissance sexuelle, le pĂšre Ă©ducateur de Schreber, 
 Le symptĂŽme est alors, pour reprendre un mot de Marc Strauss, l’index du dysfonctionnement de la mĂ©taphore paternelle. Du point de vue du soignant, la premiĂšre fonction d’un symptĂŽme c’est de permettre d’établir un diagnostic. Les Ă©motions Les Ă©motions sont la traduction de la nĂ©cessitĂ© de mouvement, c’est-Ă -dire de changement pour une meilleure adaptation. Etym. Ex extĂ©rieur – movere se mouvoir, mettre en mouvement ». Du latin emotionem, de emotum, supin de emovere, Ă©mouvoir. Mouvoir -motion vers l’extĂ©rieur Ă©-. Historiquement, mouvement, trouble d’une population ; mouvement, trouble du corps », perceptible par soi ou par l’extĂ©rieur. Aujourd’hui, trouble de la sensation » Les Ă©motions primaires sont liĂ©es Ă  la survie du corps. Elles stimulent le systĂšme nerveux autonome viscĂ©ral, le systĂšme musculo-squelettique muscles faciaux, posture, le systĂšme endocrinien. Les Ă©motions secondaires sont liĂ©es Ă  l’organisation de la pensĂ©e. La vie – Le dĂ©sir – Le corps Un corps en souffrance, c’est comme une lettre en souffrance. Il n’est pas perdu, il est en attente, dĂ©laissĂ©. Il s’agit de le retrouver, et, pour cela, de le reconsidĂ©rer, avec ce qu’il a vĂ©cu, souffert. RĂ©veiller son droit Ă  l’existence, Ă  la projection vers le lendemain, Ă  s’imposer phallus. Le schĂ©ma corporel. Comme les premiĂšres expĂ©riences, les Ă©preuves de l’esprit se voient sur le corps. La religion et le corps sont intimement liĂ©s, le plus souvent selon le mode de la punition, jusqu’au crime. L’hypocondrie Transformation des reproches Ă  faire aux autres qui n’ont pu ĂȘtre exprimĂ©s, dĂ©coulant de chagrins non pris en compte ou de pulsions agressives, en reproches Ă  soi-mĂȘme puis en plaintes de douleurs, de maladie somatique, le plus souvent touchant au systĂšme digestif. Des choses n’ont pas Ă©tĂ© digĂ©rĂ©es ». Il existe Ă  la fois une plainte et un rejet de l’aide, cette aide qui aurait du ĂȘtre donnĂ©e jadis par des ĂȘtres affectivement liĂ©s Ă  soi. Le reproche est masquĂ© et reste agissant. Il nous faut Ă  prĂ©sent rendre possible son expression, dans ses dimensions historiques, inconscientes et instancielles. Nicolas Koreicho – Avril 2017 – Institut Français de Psychanalyse© 34RL1H3 Copyright Institut Français de Psychanalyse La psychanalyse se base sur les dĂ©couvertes de l’évolution du jeune enfant rĂ©alisĂ©es par Sigmund Freud. Le stade oral Il dĂ©bute dĂ©s les premiers instants de vie et se manifeste par le besoin organique de se nourrir et de tĂ©ter. Le nourrisson dĂ©couvre rapidement que manger lui apporte du plaisir, plaisir qu’il va dĂ©tacher du repas et associer Ă  l’acte de succion, rĂ©pĂ©tĂ© par le biais du pouce ou de la tĂ©tine. L’oralitĂ© se dĂ©finit donc autour de la bouche, des lĂšvres et d’une partie du tube digestif, crĂ©ant ainsi une forte dĂ©pendance Ă  la mĂšre. Une fixation au stade oral peut provoquer une forte dĂ©pendance affective Ă  l’ñge adulte. Le stade anal Entre la premiĂšre et la seconde annĂ©e de vie, le rapport de l’enfant Ă  son environnement Ă©volue il devient autonome, marche, explore de lui-mĂȘme et dĂ©couvre l’usage de ses sphincters anal et urinaire. Il apprend Ă  jouer avec ses orifices lors de l’apprentissage de la propretĂ©, il expĂ©rimente le plaisir de la rĂ©tention et de l’expulsion sur ses ressentis et sur les conduites de la mĂšre qui crĂ©e un plaisir mental en le fĂ©licitant. Ses excrĂ©ments lui confĂšrent Ă©galement le pouvoir de contrarier, de refuser et de salir. La fixation au stade anal explique certaines formes d’agressivitĂ© verbale et physique comme certains comportements trop intĂ©riorisĂ©s. Le stade phallique Il est liĂ© Ă  la dĂ©couverte de l’absence ou de la prĂ©sence du pĂ©nis et se manifeste par le ressenti narcissique l’enfant est fier de son sexe fille et garçon et en retire du pouvoir il peut en effet mettre de l’urine oĂč il le dĂ©sire. Un dĂ©sir de supĂ©rioritĂ© ou de pouvoir chez l’adulte tĂ©moigne donc d’une fixation Ă  ce stade. La gĂ©nitalitĂ© et ses plaisirs associĂ©s Ă©mergent, marquant le dĂ©but du complexe de castration. Le petit garçon craint de perdre son pĂ©nis alors que la petite fille rĂ©alise son absence et ressent alors un sentiment d’infĂ©rioritĂ© qu’elle comblera par la dĂ©couverte de sa possibilitĂ© de faire des enfants. Le dĂ©sir d’enfant, substitut au souhait de possession du pĂ©nis, la conduit Ă  se tourner vers son pĂšre, dĂ©butant ainsi le complexe d’ƒdipe. Le complexe d’ƒdipe En se rapprochant de son pĂšre, la petite fille s’éloigne de sa mĂšre et entre en compĂ©tition avec elle. Ces sentiments de rivalitĂ© entraĂźnent alors une grande culpabilitĂ©. Pour le garçon, la concurrence naĂźt par rapport au pĂšre. Le complexe d’ƒdipe conditionne la structuration de la future vie amoureuse. Un ƒdipe normal’ se manifeste par une attirance envers le parent de sexe opposĂ©, marquant les bases de l’hĂ©tĂ©rosexualitĂ©, un ƒdipe inversé’ se traduit par une attirance pour le parent de mĂȘme sexe, base de l’homosexualitĂ©. Lors de l’analyse, le patient transfert sur le psychanalyste ce qu’il a ressenti Ă  l’égard de sa mĂšre, de son pĂšre ou de personnes proches. Ces ressentis sont positifs et renvoient alors Ă  des Ă©motions d’affection et d’amour ou nĂ©gatifs et se manifestent alors par des sentiments de haine et d’agressivitĂ©. Le transfert permet au patient de revivre ses Ă©motions passĂ©es et Ă  l’analyste de les interprĂ©ter. Les instances mentales Freud complĂšte son Ă©tude de l’inconscient en dĂ©couvrant le Ca, le Moi et le Surmoi. Le Ca correspond aux pulsions inconscientes et non Ă©laborĂ©es. Il dĂ©finit les pulsions de vie, renvoyant Ă  une envie de vivre, de crĂ©er, Ă  la sexualitĂ©, Ă  l’acte de se nourrir ou encore au souhait d’enfants. Elles s’opposent aux pulsions de mort qui renvoient Ă  des envies de destruction et se manifestent par la colĂšre, l’agressivitĂ© ou la haine. Le Moi correspond aux intĂ©rĂȘts gĂ©nĂ©raux de la personne, il gĂšre ses besoins, son rapport Ă  la rĂ©alitĂ©. Il est le siĂšge de la rĂ©flexion. Le Surmoi est le lieu psychique des rĂšgles morales, Ă©ducatives et sociales, c’est lui qui commande au sujet car il juge et censure le Moi, telle la justice dans la sociĂ©tĂ©. Les mĂ©canismes de dĂ©fense Leur rĂŽle est de maintenir l’équilibre de fonctionnement du Moi en Ă©vitant les remises en question trop intenses. On distingue le refoulement, la projection, la rĂ©gression, l’isolation ou encore la sublimation. Le refoulement consiste Ă  faire sortir’ de la conscience le vĂ©cu problĂ©matique en le plaçant dans l’inconscient. Le refoulement primaire correspond au premier Ă©vĂšnement refoulĂ©, le refoulement secondaire Ă  l’ensemble des Ă©lĂ©ments proches de l’évĂšnement, eux aussi refoulĂ©s. Certaines pulsions de vie ou de mort sont difficiles Ă  vivre et causent des ressentis nĂ©gatifs tels que la culpabilitĂ©, la honte, l’envie de meurtre etc
 Elles sont alors rĂ©primĂ©es car jugĂ©es contraires Ă  la morale par le Surmoi et refoulĂ©es dans l’inconscient. La sublimation est le mĂ©canisme de dĂ©fense le plus Ă©laborĂ© et le plus positif. Elle renvoie Ă  l’utilisation de l’énergie vitale dans la rĂ©alisation, elle permet notamment la crĂ©ation artistique, la rĂ©flexion intellectuelle par l’accĂšs Ă  la conceptualisation et Ă  la symbolisation ou encore la reproduction canalisation de l’énergie vitale sexuelle. Sigmund Freud, le pĂšre de la et psychiatre autrichien d’origine juive, Sigmund Freud est le pĂšre de la psychanalyse. Ses thĂ©ories ont souvent Ă©tĂ© controversĂ©es, mais Freud est sans aucun doute l’un des scientifiques qui aura le plus influencĂ© la pensĂ©e de son jeunesseIl grandit en Autriche, Ă  Vienne, oĂč il fera des Ă©tudes universitaires brillantes, mais probablement pas en accord avec ses propres attentes. AttirĂ© Ă  une Ă©poque par un engagement politique, il a nourri tout au long de sa vie une ambition forte, mais conservera toujours une certaine distance avec le pouvoir. Le climat social et politique ne lui sera pas vraiment favorable. Il trouvera dans la mĂ©decine et plus particuliĂšrement la micro - chirurgie rĂ©paratrice de la verge, de quoi comprendre une part de son Ă©volution, et la nature des ses futures dĂ©couvertes. Il deviendra en ce domaine un chirurgien reconnu et recherchĂ©, mais il finira par tourner le dos Ă  cette spĂ©cialitĂ© pour se consacrer aux souffrances dĂ©buts dans la psychanalyseEn 1885, Freud obtient une bourse pour se rendre Ă  Paris et suivre un stage Ă  la SalpĂȘtriĂšre auprĂšs du docteur Charcot, neurologue le plus reconnu de l’époque. C’est alors qu'il prĂ©cise ses connaissances sur l’hystĂ©rie, pathologie trĂšs en vogue Ă  l’époque et considĂ©rĂ©e jusqu'alors comme liĂ©e Ă  l'utĂ©rus, et sur les traitements Ă  base d’hypnose. Fort de cette expĂ©rience, il revient Ă  Vienne aprĂšs un passage par Berlin et ouvre son cabinet de consultation. C’est aussi Ă  cette pĂ©riode qu’il se consacre Ă  l’étude d’Anna O, jeune femme hystĂ©rique, en collaboration avec Joseph qu’il pratique la mĂ©decine nerveuse traditionnelle dans son cabinet, Freud dĂ©cide, faute de rĂ©sultats convaincants, de tenter la mĂ©thode de l’hypnose. C’est sur le dĂ©sormais cĂ©lĂšbre cas d’Anna O que Freud concrĂ©tise ses recherches et obtient des rĂ©sultats concluants, publiĂ©s dans les Etudes sur l’hystĂ©rie en 1895. La dĂ©couverte fondamentale est le lien entre les symptĂŽmes de la malade et ses souvenirs refoulĂ©s dont elle n’a pas conscience. En faisant revivre Ă  la patiente ses souvenirs sous hypnose, les symptĂŽmes de la maladie s’attĂ©nuent. C’est ce que Freud appelle la catharsis, c’est-Ă -dire la purification. Toutefois, il doit faire face Ă  l’hostilitĂ© du corps partir du cas d’Anna O, Freud va alors s’engager dans une nouvelle voie et mettre au point la psychanalyse. Sa mĂ©thode prend un nouveau tournant lorsqu’il abandonne l’hypnose pour la libre association, acceptant la demande d’une patiente connue sous le nom d’Elisabeth von R. DĂ©sormais, les patients s’expriment consciemment mais en ne pratiquant pas la censure habituelle dans le langage social et en se laissant guider par ce qui leur vient Ă  l’ affectĂ© par la mort de son pĂšre en 1896, dĂ©cide de pratiquer une auto-analyse et se consacre parallĂšlement Ă  l’interprĂ©tation de ses rĂȘves. En parallĂšle, il fait des recherches sur la sexualitĂ© infantile, ce qui l’éloigne de son ami Joseph concept de transfert, c’est-Ă -dire de report de sentiments infantiles refoulĂ©s sur son entourage, sa thĂ©orie sur le complexe d’ƒdipe ainsi que les phases de la sexualitĂ© chez l’enfant sont thĂ©orisĂ©s dans cette pĂ©riode faste. Avec les publications successives de "De l’interprĂ©tation des rĂȘves" et de "Trois thĂ©ories sur la sexualitĂ©", Freud met ainsi au point une vĂ©ritable thĂ©orie qui lui vaut beaucoup de critiques parmi les mĂ©decins, mais qui aboutit aussi Ă  une vĂ©ritable Ă©cole oĂč l’on retrouve notamment Alfred Adler et Carl principaux conceptsSelon Freud, notre comportement est le rĂ©sultat d’une Ă©quation savamment orchestrĂ©e entre trois instances distinctes Le Ça il s’agit de manifestations somatiques agressives, sexuelles ; aspect instinctif et animal. Si le Ça est inaccessible Ă  la conscience, les symptĂŽmes de maladie psychique et les rĂȘves permettent d’en avoir un aperçu. Le Ça obĂ©it au principe de plaisir et recherche la satisfaction immĂ©diate, c’est une sorte de marmite oĂč bouillonnent tous nos dĂ©sirs Moi il est en grande partie conscient, c'est le reflet de ce que nous sommes en sociĂ©tĂ©. Il cherche Ă  Ă©viter les tensions trop fortes du monde extĂ©rieur, Ă  Ă©viter les souffrances grĂące notamment aux mĂ©canismes de dĂ©fense se trouvant dans la partie inconsciente de cette instance. Le Moi est l’entitĂ© qui rend la vie sociale possible. Il suit le principe de Surmoi il se constitue par diffĂ©renciation du Moi. C’est une modification du Moi par intĂ©riorisation des forces rĂ©pressives que l’individu a rencontrĂ© au cours de son dĂ©veloppement. En cas de conflit avec le Moi, son activitĂ© se manifeste par le dĂ©veloppement des Ă©motions qui se rattachent Ă  la conscience morale, principalement la culpabilitĂ©. Dans certaines nĂ©vroses, ce sentiment peut rendre la vie intolĂ©rable. Le Surmoi se forme, entre autres, par l’identification de l’enfant aux parents idĂ©alisĂ©s, normalement au parent du mĂȘme thĂ©rories sur la sexualitĂ© infantileC'est en psychanalysant des malades adultes que Freud a dĂ©couvert des Ă©vĂ©nements traumatisants ou des difficultĂ©s relationnelles survenues lors des premiĂšres annĂ©es de leur vie. Selon lui, toute la genĂšse de la personnalitĂ© s'explique en fonction du dĂ©veloppement de la pulsion sexuelle, ou libido. Il fit scandale en son temps lorsqu'il parla de "sexualitĂ© infantile", dont voici les diffĂ©rents stades Le stade oral de la naissance Ă  12-18 mois, la zone Ă©rogĂšne privilĂ©giĂ©e du bĂ©bĂ© est la bouche, notamment Ă  travers l'action de l'allaitement. Il prend plaisir Ă  tĂ©ter le sein de sa mĂšre. C'est le plaisir de manger et d'ĂȘtre stade anal l'enfant se focalise entre 18 mois et 3-4 ans sur la rĂ©gion rectale, le plaisir est gĂ©nĂ©rĂ© par le fait de retenir les matiĂšres fĂ©cales rĂ©tention ou de les expulser dĂ©fĂ©cation. C'est aussi Ă  ce moment que l'enfant entre en opposition constante, ce qui a parfois donnĂ© Ă  ce stade le nom de stade stade phallique Pour Freud, la structure de notre personnalitĂ© se crĂ©e par rapport au complexe d’ƒdipe et Ă  la fonction paternelle. Le complexe d’ƒdipe intervient au moment du stade phallique. Cette pĂ©riode se termine par l’association de la recherche du plaisir Ă  une personne extĂ©rieure, la mĂšre. Le pĂšre devient alors rival et l’enfant craint d’ĂȘtre puni de son dĂ©sir de la mĂšre, par la castration par le pĂšre. L’enfant refoule donc ses dĂ©sirs et alimente son Surmoi avec le concept de culpabilitĂ© et de pudeur entre travail sur les rĂȘvesPour Freud, son travail sur les rĂȘves est le plus important de tous. Ce sont des reprĂ©sentations de dĂ©sirs refoulĂ©s dans l’inconscient par la censure interne le Surmoi. Les dĂ©sirs se manifestent dans le rĂȘve de maniĂšre moins rĂ©primĂ©e qu'Ă  l'Ă©tat de veille. Le contenu manifeste du rĂȘve est le rĂ©sultat d'un travail intrapsychique qui vise Ă  masquer le contenu latent, par exemple un dĂ©sir oedipien. En cure de psychanalyse, le travail repose sur l'interprĂ©tation Ă  partir du rĂ©cit du rĂȘve. Les associations du patient sur son rĂȘve permettent de rĂ©vĂ©ler son contenu travail du rĂȘve repose sur quatre procĂ©dĂ©s Le rĂȘve est condensĂ©, car en une seule reprĂ©sentation seront concentrĂ©es plusieurs idĂ©es, plusieurs images, parfois des dĂ©sirs rĂȘve est dĂ©centrĂ©, le dĂ©sir dĂ©formĂ© sera fixĂ© sur un autre objet que celui qu'il vise, ou sur de multiples objets jusqu'Ă  l'Ă©parpillement. Il y a un dĂ©placement de l'accent rĂȘve est une illustration du dĂ©sir en ce qu'il ne l'exprime ni en mots ni en actes, mais en images. Ici joue le symbole la reprĂ©sentation substitutive de l'objet et du but du dĂ©sir est parfois typique et d'usage le rĂȘve est aussi le produit d'une activitĂ© Ă©galement inconsciente, mais s'efforce de lui donner une apparence de vraisemblance, d'organisation, de logique interne. C'est l'Ă©laboration principaux ouvragesLes principaux ouvrages de Freud qui ont marquĂ© leur temps - Cinq leçons sur la psychanalyse 1904, par Sigmund Freud, Yves Le Lay, et Serge JankĂ©lĂ©vitch - Payot 9 juin 2004.-Trois essais sur la thĂ©orie sexuelle 1905, par Sigmund Freud - Gallimard 28 septembre 1989.- NĂ©vrose, psychose et perversion, par Sigmund Freud - Presses Universitaires de France PUF, 12e Ă©d 1 aoĂ»t 1999.- Sur le rĂȘve, par Sigmund Feud - Gallimard 24 octobre 1990. -La naissance de la psychanalyse, par Sigmund Freud - Presses Universitaires de France PUF, janvier 1991. 61 articles 8 mĂ©dias ABRAHAM KARL 1877-1925 Psychanalyste allemand, un des plus fidĂšles et des plus orthodoxes disciples de Freud. NĂ© Ă  BrĂȘme dans une famille juive hansĂ©atique, Karl Abraham reçoit d'abord une formation mĂ©dicale classique. C'est Ă  Zurich, dans la clinique du Burghölzli, fondĂ©e par C. G. Jung, qu'il s'initie Ă  la psychiatrie et Ă  la psychanal [
] Lire la suite ALEXANDER FRANZ 1891-1964 Écrit par Daniel WIDLÖCHER ‱ 471 mots Un des pionniers de la mĂ©decine psychosomatique, et l'un des animateurs du mouvement psychanalytique amĂ©ricain, Franz Alexander, esprit Ă©clectique et non conformiste, Ă©tait d'origine hongroise. Il s'oriente vers la psychanalyse aprĂšs avoir fait des Ă©tudes de physique. Comme plusieurs de ses compatriotes Michael Balint, en particulier, c'est Ă  Berlin q [
] Lire la suite ANZIEU DIDIER 1923-1999 Écrit par Jacques SÉDAT ‱ 695 mots Didier Anzieu est nĂ© le 8 juillet 1923 Ă  Melun en Seine-et-Marne, oĂč ses parents Ă©taient employĂ©s des Postes et TĂ©lĂ©communications ; tous deux d'origine mĂ©ridionale parlaient occitan lorsqu'ils ne voulaient pas ĂȘtre compris de leur fils unique. Sa mĂšre Marguerite, nĂ©e Ă  la suite du dĂ©cĂšs d'une jeune sƓur, Marguerite, brĂ»lĂ©e vive, sera une morte vivante, remplaçant une morte ». DouĂ©e pour l'Ă©crit [
] Lire la suite AUBRY JENNY 1903-1987 Écrit par Élisabeth ROUDINESCO ‱ 383 mots Pionnier de la psychanalyse en France, Jenny Aubry appartenait Ă  une famille de la grande bourgeoisie parisienne. Par sa mĂšre, elle Ă©tait la petite-fille d'Émile Javal, un ophtalmologue dĂ©mocrate, ami de Zola, qui sympathisa avec la Commune de Paris et inventa une mĂ©thode de lecture pour les aveugles. La sƓur de Jenny, Louise Weiss, fut une cĂ©lĂšbre suffragette. PoussĂ©e par sa mĂšre, elle s'oriente [
] Lire la suite BALINT MICHAEL 1896-1970 Écrit par Daniel WIDLÖCHER ‱ 521 mots Psychanalyste, connu surtout aujourd'hui par l'attention qu'il a portĂ©e aux problĂšmes de la relation entre les mĂ©decins et leurs malades, Michael Balint, nĂ© Ă  Budapest, poursuivit des Ă©tudes mĂ©dicales sous la pression de son pĂšre, lui-mĂȘme mĂ©decin, et, parallĂšlement, des Ă©tudes de chimie. C'est en tant que chimiste Ă  l' Farben qu'il travailla Ă  Berlin, en mĂȘme temps qu'il y accomplit sa format [
] Lire la suite BETTELHEIM BRUNO 1903-1990 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 1 064 mots Psychanalyste amĂ©ricain d'origine autrichienne, Bruno Bettelheim fit des Ă©tudes de psychologie et de psychiatrie Ă  l'universitĂ© de Vienne, sa ville natale. Il acquit ensuite une solide formation psychanalytique. D'origine juive, il est dĂ©portĂ©, en 1938, Ă  Dachau puis Ă  Buchenwald, expĂ©rience qui allait inspirer son Ă©tude ultĂ©rieure intitulĂ©e [
] Lire la suite BINSWANGER LUDWIG 1881-1966 Écrit par Charles BALADIER ‱ 1 205 mots NĂ© Ă  Kreuzlingen, dans le canton helvĂ©tique de Thurgovie, tout prĂšs de la ville allemande de Constance, dont il frĂ©quenta le lycĂ©e avant de faire ses Ă©tudes de mĂ©decine Ă  Lausanne, puis Ă  Heidelberg, enfin Ă  Zurich, Ludwig Binswanger allait illustrer la recherche psychiatrique notamment avec sa Daseinanalyse ou analyse existentielle et travailler Ă  fonder celle-ci dans une [
] Lire la suite BION WILFRED R. 1897-1979 Écrit par Émile JALLEY ‱ 4 827 mots La figure de Bion, principal disciple de Melanie Klein, est celle d'un grand penseur du mouvement psychanalytique. Revenant Ă  la source des premiers grands travaux de Sigmund Freud 1895, 1900, 1911, son principal mĂ©rite est d'avoir dĂ©veloppĂ©, selon l'ensemble de leurs consĂ©quences et dans une perspective [
] Lire la suite BREUER JOSEF 1842-1925 Écrit par Catherine CLÉMENT ‱ 441 mots MĂ©decin et physiologiste autrichien, qui travailla avec Freud sur la thĂ©orie des nĂ©vroses. Breuer, avant d'entrer en rapport avec le fondateur de la psychanalyse, Ă©tait dĂ©jĂ  un savant Ă©tabli, jouissant d'une excellente rĂ©putation mĂ©dicale Ă  Vienne. Il s'Ă©tait intĂ©ressĂ©, sous la direction d'Ewald Hering, Ă  la physiologie de la respiration, attachant son [
] Lire la suite CHASSEGUET-SMIRGEL JANINE 1928-2006 Écrit par Universalis ‱ 164 mots Psychanalyste française. NĂ©e dans une famille juive originaire d'Europe centrale, Janine Chasseguet-Smirgel, diplĂŽmĂ©e en sciences politiques et docteur en psychologie, se consacre Ă  la psychanalyse. Membre de la SociĂ©tĂ© psychanalytique de Paris, elle en devient prĂ©sidente 1975-1977, puis est vice-prĂ©sidente de l'Association psychanalytique internationale 1983-1989. RĂ©cusant certains principes [
] Lire la suite CLAVREUL JEAN 1923-2006 Écrit par Jacques SÉDAT ‱ 704 mots Psychiatre et psychanalyste, Jean Clavreul est nĂ© Ă  Alençon le 24 novembre 1923, et dĂ©cĂ©dĂ© au cours d'un voyage en Italie, le 28 octobre 2006. Dans les annĂ©es 1950, il entreprend une analyse avec Lacan et participe Ă  la SociĂ©tĂ© française de psychanalyse Puis il prend une part active Ă  l'École freudienne de Paris fondĂ©e par Lacan en 19 [
] Lire la suite CONFÉRENCES D'INTRODUCTION A LA PSYCHANALYSE S. Freud Écrit par Jacques LE RIDER ‱ 923 mots Les ConfĂ©rences ou Leçons d'introduction Ă  la psychanalyse constituent la mise en forme de deux cycles de cours prĂ©sentĂ©s par Sigmund Freud Ă  l'universitĂ© de Vienne pendant les semestres d'hiver 1915-1916 et 1916-1917. Cette activitĂ© d'enseignement de Freud n'a rien d'exceptionnel depuis son habilitation en neu [
] Lire la suite DEUTSCH HELEN 1884-1982 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 1 181 mots ThĂ©oricienne de la sexualitĂ© fĂ©minine, premiĂšre femme psychanalyste Ă  avoir Ă©tĂ© analysĂ©e par Sigmund Freud, Helen Rosenbach Deutsch est morte Ă  Cambridge, dans le Massachusetts, aux États-Unis, Ă  l'Ăąge de quatre-vingt-dix-sept ans. NĂ©e Ă  Przemysl, dans la partie polonaise de l'Empire austro-hongrois, militante politique tout au long de sa vie, elle lut [
] Lire la suite DEVEREUX GEORGES 1908-1985 Écrit par Tobie NATHAN ‱ 1 236 mots NĂ© Ă  LugĂłs, petite ville de Transylvanie alors hongroise, d'un pĂšre avocat socialiste, homme tranquille et doux, et d'une mĂšre germanophile, Georges Devereux Ă©tait ĂągĂ© de dix ans lorsque, sa rĂ©gion devenant partie intĂ©grante de la Roumanie, il fut obligĂ©, du jour au lendemain, de changer de langue pour ses Ă©tudes. Il ne s'y soumit qu'Ă  contrecƓur et devait refouler totalement, par la suite, la lan [
] Lire la suite DIATKINE RENÉ 1918-1997 Écrit par Florence QUARTIER-FRINGS ‱ 874 mots La vie de RenĂ© Diatkine s'est construite au fil des Ă©vĂ©nements de ce siĂšcle nĂ© en 1918 Ă  Paris, d'une famille juive Ă©migrĂ©e de Russie, il entreprend ses Ă©tudes de mĂ©decine au moment oĂč dĂ©bute la Seconde Guerre mondiale. DĂšs aprĂšs la LibĂ©ration, il s'engage, au sens passionnĂ© et militant du terme, dans une aventure qui consiste Ă  recrĂ©er – et non pas seulement Ă  transformer – l'institution psychi [
] Lire la suite DOLTO FRANÇOISE 1908-1988 Écrit par GĂ©rard GUILLERAULT ‱ 1 382 mots ‱ 1 mĂ©dia Pour tenter de dresser d'emblĂ©e le tableau composite de ce qu'aura Ă©tĂ© le parcours de Françoise Dolto, on pourrait souligner notamment sa rĂ©solution Ă  ĂȘtre mĂ©decin – d'oĂč elle tirera le sens du corps et du cƓur ! –, sa carriĂšre de psychanalyste – sachant donc le rapport du psychisme au langage dans l'Ă©coute transfĂ©rentielle – et l'engagement chrĂ©tien, venant attester de sa sensibilitĂ© Ă  la v [
] Lire la suite DOR JOËL 1946-1999 Écrit par Alain VANIER ‱ 700 mots JoĂ«l Dor fut l'une des figures marquantes du mouvement psychanalytique lacanien. En effet, il incarna un tournant pris dans les annĂ©es 1980 par une nouvelle gĂ©nĂ©ration dans le rapport Ă  l'Ɠuvre de Lacan. La mĂ©fiance comprĂ©hensible Ă  l'Ă©gard du projet d'enseigner la psychanalyse Ă  l'UniversitĂ©, compte tenu du risque de mise en systĂšme de la thĂ©orie analy [
] Lire la suite ERIKSON ERIK HOMBURGER 1902-1994 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 1 239 mots NĂ© le 15 juin 1902 Ă  Francfort-sur-le-Main Allemagne, Erik Erikson s'installe Ă  Vienne en 1927, oĂč il s'occupe des quatre enfants de l'AmĂ©ricaine Dorothy Tiffany Burlingham, qui Ă©tudie la psychanalyse avec Sigmund Freud. Erikson suit les enseignements d'Anna Freud Ă  l'Institut de psychanalyse, s'initie Ă  la mĂ©thode d'enseignement de Maria Montessori, cr [
] Lire la suite FEDERN ERNST 1914-2007 Écrit par Michelle MOREAU-RICAUD ‱ 511 mots NĂ© Ă  Vienne dans une famille de la bourgeoisie juive assimilĂ©e, Ernst Federn Ă©tait le fils du neurologue devenu psychanalyste Paul Federn 1871-1950, lui-mĂȘme fils de mĂ©decin et neveu d'un cĂ©lĂšbre rabbin de Prague. L'un des proches et des plus anciens disciples de Freud, Paul Federn devint son reprĂ©sentant officiel en tant que vice-prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© psychanalytique de Vienne de 1924 Ă  1938. [
] Lire la suite FÉDIDA PIERRE 1934-2002 Écrit par Roland GORI ‱ 1 516 mots Grande figure de la psychanalyse et de l'UniversitĂ© française, Pierre FĂ©dida est un intellectuel internationalement reconnu. Assumant de multiples responsabilitĂ©s Ă©ditoriales, il a notamment fondĂ© et co-dirigĂ© avec Daniel Widlöcher la Revue internationale de psychopathologie et avec Dominique Lecourt la collection des Forum Diderot » FĂ©dida est nĂ© Ă  Lyon le 30 [
] Lire la suite FERENCZI SANDOR 1873-1933 Écrit par Catherine CLÉMENT ‱ 916 mots ‱ 1 mĂ©dia Le plus connu des psychanalystes d'origine hongroise, Sandor Ferenczi eut pour Ă©lĂšves GezĂ  Roheim, le premier ethnologue psychanalyste, et Melanie Klein, la grande thĂ©oricienne de la psychanalyse des enfants ils constituĂšrent ce foyer de l'Ă©cole hongroise aux brandons maintenant dispersĂ©s » dont parle [
] Lire la suite FORNARI FRANCO 1921-1985 Écrit par Claude AMBROISE ‱ 968 mots NĂ© dans un village de l'Italie du Nord – Rivergaro, prĂšs de Plaisance –, Fornari devint neuropsychiatre et acquit sa formation psychanalytique auprĂšs de Cesare Musatti, le pĂšre de la pensĂ©e freudienne Ă  Milan. Mais il Ă©tait Ă©galement imprĂ©gnĂ© de l'Ɠuvre de Melanie Klein et, plus gĂ©nĂ©ralement, des travaux de l'Ă©cole anglaise Bion en particulier.Cet It [
] Lire la suite FOUQUE ANTOINETTE 1936-2014 Écrit par Yannick RIPA ‱ 842 mots ‱ 1 mĂ©dia Le Mouvement de libĂ©ration des femmes a Ă©tĂ© fondĂ© en 1968 par trois femmes Josiane Chanel, Monique Wittig et moi-mĂȘme ». Ainsi se prĂ©sentait Antoinette Fouque en 1993, dans son mĂ©moire pour l’habilitation Ă  la direction de recherches intitulĂ© De la libĂ©ration des femmes Ă  la dĂ©mocratisation. [
] Lire la suite FREUD ANNA 1895-1982 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 1 713 mots ‱ 1 mĂ©dia La fille de Freud, le dernier de ses six enfants, Anna, dĂ©cĂ©dĂ©e le 9 octobre 1982 Ă  Londres, fut la seule, dans la fratrie, Ă  suivre les traces du pĂšre, dont elle Ă©tait la prĂ©fĂ©rĂ©e et dont elle devint le plus fidĂšle disciple. À la mort de Freud, elle se mua en gardienne vigilante de la doctrine, incarnant, pour une partie importante de la communautĂ© analytique – notamment pour les Britanniques et [
] Lire la suite FREUD SIGMUND 1856-1939 Écrit par Jacques LE RIDER, Marthe ROBERT ‱ 16 152 mots ‱ 2 mĂ©dias Sigmund Freud est l'un des savants qui ont le plus marquĂ© la pensĂ©e du xxe siĂšcle. Parti d'une recherche sur l'Ă©tiologie des nĂ©vroses, il a créé une Ɠuvre qui dĂ©borde largement le domaine de la pathologie pour couvrir de nombreux secteurs du savoir, en particulier ceux qu'on groupe aujourd'hui sous le nom de [
] Lire la suite FROMM ERICH 1900-1980 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 1 189 mots NĂ© Ă  Francfort-sur-le-Main, Erich Fromm Ă©tudia la sociologie Ă  Heidelberg, Ă  Francfort et Ă  Munich il s'initia Ă  la psychanalyse Ă  l'universitĂ© de Munich et auprĂšs de l'Institut de psychanalyse de Berlin de 1923 Ă  1925. Il fut analysĂ© par Hanns Sachs. À Be [
] Lire la suite GRANOFF WLADIMIR 1924-2000 Écrit par Hector YANKELEVICH ‱ 763 mots Il ne serait pas exagĂ©rĂ© d'Ă©crire que tant le charme qui Ă©manait de sa personne, le caractĂšre Ă  la fois enveloppant et tranchant de sa parole, que les Ă©vĂ©nements dont il fut l'un des principaux protagonistes ont relĂ©guĂ© au second plan les raisons pour lesquelles Wladimir Granoff doit rester dans l'histoire de la psychanalyse en France comme un grand thĂ© [
] Lire la suite GRODDECK GEORG 1866-1934 Écrit par François GANTHERET ‱ 2 006 mots Parmi les figures les plus marquantes de l'histoire du mouvement psychanalytique, Georg Groddeck tient une place trĂšs particuliĂšre. En contact Ă©pistolaire Ă©troit avec Freud autour des annĂ©es 1920, soutenu par celui-ci contre la rĂ©serve, voire l'hostilitĂ© de la plupart des analystes de l'Ă©poque, il ne peut cependant, mĂȘme s'il rĂ©clamait ce titre, ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un disciple du fondateur de la [
] Lire la suite HARTMANN HEINZ 1894-1970 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 824 mots Fils d'un professeur d'histoire de l'universitĂ© de Vienne, Heinz Hartmann fit ses Ă©tudes de mĂ©decine et travailla sous la direction du pharmacologue Hans Horst Mayer et du sociologue Max Weber. En 1927, alors qu'il Ă©tait en psychanalyse avec Sandor Rado, il publia Die Grundlagen der Psychoanalyse Les Fondements de la [
] Lire la suite HASSOUN JACQUES 1936-1999 Écrit par Jean-François de SAUVERZAC ‱ 732 mots NĂ© en Égypte de parents français, juif athĂ©e, le psychanalyste Jacques Hassoun n'a jamais renoncĂ© Ă  l'hĂ©ritage cosmopolite qui fut le sien ni reniĂ© son passĂ© de militant. EmprisonnĂ© en Égypte lorsqu'il Ă©tait communiste, il fut trotskiste, avant de dĂ©fendre dans sa pratique et ses Ă©crits la libertĂ© du sujet. Polyglotte, grand connaisseur de l'hĂ©breu et de l'arabe, la [
] Lire la suite HORNEY KAREN 1885-1952 Écrit par Yvon BRÈS ‱ 879 mots NĂ©e Ă  Hambourg en 1885 d'un pĂšre d'origine norvĂ©gienne et d'une mĂšre d'origine hollandaise, Karen Danielsen fait ses Ă©tudes de mĂ©decine Ă  Berlin oĂč elle Ă©pouse un avocat d'origine hongroise, Oscar Horney, dont elle divorce en 1937. DĂšs 1910, elle s'intĂ©resse au freudisme et devient bientĂŽt une des figures marquantes de la psychanalyse berlinoise. Elle j [
] Lire la suite IRIGARAY LUCE 1930- Écrit par Marie Beth MADER ‱ 508 mots FĂ©ministe, linguiste, psychanalyste et philosophe française, Luce Irigaray a construit une grande part de son Ɠuvre sur les usages et mĂ©susages de la langue lorsque celle-ci s'emploie Ă  rendre compte du en 1930, en Belgique, Luce Irigaray est prudente sur les dĂ©tails qu'elle rĂ©vĂšle concernant sa vie privĂ©e ou son Ă©ducation ; elle pense en effet que l'establishment universitaire, dominĂ© [
] Lire la suite JONES ERNEST 1879-1958 Écrit par Daniel WIDLÖCHER ‱ 536 mots ‱ 1 mĂ©dia Psychanalyste anglais d'origine galloise, ami et biographe de Freud, Jones, docteur en mĂ©decine en 1901, avait une vocation de neurologue. Il dĂ©couvrit l'Ɠuvre de Freud au cours d'un stage qu'il accomplit Ă  Zurich auprĂšs de E. Bleuler et de C. G. Jung. Ce dernier le prĂ©senta Ă  Freud en 1908 au cours du Ier CongrĂšs de psychanalyse [
] Lire la suite JUNG CARL GUSTAV 1875-1961 Écrit par Étienne PERROT ‱ 5 215 mots ‱ 1 mĂ©dia Jungn'est pas seulement un psychiatre rival de Freud ou son continuateur. Il est avant tout le tĂ©moin d'une rĂ©alisation intĂ©rieure dont sa mĂ©thode psychologique et son Ɠuvre sont les fruits. Cette aventure fait rentrer dans le domaine scientifique l'antique quĂȘte du Graal et l'audacieuse descente aux enfers de Faust. Jung a rencontrĂ© sur son chemin d'adolesc [
] Lire la suite KHAN MASUD 1924-1989 Écrit par Jean-Bertrand PONTALIS ‱ 1 183 mots Un personnage d'abord. De grande allure, Ă©lĂ©gant, beau – toutes choses plutĂŽt rares dans la profession... Prompt dans la rĂ©partie souvent cinglante, ce qui lui valut beaucoup d'ennemis, et pourtant fidĂšle en amitiĂ©. Ne s'en laissant pas conter et prodigieux conteur, lui venu des Indes – du Penjab – pour s'Ă©tablir au Royaume-Uni. Une bibliothĂšque immense ce qui importe, disait-il, est moins d'avo [
] Lire la suite KLEIN MELANIE 1882-1960 Écrit par Jean-Bertrand PONTALIS ‱ 2 226 mots ‱ 1 mĂ©dia On a longtemps localisĂ© les travaux de Melanie Klein dans le domaine de la psychanalyse des enfants, tenue pour une application et une spĂ©cialisation impure » de la psychanalyse proprement dite. C'est seulement depuis quelque temps, surtout en France, que partisans comme dĂ©tracteurs y voient la contribution Ă  la pensĂ©e psychanalytique la plus original [
] Lire la suite LACAN JACQUES 1901-1981 Écrit par Patrick GUYOMARD ‱ 6 797 mots Jacques Lacan a dominĂ© pendant trente ans la psychanalyse en France. Il l'a marquĂ©e de son style ; il y laisse une trace ineffaçable. AimĂ© et haĂŻ, adorĂ© et rejetĂ©, il a suivi sa voie sans s'en Ă©carter, ne laissant personne indiffĂ©rent, s'imposant mĂȘme Ă  ceux qui ne voulaient pas de lui. Pour les psychanalystes, son Ɠuvre et sa pensĂ©e sont incontournable [
] Lire la suite LAFORGUE RENÉ 1894-1962 Écrit par Jacques POSTEL ‱ 586 mots MĂ©decin et psychanalyste français. D'origine alsacienne, RenĂ© Laforgue fait ses Ă©tudes mĂ©dicales Ă  Berlin, mais obtient en France, en 1919, son doctorat pour une thĂšse sur l'affectivitĂ© dans la schizophrĂ©nie ». InstallĂ© d'abord Ă  Grenoble, puis Ă  Paris en 1921, il dĂ©cide de se consacrer Ă  la psychanalyse, ayant lu en allemand les principaux ouvrages d [
] Lire la suite LAGACHE DANIEL 1903-1972 Écrit par Jacques POSTEL ‱ 499 mots Psychiatre et psychanalyste français. Admis Ă  l'École normale supĂ©rieure en 1924, en mĂȘme temps que R. Aron, P. Nizan et Sartre, Daniel Lagache est reçu brillamment Ă  l'agrĂ©gation de philosophie. IntĂ©ressĂ© par la psychopathologie, il commence, sur les conseils de son maĂźtre G. Dumas, des Ă©tudes de mĂ©decine puis de psychiatrie et devient chef de cli [
] Lire la suite LAPLANCHE JEAN 1924-2012 Écrit par Universalis ‱ 781 mots Psychanalyste et universitaire français, Jean Laplanche a consacrĂ© une grande partie de sa vie Ă  la transmission des thĂ©ories psychanalytiques, notamment en dirigeant la publication des ƒuvres complĂštes de Freud aux Presses universitaires de France Son Ɠuvre thĂ©orique revisite certains concepts freudiens thĂ©orie de la sĂ©duction, que le fondateur de la [
] Lire la suite LEBOVICI SERGE 1915-2000 Écrit par Anny COMBRICHON ‱ 909 mots Serge Lebovici, professeur de psychiatrie et psychanalyste, est nĂ© le 15 juin 1915 Ă  Paris et mort le 11 aoĂ»t 2000 Ă  Marvejols LozĂšre. Les Ă©vĂ©nements du xxe siĂšcle ont imprimĂ© Ă  ses engagements institutionnels un sceau conservateur qui lui valut autant de fidĂšles que d' aĂźnĂ© d'une famille d [
] Lire la suite LECLAIRE SERGE 1924-1994 Écrit par Élisabeth ROUDINESCO ‱ 816 mots De son vrai nom Liebschutz, Serge Leclaire est nĂ© Ă  Strasbourg dans une famille juive agnostique, respectueuse des fĂȘtes et des traditions. Durant ses Ă©tudes au lycĂ©e Fustel-de-Coulanges, il rencontre Wladimir Granoff, qui deviendra psychanalyste comme lui. DĂšs les accords de Munich, son pĂšre, fondateur d'une usine de tricotage, quitte l'Alsace avec [
] Lire la suite LEGENDRE PIERRE 1930- Écrit par Christian HERMANSEN ‱ 1 693 mots Au sein d'un monde universitaire français passablement dĂ©boussolĂ©, Ă  tout le moins depuis l'aprĂšs-guerre, l'itinĂ©raire insolite suivi par Pierre Legendre peut intriguer. NĂ© en 1930, il ne s'est trouvĂ© Ă  aucun de ces rendez-vous de Saint-Germain-des-PrĂ©s ou du quartier Latin qui ont vu, en de bruyants duels au fleuret pas toujours mouchetĂ©, s'affronter petits et grands clercs des Ă©coles les plus en [
] Lire la suite LE LIVRE ROUGE C. G. Jung - Fiche de lecture Écrit par Michel CAZENAVE ‱ 1 051 mots ‱ 1 mĂ©dia Voici des dĂ©cennies que le Livre rouge » de Carl Gustav Jung reprĂ©sentait une vĂ©ritable lĂ©gende dans les milieux de la psychologie. Ses hĂ©ritiers ont enfin permis sa publication, en en confiant le soin Ă  Sonu Shamdasani, de l'universitĂ© de Londres, l'un des meilleurs connaisseurs au monde de l'Ɠuvre du p [
] Lire la suite LE MALAISE DANS LA CULTURE, Sigmund Freud - Fiche de lecture Écrit par Michel PLON ‱ 846 mots IntitulĂ© Malaise dans la civilisation lors de sa premiĂšre traduction française en 1934, cet ouvrage fut longtemps considĂ©rĂ© comme appartenant Ă  cette catĂ©gorie des Ɠuvres freudiennes que l'on qualifiait d'anthropologiques non sans quelque mĂ©pris. Jacques Lacan, dans une perspective thĂ©oriqu [
] Lire la suite L'HOMME MOÏSE ET LA RELIGION MONOTHÉISTE, Sigmund Freud - Fiche de lecture Écrit par Brigitte LEMÉRER ‱ 805 mots ‱ 1 mĂ©dia Cet ouvrage de Sigmund Freud fut publiĂ© en 1939 simultanĂ©ment en allemand Ă  Amsterdam sous le titre Der Mann Moses und die monotheistische Religion. Drei Abhandlungen, et Ă  Londres en anglais, traduit par Katherine Jones sous le titre Moses and de l'exil, il paraĂźt quelques mois avant la mort de Freud et s'inscrit dans la suite logique de [
] Lire la suite MAHLER MARGARET 1897-1985 Écrit par Universalis ‱ 1 141 mots Psychanalyste amĂ©ricaine d'origine autrichienne, Margaret Mahler compte parmi les plus grands thĂ©oriciens du dĂ©veloppement du trĂšs jeune enfant. NĂ©e Ă  Sopron actuellement en Hongrie, elle s'installa comme pĂ©diatre Ă  Vienne, oĂč elle poursuivit son analyse avec Helen Deutsch et frĂ©quenta le cercle des disciples et des proches de Freud. Lors de l'Anschl [
] Lire la suite MANNONI MAUD 1923-1998 Écrit par Alain VANIER ‱ 926 mots Ce sont les racines inconscientes de ce racisme [anti-femme] que ce livre a tentĂ© d'Ă©voquer... » ainsi commence la derniĂšre phrase du dernier livre de Maud Mannoni, Elles ne savent pas ce qu'elles disent, paru quelques mois avant sa mort. Elle fait Ă©cho Ă  celle qui, en 1969, termine un rapport rĂ©digĂ© Ă  l'intention des parents de l'Ă©cole de Bonneuil Le problĂšme de la sĂ©g [
] Lire la suite MANNONI OCTAVE 1899-1989 Écrit par François ROUSTANG ‱ 1 265 mots Pour comprendre l'importance et l'originalitĂ© de l'Ɠuvre d'Octave Mannoni, il faut la situer avec son auteur dans la petite histoire de la psychanalyse française. Lorsqu'il commence son analyse avec Jacques Lacan en 1945, ce n'est pas un jeune homme en quĂȘte d'avenir qui se prĂ©sente. Sa formation intellectuelle et personnelle est achevĂ©e. Il a Ă©tĂ© profe [
] Lire la suite MUSATTI CESARE 1897-1989 Écrit par Silvia VEGETTI FINZI ‱ 1 040 mots En dĂ©pit de ses dĂ©nĂ©gations, Cesare Musatti Ă©tait connu comme le pĂšre de la psychanalyse italienne ». Il eĂ»t prĂ©fĂ©rĂ© en ĂȘtre tenu pour le frĂšre jumeau » comme le suggĂšre son livre Mia sorella gemella la psicoanalisi, Rome, 1982, en en laissant la paternitĂ© prestigieuse au Triestin Edoardo We [
] Lire la suite NACHT SACHA 1901-1977 Écrit par RenĂ© MAJOR, Marc NACHT ‱ 765 mots ÉmigrĂ© d'une Roumanie oĂč s'appliquait le numerus clausus frappant les Juifs, Sacha Nacht fut toujours soucieux de faire reconnaĂźtre la psychanalyse par les autoritĂ©s mĂ©dicales et les pouvoirs publics. Il se montra attachĂ© aussi Ă  la reconnaissance par l'Association psychanalytique internationale de l'Institut de psychanalyse de Paris, dont il fut le fondateur et le premier dire [
] Lire la suite PANKOW GISELA 1914-1998 Écrit par Pierre-Paul LACAS ‱ 874 mots La psychiatre et psychanalyste franco-allemande Gisela Pankow est nĂ©e Ă  DĂŒsseldorf en 1914, au sein d'une famille protestante et dĂ©mocrate, qui fut ultĂ©rieurement victime du nazisme. Convertie au catholicisme, elle conservera toujours vivante sa foi, mise au service de la justice et de la dignitĂ© Ă  rendre aux malades mentaux. Docteur en mĂ©decine et neuropsychiatrie en 1939, elle fut l'assistante d [
] Lire la suite PERRIER FRANÇOIS 1922-1990 Écrit par Élisabeth ROUDINESCO ‱ 628 mots Avec François Perrier disparaissait l'un des reprĂ©sentants les plus fameux de la troisiĂšme gĂ©nĂ©ration psychanalytique française celle qui fit l'Ăąge d'or du freudisme dans ce pays en se nourrissant de l'enseignement de Lacan et en donnant Ă  cet enseignement son impulsion Ă  Paris en 1922, François Perrier est le fils d'un journaliste poĂšte qui le laissera orphelin Ă  l'Ăąge de treize ans [
] Lire la suite PUTNAM JAMES JACKSON 1846-1918 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 711 mots Neuropsychiatre de nationalitĂ© amĂ©ricaine, professeur de neurologie Ă  l'Ă©cole de mĂ©decine de l'universitĂ© Harvard et fondateur de l'American Neurological Association, James Jackson Putnam s'intĂ©ressa Ă  l'hypnose et Ă  la psychothĂ©rapie dĂšs 1890. Disciple d'Emerson, donc ouvert Ă  la dimension sociale comme ses anc [
] Lire la suite RANK OTTO 1884-1939 Écrit par Pamela TYTELL ‱ 1 743 mots ‱ 1 mĂ©dia NĂ© Ă  Vienne dans une famille modeste marquĂ©e par la mĂ©sentente et l'alcoolisme, le jeune Rosenfeld prend Ă  dix-sept ans le nom de Rank pour renier ce milieu. DestinĂ© Ă  un travail manuel, il est obligĂ© de prendre, pour des raisons de santĂ©, un emploi de bureau, mais ambitionne de faire une carriĂšre littĂ©raire. Lorsque Freud le rencontre, il travaille dans un atelier de mĂ©canique gĂ©nĂ©rale et prĂ©pare [
] Lire la suite REICH WILHELM 1897-1957 Écrit par Jacquy CHEMOUNI ‱ 2 849 mots Reichest de tous les disciples de Freud celui dont l'Ɠuvre reprĂ©sente la tentative la plus aboutie de relier la psychanalyse au politique. S'il est surtout connu en tant que figure Ă©minente du freudo-marxisme, Reich fut Ă©galement un clinicien et un chercheur qui n'a cessĂ© de remettre en question ses propre [
] Lire la suite REIK THEODOR 1888-1969 Écrit par Catherine CLÉMENT ‱ 516 mots Appartenant Ă  la premiĂšre gĂ©nĂ©ration des psychanalystes qui entouraient Freud, Theodor Reik se caractĂ©risa au sein de ce groupe par le fait qu'il n'Ă©tait pas mĂ©decin. NĂ© en BohĂȘme, il fit des Ă©tudes de littĂ©rature et de psychologie ; en particulier, il rĂ©digea une thĂšse, en 1922 environ, sur La Tentation de saint Antoine de Gustave Flaubert. C'est sur le conseil de Freud lui-mĂȘ [
] Lire la suite RÓHEIM GEZA 1891-1953 Écrit par Roger DADOUN ‱ 1 771 mots En mĂȘme temps qu'il Ă©labore, sur des bases cliniques, sa thĂ©orie psychanalytique, Freud Ă©tend le champ de son investigation Ă  toute la culture, selon le principe formulĂ© dans Totem et Tabou 1912 On retrouve dans le complexe d'ƒdipe les commencements Ă  la fois de la religion, de la morale, de la sociĂ©tĂ© et de l'art. » Ce n'est pas seulement l'Ɠdipe, mais tout l'appareil co [
] Lire la suite SCHOTTE JACQUES 1928-2007 Écrit par Jacques SÉDAT ‱ 760 mots Jacques Schotte a eu le rare mĂ©rite d'ĂȘtre pleinement psychiatre, psychanalyste et philosophe. MĂȘme si toute sa vie professionnelle s'est dĂ©roulĂ©e entre Gand et Louvain, il n'a cessĂ© de parcourir l'Europe et d'autres pays en y multipliant les Ă©changes et les rencontres avec les personnalitĂ©s les plus diverses, tant son champ de curiositĂ© Ă©tait le 26 juin 1928, Jacques Schotte [
] Lire la suite TOROK MARIA 1925-1998 Écrit par Jacques SÉDAT ‱ 733 mots Psychanalyste française, nĂ©e le 10 novembre 1925 Ă  Budapest, dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  New York le 25 mars 1998, Maria Torok suit une formation de psychologue Ă  la Sorbonne au dĂ©but des annĂ©es 1950 ; elle y rencontre Nicolas Abraham 1919-1975, psychanalyste et philosophe marquĂ© par la phĂ©nomĂ©nologie husserlienne, dont elle devient la compagne. Elle est d'abord conseiller psychologique pour les Ă©coles maternelle [
] Lire la suite WINNICOTT DONALD WOODS 1896-1971 Écrit par François GANTHERET ‱ 2 204 mots NĂ© dans le Devon, en Angleterre, Donald W. Winnicott fit des Ă©tudes mĂ©dicales et se spĂ©cialisa en pĂ©diatrie avant d'accĂ©der, en 1923, au poste de mĂ©decin-assistant au Paddington Green Children's Hospital, oĂč il allait exercer pendant quarante ans. Une formation analytique engagĂ©e, dĂšs le dĂ©but des annĂ©es trente, avec James Strachey, puis avec Joan Riviere, le conduisit Ă  prendre rapidement une par [
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en rapport avec le pĂšre de la psychanalyse